République Tchèque. Mise en bouche

La carte du périple :

 

Durée du voyage : Du 1 au 30 juin 2017

Trajet aller : Lyon / Hombourg/ Augsburg (Allemagne)/ Wien / Brno/ Prague

Trajet retour : Cesky Krumlov/ Hatten (France)/ Nancy/ Lyon

Kms parcourus : 5320

Gas Oil : 490,68 litres ( coût moyen : 1,13€/litre)

Cartes routières : Michelin national 755, IGN Découverte du monde République Tchèque et Slovaquie, National Géographic 3322 Czech Republic

Etapes de nuit : France Passion, www.campincar-infos.com, www.campercontact.com

Aires de services camping-car : relativement fréquentes. Plus ou moins équipées.

Réseau routier : bon

Vignette automobile République Tchèque : 25€ pour un mois (payable seulement en espèces)

Livres : Le Routard République Tchèque/ Slovaquie, Le Petit Futé République Tchèque, National Geographic Prague et République Tchèque

Coups de cœur : Soos, Doubrovna, Pravcicka Brana, Skalmi Mlyn, Holasovice, Cesky Krumlov

Accueil : plutôt sympa

CB : acceptée quasi partout mais avec une commission

Monnaie : couronne tchèque. Certains commerçants acceptent l’euro.

Achats : les magasins et marchés sont très bien achalandés

Coûts de la vie : à Prague et dans les villes similaires aux nôtres. Plus modéré ailleurs. La nourriture est plutôt bon marché.

Pourboire : quasi obligatