Oradea. Région Banat et Crisana

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24 juin 2016.

Oradea était au XIIIéme siècle, un important centre artisanal et commercial et le berceau de nombreux artistes à partir du XVème siècle. Nous arrivons en plein travaux de rénovation à la fois de la chaussée et des bâtiments !

Pourtant la visite vaut le détour. Ne serait-ce que pour la galerie de l’aigle noir, toute couverte d’une belle verrière, toute en courbes et douceur. Elle relie les deux corps du Palais de l’aigle noir, construit entre 1907 et 1909, dans le style art nouveau.

Nous avions jeté notre dévolu sur un village d’artisans : Vadu Crisului. Soit les boutiques étaient fermées, soit les artisans…Bref ! Çà ne vaut pas le détour ! Par la route secondaire, nous voulons rejoindre Sancraiu. Mauvaise idée !

La rivière a emporté une partie de la route ! Nous slalomons entre les trous, roulons en deuxième, sur des blocs de pierres directement issus de la rivière pour aboutir face à un pont sous lequel…Nous ne passerons jamais ! Sa hauteur est de 2,10 mètres et celle de notre véhicule de 3,05. Consternation ! Stupeur ! On ne va quand même pas refaire tous les kilomètres de « gaz » ??? Un Roumain nous vient en aide dans un bon français : « prenez tout de suite à gauche après la voie ferrée. Il y a un petit bout un peu dur mais après c’est tout bon. Çà passe. » çà passe ? Mon œil !!! Nous avons beau chercher le passage, ausculter le terrain, inspecter à pied…Impossible de franchir en toute sécurité les fondrières remplies de boue.

Sur ma carte Michelin, je remarque un passage en rebroussant chemin quelques kilomètres. Je tente une confirmation avec le GPS…Qui reste muet ! Celui-là ! Jamais au boulot quant on en a vraiment besoin ! Quitte à faire demi-tour, nous tentons le coup…Au feeling ! Au pif le plus total ! Et çà marche ! Nous revoici sur la route principale direction Giläu, vers Cluj Napoca.

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Oradea

Huedin. Sancraiu. Cluj Napoca. Nord Transylvanie.

25 juin 2016.

Nous revenons sur nos pas ce matin. Hier, nous étions trop éprouvés par la route et la chaleur pour visiter et n’avions qu’une hâte : trouver un camping et boire une bière.

dsc05476  Huedin nous a intrigué par certaines de ses constructions. Plusieurs rues, un quartier presque, regorge de maisons hautes, très kitch, aux toitures en zinc étincelant. De quoi piquer au vif notre curiosité ! Nous déambulons dans le quartier, le nez en l’air, photographiant ces temples du mauvais goût. Ici sur le toit, une sorte de chaine à grosse maille, là l’emblème de Mercèdes librement interprété, ici celui de Audi, là un style pagode avec des dragons. Un homme sort de la « maison dragon » et m’invite à entrer en français. Jean-Paul me suit. Nous pénétrons dans une pièce immense. Le sol est couvert de marbre, le plafond peint d’un trompe-l’oeil figurant un ciel bleu avec quelques nuages blancs, le tout abondamment laqué. Dans cette pièce, le mobilier est composé de 6 chaises de camping qui ont vécu, d’une table de camping, d’un réchaud sur lequel bout une marmite ! 5 personnes âgées nous sourient de leurs dents en or ! Quel décalage ! Notre hôte explique…Les maisons sont celles des Roms qui ont réussi. Grâce à la mendicité en France, ils construisent des palais qui doivent rivaliser les uns avec les autres afin d’assoir la puissance du propriétaire ! Pas gêné du tout, il me demande 20€ pour visiter toute la maison et photographier !!! Dans ce cas…Magnifique sourire et…Magnifique refus de ma part !

dsc05500 Sancraiu est un village magyar qui a su conserver son authenticité. Nous serons bien accueilli au bureau d’information qui s’ouvre juste pour nous ! De plus, le guide nous ouvre une maison typique : la grande pièce sert de salle à manger avec le banc qui entoure une table, le fourneau, mais aussi de chambre à coucher avec le lit de bois. Les maisons comportent le plus souvent la pièce principale plus ou moins grande, peu meublée et une, voire deux chambres. Au mur, des pièces de coton blanc ou en couleur, brodées égaient l’atmosphère.

Le guide nous confie aussi les clés de l’église en bois ! L’intérieur est étonnant avec tous ces draps blancs brodés tendus sur l’autel, les bancs, la chaire. Jusqu’aux missels qui en ont été recouverts ! Des épis de blé tressés dissimulent le lustre. Le plafond est une mosaïque de petits carrés de bois peints. Nous apprécions… jusqu’à l’irruption au balcon de la nef d’un…cerbère ! Une femme à l’air sirogue, si renfrogné qu’on se demande quelle bévue on a pu commettre ! Elle ne répond pas à notre bonjour ! …Dans ce cas, ignorons la !…Et continuons tranquillement notre découverte !

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Huedin. Sancraiu

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dsc05536  5éme ville de Roumanie, cernée de 7 collines, Cluj Napoca est un carrefour culturel et économique…Le centre ville se résume à …Une grande place d’où partent les rues et où réside l’essentiel de l’animation. Les façades des palais qui la bordent rivalisent de stucs. Plusieurs bâtiments sont clairement de style Habsburg !

L’église Sfantul Mihail de style gothique allemand en impose. Et que dire de sa chaire ! Juste derrière se dresse un imposant monument à la mémoire de Matthias Corvin, le roi de Hongrie, natif de la ville.

La chaleur est impressionnante et je ferais bien comme les enfants : jouer avec les jets d’eau de la place. Pourvu que notre étape se fasse au frais..

Oui ! Le camping Het Zwalewnest à Nires vers Gherla répond à toutes nos attentes : un verger ombragé, des fleurs et un chien qui ne demande qu’à jouer avec nous !

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Cluj Napoca

Desesti. Bedesti. Sapanta. Région Maramurès.

img_5292 26 juin 2016.

À 9h, le thermomètre indique déjà 31,5° !

Nous quittons la route principale pour visiter les églises en bois des villages du Maramurès historique. Ici, le peuple a farouchement conservé son identité culturelle et ses traditions.

Le Maramurès est une région rurale aux vallées vertes et généreuses et aux forêts profondes. Nous croiserons beaucoup de charrettes attelées. Les paysans effectuent les travaux des champs de façon manuelle. Les portails sont magnifiques en bois sculptés.

Devant certaines maisons se dressent des arbres à casseroles ! De quoi s’agit-il ? S’il y a une fille à marier dans la maison, ses parents accrochent des casseroles en fer blanc, des pots en céramique aux branches d’un arbre proche du portail et dépourvu de feuilles bien sûr !

Le Maramurès est la région des fées ! Bonnes ou mauvaises ! De mystérieuses femmes pourvues d’une queue de vache volent le lait de certaines vaches pour le donner à d’autres. Le varcolac est un être mi-homme mi-loup qui, les nuits de pleine lune, attaque les gens, y compris sa propre famille.

Desesti est une petit village. Son église en bois, perchée sur la colline, a été construite en 1770. Les peintures intérieures ont été réalisées sur une toile de lin, en 1780, par Radu Munteanu et Gheorge Zugravul. Elles représentent la vie du christ dans un style naïf et populaire ainsi qu’une croustillante représentation de Sodome et Gommorrhe.

Qui dit tradition, dit jupe longue pour les femmes, bras et tête couverts avant de pénétrer dans l’église ! Avec les 39° extérieurs, je me voyais mal aussi couverte ! Alors, j’ai adapté la coutume en bonne française. Ma robe est suffisamment longue mais mes épaules et mes bras sont nus …Ma fouta d’abord enroulée autour de mes épaules pour accéder à l’église fera l’affaire et me drapera de la tête à la taille !!!

De retour au camping-car, une Grand-mère engage la conversation en français. Elle est heureuse de nous voir, de voir des touristes français. Nous échangeons tranquillement dans un moment d’émotion partagé et elle nous donne sa bénédiction pour la suite de notre périple !

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Desesti

Nous ne réussirons pas à trouver Budesti malgré notre obstination. Les indications routières manquent et personne n’est là pour nous renseigner tant la chaleur est importante !

dsc05615 Toujours à travers la campagne, nous rejoignons Sapanta. La première visite est consacrée au monastère orthodoxe en cours de construction, laquelle a débuté en 1997. Il est situé juste à l’entrée de Sapanta. La flèche du clocher est vertigineuse, magnifiquement élancée. Elle culmine à 75 mètres. La croix du sommet mesure 7 mètres de haut, pèse 430 kg dont 4,3 d’or. Nous accédons partout et admirons le travail des charpentiers, comme par exemple cet escalier taillé à même un tronc de chêne !

Dans la chapelle du sous-sol, une religieuse me rappelle à l’ordre : «  no foto ! » excédée par la chaleur, par l’obligation de me couvrir, je désobéis ! Na ! D’ailleurs, elle a maille à partir avec des jeunes filles qui débarquent en micro-short et mini-jupes. Les voici obligées de s’enrouler dans des sortes de jupes porte-feuilles noires et à la longueur réglementaire !

Nous poursuivons en direction du centre-ville pour rejoindre le cimetière joyeux. Nous payons un droit d’entrée et le ticket se matérialise sous la forme d’une…Carte postale ! Le cimetière est une forêt de croix d’un bleu éclatant. Elles sont en bois et ont été sculptées par Ion San Patras, puis ses apprentis. Depuis 1935, chaque défunt du village a droit à sa croix qui, au resto, retrace une caractéristique avouable du défunt accompagnée d’un poème de quelques vers et au verso , le côté sombre du défunt. Ainsi la croix du boucher : au resto , il est à son étal, au verso, il est ivre mort ! Autre exemple : la paysanne traie sa vache au resto et se révèle de petite vertu, entourés d’hommes aux mains baladeuses au verso. Franchement, nous avons beaucoup ri dans ce cimetière !!

L’église est là aussi en cours de construction ! Les mosaïques extérieures et le toit sont éclatants de couleurs et de réalisme.

Souhaitant acheter les étoles de coton blanc brodées qui ornent les murs de maisons, nous déambulons dans les échoppes…Pour enfin découvrir de l’artisanat qui nous semble authentique. En tout cas, la vendeuse, elle, l’est…Sa production est présentée sur une barrière de parc le long de la route et prend la poussière du chemin…Nous engageons la conversation …Elle parle italien ! Moi aussi ! Et là…çà n’en finit plus ! Elle nous explique que ces bandes de coton brodées sont tissées dans les fermes l’hiver et brodées par les femmes. Tout se lave en machine à laver…Là, je n’oserais pas quand même. Ces écharpes servent à tout décoré en utilisant divers drapés : le tour de la fenêtre, l’encadrement de la porte, le mur, le dessus de la table et bien sûr : la croix de bois devant la maison ! Nous avons fait affaire tant cette commerçante avait à cœur de nous expliquer le travail de broderie et les coutumes.

Nous faisons étape au camping de Sapanta, dans un cadre buccolique, le long de la rivière. Nous disposons d’une sorte de petite cabane ouverte. Alors, nous n’hésitons pas à nous installer : Jean-Paul à la lecture et moi à la rédaction des billets du blog. Des vaches nonchalantes, de retour à l’étable, viennent nous rendre visite et brouter l’herbe du camping, sans doute bien meilleure que celle du pré ! Et soudain, le soleil disparaît…L’orage éclate ! Un déluge de pluie noie le camping, la rivière gonfle….

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Sapanta

Barsana. Poïenile Izei. Viseu de Sus. Région Maramurès

dsc05654  27 juin 2016.

A 9H, le thermomètre affiche déjà 23° malgré les averses persistantes.

Barsana vient des Barsanis : des bergers qui élèvent des moutons à longs poils. Nous devons chercher le chemin d’accès à l’église alors que nous la voyons sur la colline. Il faut en fait, pénétrer dans une impasse, franchir le portail d’une maison et ensuite gravir la colline par un escalier qui serpente dans le cimetière. Alors que nous prenons notre temps, deux jeunes gens nous dépassent en courant…Bizarre… L’église était avant 1800 située dans le centre du village ; elle a été « déménagée » sur la colline. Sa flèche serait la plus haute d’Europe. Toute en bois, elle est ceinte d’une sculpture figurant une corde avec un nœud. Ceci symboliserait les liens de l’amitié entre les gens, l’entraide. Les jeunes gens sont là et nous attendent pour nous ouvrir l’église avec une grosse clé ! Ils nous laissent admirer et photographier tout à loisir les fresques d’inspiration baroque du XIX° siècle. Elles sont l’oeuvre de Toader Hodor et ont valu à l’église son inscription au patrimoine mondial de l’humanité.

En redescendant, nous remarquons des sortes de sacs qui pendent sous une treille…Que contiennent -ils ? Ces « sacs » sont des panses de vaches ou de brebis et renferment du lait caillé qui donnera un excellent fromage !

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Barsana

dsc05720 En route pour Poienile Izei, nous croisons une curieuse procession. Ouvrant la marche des enfants de cœur en surplis blancs brodés, porteurs de bannières et de croix ; un prêtre suit avec sa crosse ; vient ensuite une charrette attelée qui transporte un cercueil…Ouvert ! Le mort est bien visible, à peine recouvert d’une gerbe de fleurs en plastique. Un membre de la famille est lui aussi assis dans la charrette. Viennent ensuite les parents et amis et les porteurs de candélabres aux bougies allumées.

Nous nous garons et laissons passer le cortège. Par respect, nous nous abstiendrons de toute photo.

Tout au long des villages que nous traversons ce jour là, nous croisons des processions de gens habillés d’habits traditionnels ( gilet brodé en peau, chemise blanche, pantalon noir et chapeau pour les hommes, jupe noire, chemisier blanc brodé et foulard fleuri pour les femmes). Chacun porte une couronne de pain tressé. Nous ne saurons pas à quoi correspondent ces célébrations.

A Poienile Izei, il est interdit de photographier l’intérieur de l’église, même sans flash. Nous ne serons pas pourquoi dans certaines, la photo est autorisée dans d’autres non ! Par contre, la gardienne nous explique que seuls les hommes pénètrent dans le cœur. Ils ôtent leurs chapeaux et les pendent à des crochets de bois à l’entrée du nartex. Les bancs tout autour du cœur sont réservés aux anciens. Les femmes restent dans l’entrée couvertes de l’église, et suivent la célébration en regardant à travers une lucarne grillagée. Elles sont considérées comme impures et ne peuvent accéder au sein des saints. Et puis…Etre près de la sortie…C’est plus pratique pour s’éclipser surveiller la marmite du repas dominical !

Nous voici à Ieud...A peine arrivé sur le parking, nous voici assaillis par une bande d’enfants vociférante, qui veut nous faire garer. Visiblement des « Gipsys »…

Guère rassurés pour notre véhicule, nous passons notre chemin pour rejoindre Viseu de Sus, où nous espérons prendre le train à vapeur de la vallée de la Vaser. Nous nous installons pour la nuit sur le parking de la gare après avoir dument demandé l’autorisation. L’accueil est vraiment très sympa et les personnels rivalisent de gentillesse, nous proposant, toilettes, douche, raccordement électrique et bien sûr toutes les explications nécessaires à notre excursion de demain. Nous nous baladerons dans tous les vieux trains et wagons en bois, chauffés avec un petit fourneau, pour finit agréablement l’après-midi.

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Poïenile Izei

 

Viseu de Sus : Mocanita. Région Maramurès

dsc05725  28 juin 2016.

Nous voici réveillés par le bruit de la locomotive à vapeur ! Elle est révisée et astiquée en vue de l’excursion du jour. C’est en effet l’antique train des bûcherons de la vallée de la vaser que nous empruntons aujourd’hui. Il roule sur une voie à écartement très étroit, le long de la rivière Vaser, tout près de la frontière de l’Ukraine. Nous traversons des vallées encaissées où le temps semble s’être arrêté et où la modernité n’a pas de prise. Les vieux wagons de bois bringuebalent, le train grince de partout, la cheminée de la motrice crache des escarbilles tout au long de la rude montée ! Nous sommes dépassés par des voitures dont les roues ont été remplacées par celles du train ! Ainsi, elles empruntent la voie ferrée ! Soudain, un arrêt brutal nous propulse hors de nos banquettes…Un wagon a déraillé ! Nous continuons le chemin à pied, tout en cueillant des girolles le long de la voie. Pendant le déjeuner servi sur l’ancienne esplanade de stockage des fûts de bois, les cheminots remettent le train sur rail. Le retour tout en descente sera prudent, un mécanicien part wagon étant chargé de manoeuvrer le frein manuel pour éviter un nouvel emballement du train et un déraillement !

Pour le plaisir, je vous livre 2 articles du règlement du chemin de fer de la Vaser, avec les fautes d’orthographe bien sûr.

« Article 10 : le voyage s’effectue avec du matériel roulant historique tout en respectant les normes de sécurité nécessaire. Le privilège de voyager dans de wagon avec un tel valeur historique compense le manque de confort qui nous sont quelque fois reproché.

Article 11: Dans ce contexte on vous prie avoir de la compréhension si des éventuelles problèmes mécanique arrive, et de la patience si il y a du retard. On vous prie aussi de prendre en compte que le transport se déroule sur une chemin de fer historique avec du matériel qui date d’une centaine d’année donc le confort est d ‘époque.»

Nous avons adoré ce bond dans le temps, même si nous sommes sortis de l’aventure le visage tout mâchuré !

C’est un nouveau déluge de pluie qui accompagne notre retour en gare de Viseu !

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Mocanita

Col de Prislop. Voronet. Bucovine. Moldavie.

dsc05781  29 juin 2016.

Une belle route de montagne aux virages en épingles à cheveux nous conduit à travers de magnifiques forêts au Col de Prislop (1416 métres). Chemin faisant, nous nous arrêtons vers un apiculteur qui tient un étal en bord de route. Nous échangeons tant bien que mal sur les diverses variétés de miel, ses difficultés car le climat est rude dans la montagne. Nous observerons les apiculteurs au travail tout au long de notre parcours du jour. Plus loin, c’est à la source d’eau minérale du Parc National des Munti Isi Apara Vitorul que nous remplissons nos bouteilles d’une eau cristalline et au goût délicat. Pour trouver la source, il faut avoir l’oeil. Elle est à peine signalée. Il s’agit d’un simple tuyau qui sort du talus. Il est équipé d’un goulot de bouteille en plastique pour faciliter le remplissage ! Encore une stupéfaction de plus dans cette Roumanie pleine de contraste. Stupeur d’autant plus grande, qu’au Col de Prislop, un gigantesque monastère flambant neuf est en cours de construction !

Il fait 15° à 10H30. En deux jours nous avons perdu 20° en température !

dsc05786  La Bucovine est élégante et ordonnée. Terre de collines et forêts, elle nous rappelle le Beaufortain. Les maisons sont ornées de dentelle de ciment très fines.

La Bucovine est une partie de la Moldavie. Elle a été peuplée durant des siècles de plusieurs nationalités différentes : Arméniens, Juifs, Turcs, polonais, Roumains, Ukrainiens, Allemands, Roms. Un véritable brassage culturel !

C’est aussi la région des œufs peints ! Les œufs sont vidés de leur contenu, puis peints à l’aide de la chisita, un tube de métal sur lequel est tendue une soie de porc. Dans un premier temps, la coquille vide est enduite de cire colorée, puis les motifs sont dessinés et les couleurs fixées par des bains successifs de la teinte la plus claire à la plus foncée. Le plus souvent la couleur est rouge. Chacun a son motif particulier. Ils sont souvent offerts à Pâques et donnent lieux à des concours. Il s’agit en faisant rouler son oeuf de casser ceux des concurrents ! Pour les enfants, les oeufs sont en bois. Moins fragiles, ils permettent aussi de casser les peufs des adultes sans coup férir !

Les 150 Kms après le Col de Prislop sont épouvantables. J’enrage ! Il y a de l’argent pour construire un monastère flambant neuf au milieu de nulle part et pas un centime pour refaire les routes. Il nous faudra 4H20 pour parcourir 150 malheureux Kms !

dsc05812  Nous voici enfin sur le parking du monastère de Voronet. Un homme accourt brandissant un carnet à souche… C’est payant mais nous pouvons passer le nuit sur site. Le préposé nous propose même un raccordement électrique sur une cabane de vente de souvenirs pour le même prix. Par contre, depuis 2 jours, nous n’avons pas réussi à vidanger la cassette des WC. On nous propose invariablement de jeter le contenu à la rivière, ce que nous refusons fermement compte-tenu de l’additif qu’elle contient. Le scénario se répète à nouveau à Voronet. Nous finirons par trouver une bouche d’égoûts…En espérant que le dit-égoût ne se déverse pas directement dans la rivière proche…

A Voronet, le protocole est strict : pas de bras nus, pas de jambes nues ! Jean-Paul doit donc revêtir une seyante jupe-portefeuille sur son pantacourt, décidément trop court !

Voronet, construit en 1448, en 3 mois et 3 semaines, est présenté comme le joyau de la Bucovine. Nous restons ébahis devant les murs extérieurs, recouverts des fondations au toit de fresques. Celle du jugement dernier sur la façade ouest retiendra plus particulièrement notre attention par sa complexité !

Les peintures de Voronet sont à dominance de bleu, un bleu encore bien différent du bleu éclatant de Sapanta. Le bleu de Voronet serait obtenu par broyage de lapis-lazuli ! La résistance au temps est assez exceptionnelle !

Grâce à un vendeur d’icônes sur verre qui parle très bien le français, nous aurons plusieurs informations sur la Roumanie. Il nous parle de son art. Les icônes sont peintes à l’envers et les diverses teintes sont superposées avec minutie. Plus le dessin est fin, plus les passages sont nombreux. C’était un art religieux. Pour autant, dès le 17° siècle, les paysans ont commencé à peindre des icônes pour protéger leurs maisons, d’abord sur verre, puis sur bois, le verre étant devenu trop cher. Les icônes représentent de façon naïve des saints vêtus de costumes traditionnels ainsi que des éléments de la vie quotidienne.

Il nous met aussi en garde contre les « Gipsys », tribu de voleurs et arnaqueurs, selon lui. Si nous pouvons transposer, il s’agit péjorativement des « manouches voleurs de poules et mendiants » qui sévissent en France. Il nous conseille de passer notre chemin, ou de différer une visite si nous en voyons trop, notamment des enfants, plus agiles au chapardage.

Nous décidons d’acheter des œufs peints… Pas des vrais que nous avons peur de briser en route, mais des reproductions sur bois. Devant la multitude de choix, une Roumaine nous guide dans nos choix bien gentiment et nous explique les couleurs et motifs traditionnels des œufs, des nappes et vêtements brodés. C’est désormais l’oeil averti que nous ferons nos emplettes.

Nous avons aussi droit à la question désormais rituelle que nous posent les Roumains avec qui nous bavardons : «  mais qu’est ce que vous êtes venus faire en Roumanie ? » « Visiter un pays que nous ne connaissons pas. Découvrir un autre mode de vie, une autre culture » « Mais…Il n’y a rien à voir en Roumanie !!! La France est un si joli pays, pas comme la Roumanie !!! » Nous les détrompons tant nous sommes conquis par la Roumanie, si rude au prime abord, puis très attachante. « Mais qu’est ce qu’il y a à voir ? ». Nous expliquons le périple accompli et celui à venir et là….Inévitablement, la mâchoire de notre interlocuteur pend, ses yeux s’arrondissent…Il est stupéfait ! Et nous offre sa bénédiction pour la suite du voyage.

Album photos. Col de Prislop. Monastère de Voronet. Cliquez ci-dessous :

Prislop. Voronet.

Monastères de Modovita, Suscevita, Dragormina. Marginea. Moldavie.

dsc05819  30 juin 2016.

Aujourd’hui, nous faisons la tournée des monastères Moldaves.

Sous un soleil éclatant, nous découvrons le monastère de Moldovita. Edifié en 1532, il semble moins luxueux que Voronnet. Calme et sérénité se dégage de ses murs à dominante bleue là aussi. Nous tentons de déchiffrer les fresques qui sont de véritables bandes dessinées racontant les histoires religieuse. Le diable tient toujours une place de choix et ses diverses représentations, comme les sévices qu’il fait subir à ses malheureuses victimes nous ravissent.

Nous avions appris que la bibliothèque du monastère est preneuse de livres en français ; aussi, en avons nous déposé quelques uns auprès de la religieuse, qui nous remercie chaleureusement. Ici aussi, Jean-Paul a droit à une jupe portefeuille !

dsc05880  Sucevita est ceint de fortifications rectangulaires. Erigé à la fin du XVI° siècle, il nous fait immédiatement penser à une maison forte avec son porche impressionnant et son puit. La couleur dominante ici est le vert marin profond, du à la malachite broyée ! De nombreuses traces d’or apparaissent aussi sous les rayons du soleil. Une fresque murale nous intrigue et nous tentons de le décoder. Une sorte d’échelle part de la terre vers le ciel. Des moines tentent de la gravir. En haut, le Christ les regarde par sa fenêtre et des anges encouragent les grimpeurs. En bas, dans le sous-sol, des moines souffrent l’enfer et son poussés par le diable dans les crocs de son chien Cerbère.

Sucevita est la dernière des 22 églises peintes de Moldavie, les changements politiques et religieux subis par la région mettant fin à cette pratique.

img_5403  En traversant Marginea, nous nous arrêtons dans l’atelier d’un potier qui façonne les fameuses poteries noires. Nous n’avons pas réussi à comprendre la technique pour obtenir cette teinte satinée, mais le potier nous a laissé le regarder oeuvrer en toute quiétude. Là encore, nous sommes fâché contre l’attitude certains camping-caristes. 3 véhicules haut de gamme étaient garé devant l’atelier. Les 3 équipages ont fait l’équivalent de 10€ d’emplettes au total. Quelle n’est pas notre stupeur d’entendre l’un d’eux demander une ristourne ! Nous, on dit non ! Si le prix est correct, et c’était le cas, on paie le prix demandé. S’il est exagéré, alors on négocie ou on passe notre chemin sans acheter !

dsc05917  A travers une immense plaine céréalière, nous atteignons le dernier monastère du jour Dragormina. Enfin…Nous le cherchons ! Car là encore, le GPS nous envoie dans un drôle de village en cul de sac. Des enfants Gypsies nous interpellent : « money, cadeau.. ; » demi-tour !…Nous avions un habitant qui nous renvoie sur nos pas ! C’est plus loin par la piste, tout droit et puis à pied : 2 km….Bon ! Soit ! Nous débouchons dans une clairière…pas tranquilles car les Gypsies veillent…Nous repartons ! Un enfant de 4 ans environ marche le long de la chaussée…Il se retourne vers nous et…Aussitôt…. se met à boiter bas, à loucher et tend la main pour mendier !!!

Nous avisons une route parallèle et nous nous y engageons fort du constat qu’un camping est annoncé vers le monastère et que le lieu est accessible en cars. Nous voici enfin dans un coquet camping, que la propriétaire nous fera visiter de fond en comble avant notre installation. Tout est propre. Il y a une tonnelle ombragée, un bar, une épicerie et des habitués qui nous saluent gaiement. La propriétaire nous donne la clé des sanitaires et nous exhorte à tout fermer à clé impérativement : « Gypsies » !

Dragormina, construit en 1602, présente une belle architecture étincelante de blancheur sous le soleil. Les façades en pierre sont sobres, sans aucune fresque. Les proportions sont saisissantes : 42 mètres de haut pour 9,50 mètres de large. L’épaisseur des murs garantie la fraicheur des pièces, bienvenue par la chaleur extérieure. En toute liberté, nous escaladons par un escalier aux marches gigantesques le mur d’enceinte et le parcourant pour bénéficier d’une vue à 360° sur la plaine.

La journée aurait pu finir paisiblement…C’était compter sans les Gypsies !!! L’un deux faisait pétarader sa petite moto depuis une heure. Il s’ingéniait à des acrobaties sur le parking du camping occupé par un camping-car et voisin de notre emplacement, tout ceci dans le but de soulever un énorme nuage de poussière ! Le patron du camping sort en furie et lance une pierre à la tête du Gypsie le manquant de peu ! Le patron nous prend à témoin …Nous comprenons : «  Gypsie, rulotte, police… » et rien de plus si ce n’est son ton courroucé. Il veut qu’on témoigne pour lui de la provocation du Gypsie ? Quand la police arrive enfin, nous sommes auditionnée tout comme l’autre équipage et nous soutenons le patron du camp. Il est plus de 23 heures quand enfin nous passons à table !!!

Notre nuit sera agrémentée des chants mélodieux parvenant du monastère. Quel bel endroit !

Album photos. Moldovita. Sucevita. Marghinea. Dragormina. Cliquez ci-dessous :

Moldovita. Sucevita. Marginea. Dragormina

Targu Neamt. Gorges de la Bicaz. Défilé de Gheorgheni. Transylvanie.

dsc05924  1 juillet 2016.

Au matin, l’accueil du camping étant fermé, nous laissons les clés aux habitués du bar. En jetant la poubelle, Jean-Paul la trouve étrangement lourde…Ce doit être la bouteille de vin bue hier…Le tri sélectif n’est qu’embryonnaire en Roumanie.

A 8h30, la température dépasse déjà les 25° ! Sur le bord de la route, une religieuse fait du stop. Nous la prenons à bord et ne comprenons pas sa destination. Elle nous montre sur la carte. C’est la ville voisine ! Nous la déposons bien volontiers et nous attirons une salve de bénédictions !

Nous traversons d’immenses plaines céréalières sous un soleil écrasant et rejoignons Targu Neamt. Depuis plusieurs jours, je cherche, en vain, à acheter un superbe pompon rouge : celui qui orne les harnais des chevaux. Je n’en trouve nulle part et me suis résolue à le fabriquer moi-même…Lorsque….Stop !!! Jean-Paul freine et se range brutalement… ????….Des pompons rouges !!! Je file en acheter un dans cette sorte de forge/bourrellerie en bord de route. La discussion se déroule en anglais et le jeune forgeron ne comprend pas pourquoi je choisis le plus grand pompon pour une voiture. Je ne me suis pas souvenue que « camping-car » se dit « ruuuulote » en roumain et il ne comprend pas le mot anglais « camper ». Devant ma mine réjouie, il va même jusqu’à me faire une remise parce que, dit-il, ceci lui portera chance.

Le pied de la citadelle de Targu Neamt est envahi par des échoppes où le « made in Asia » domine ! La montée est rude pour rejoindre le château construit sur un piton rocheux au XIV° siècle. Dieu merci, elle est délicieusement ombragée ! Le pont d’accès est une prouesse architecturale, unique en Europe. En arc de cercle, son objectif est de faire passer les ennemis devant les tours pour mieux leur tirer dessus. Il est aussi impossible de prendre de l’élan pour briser la porte avec des béliers sur ce pont en arc de cercle. Et bien sûr, des tunnels secrets permettent de descendre tout en bas de la colline !

Nous choisissons une route un peu difficile pour nous diriger en direction de Brasov. A travers le Roumanie profonde, elle longe l’immense lac Muntelui, emprunte les gorges de la Bicaz, Gheorgheni et son défilé.

Dans les gorges de la Bicaz, la roche est très proche de la chaussée et nous sommes attentifs à la hauteur des surplombs. Ici, nous sommes dans un pays de légendes. Les pics étaient vénérés par les Daces, comme cet étrange pain de sucre qui émerge de la forêt. Après bien des virages en épingles à cheveux, nous atteignons les rives du lac rouge. Il a été créé par un effondrement rocheux et sa couleur est effectivement en nuances de rouge à brun. Sa réputation est sulfureuse. Sa couleur serait due à celle du sang versé dans ses eaux. Celui d’Estera qui demanda aux montagnes d’ensevelir sous un éboulis meurtrier son poursuivant ? Celui d’un troupeau de moutons engloutis avec bergers et chiens ? Personne ne sait…

Le défilé de Gheorgheni est tout aussi escarpé. Il est impossible de stationner avec notre camping-car pour faire des photos. Nous osons le parallèle avec les gorges du Verdon.

Cette traversée du pays sicule nous conduit à Praid où nous envisagions de passer la nuit sur la parking de la mine de sel. L’environnement peu engageant nous incite à poursuivre jusqu’à Sovatat et au camping Kass Kert. Ici, encore, nous trouvons un havre de paix, très coquet, bien aménagé. Le propriétaire souhaite que les voyageurs aient l’impression de coucher dans un jardin. Pari gagné !

Pour clore le repas du soir, nous cherchons notre gros fromage de Sibiu…Impossible de remettre la main dessus…Lorsque…Jean-Paul se souvient du poids étrangement lourd de la poubelle jetée le matin ! Malédiction gypsie ?!?! En rangeant hier soir tard les restes du repas, dans la nuit noire, le fromage a du être jeté dans la poubelle !!!

Album photos. Targhu Neamt. Bicaz. Gheorgheni. Cliquez ci-dessous :

Targhu Neamt. Bicaz. Gheorgheni.

Praid. Prejmer. Bran. Transylvanie.

dsc06030  2 Juillet 2016.

Nous voici à Praid pour visiter la mine de sel, encore en exploitation depuis l’Antiquité. Un panneau annonce que le sel contenu pourrait fournir toute l’Europe ! Tout d’abord un bus nous emmène à 120 mètres sous terre après une descente de 2 KM. Il y a foule. Les mines ont été transformées en centre de traitement des maladies respiratoires. Pour que la cure fasse effet, il faut rester 4H sous terre. Le temps peut sembler long…Pas à Praid ! Nous parcourons un décor hallucinant à la Jules Verne : salles immenses contenant des boutiques, des jeux d’enfant, des aires de pique-nique, des restaurants, des bars, un cinéma 3D, une église, un musée et tout ceci équipé en wifi ! Une véritable ville souterraine où nous avons déambulé pendant… 2 heures, tant nous avons perdu toute notion du temps ! La température est agréable, l’hygrométrie supportable…Reste un goût salé sur la peau lors de notre sortie des entrailles de la mine.

En bord de route, nous avisons des étals de girolles et souhaitons en acheter…Par deux fois, nous nous arrêtons et, par deux fois, nous filons dare-dare. Nous sommes tombés sur des Gypsies que nous n’avions pas détectés au premier regard. Ils prétendaient vendre le kilo 100€ ! Oui ! vous avez bien lu ! 100€ ! Qui devant mon refus, tombent à 50, puis 25 puis….Basta !!! Quand c’est comme çà, on dégage en vitesse !!!

Nous trouverons à nous approvisionner plus loin, à 2€ le kilo, vers une paysanne, assise sous un parasol, à côté de sa ferme ! J’en profiterais pour lui acheter aussi quelques légumes et fruits. Les marchés ne sont qu’hebdomadaires en Roumanie et depuis Arad, nous n’avons pas réussi à en faire un seul ! S’approvisionner en bord de route est une solution et permet de faire vivre les paysans.

dsc06045  A Prejmer, nous visitons une belle et originale église luthérienne fortifiée du XIII° siècle. L’enceinte fortifiée est large de 30 mètres. L’église tient la place centrale. Des échoppes et des logements occupent les galeries de l’enceinte sur quatre niveaux. Les logements ne sont, ni plus ni moins, que de minuscules cellules, une par famille, dans laquelle chacun s’entassait avec ses vivres en cas d’attaque. Chaque porte est numérotée et correspond à une famille. Le bétail et les charrettes étaient remisés en rez de chaussée.

Là encore, nous sommes étonnés par l’absence de normes de sécurité. Nous marchons sous des charpentes de bois, sur des planchers troués qui menacent effondrement, empruntons des escaliers branlants sans aucun garde corps !

Nous passons la nuit à Bran, au camping vampire…çà ne s’invente pas !!! Et pourquoi vampire ??? Parce que nous sommes sur les terres du Comte Dracula et que son château est voisin de 2Km !

Album photos. Praid. Prejmer. Cliquez ci-dessous :

Praid. Prejmer

Bran. Brasov. Transylvanie

 dsc06108 3 juillet 2016.

Inutile de dire qu’ici Dracula est utilisé à toutes les sauces ! Impossible de faire un pas sans tomber sur lui !!! Un vrai piège à touristes !

Les vampires appartiennent au folklore slave depuis l’ère païenne. Un adulte qui meurt sans se confesser, un enfant sans baptême, un rituel mal exécuté et c’est le drame ! Les revenants sévissent. Il faut alors les tuer une seconde fois à l’aide d’un pieu de bois enfoncé dans le cœur !

L’ail est-il un antidote ? Des tresses ornent les portes des maisons transylvaniennes…Alors…Peut être…

Le château de Bran est-il le vrai château de Dracula ? Il est présenté comme tel en tout cas…Comme celui de Cetatea Poienari et celui de Sighisoara…

En tout cas, le château de Bran est élégant. Edifié en 1377 par des marchands pour protéger les routes commerciales, il sera rénové en 1920 par la Reine Marie pour servir de résidence d’été. Nous parcourons, au milieu d’une foule dense, les 30 pièces sur 57 ouvertes au public et les 4 niveaux. Tout est minuscule et il faut souvent jouer des coudes, y compris, et surtout, dans la salle de tortures !

Album photos Bran. Cliquez ci-dessous :

Château de Bran

dsc06193 Le thermomètre affiche 30° à midi lorsque nous arrivons à Brasov. Il s’agit de l’ancienne Kronstadt. Nous rejoignons le cœur médiéval par une petite rue. Ce centre historique est beau et renvoie à la construction de la ville par les chevaliers teutoniques. Sur le fronton de la tour du conseil, nous découvrons une sculpture figurant un arbre ceint d’une couronne. En fait, lors de la construction de la ville, une couronne aurait été découverte accrochée à un arbre ; d’où le nom de la cité : ville de la couronne.

Dans la Biserica neagra (l’église noire), nous admirons un orgue de 4 000 tuyaux ! La tour de l’église mesure 65 mètres de haut et supporte la plus lourde cloche de Roumanie : 300 Kg.

La chaleur écrasante nous pousse à reprendre la route et nous ferons étape sous les arbres du parking de Prejmer, dans des emplacements réservés « Rulote ». Nos voisines les cigognes claquent du bec dans leurs nids. Tout est calme. Deux enfants nous regardent. Le petit garçon s’enhardit et lance : «  bonjour ça va ? ». Nous lui répondons amusés. Il est si fier de ses quelques mots prononcés en français qu’il les prononce en boucle ! La petite fille, ne voulant être en reste, se lance : « Badou ; taba ? » et se sauve en riant ! Le jeu dure un moment jusqu’à ce que la pluie fasse rentrer les enfants.

Le soir, nous serons régalés d’un feu d’artifice tiré juste au dessus du camping-car !

Album photos. Brasov. Cliquez ci-dessous :

Brasov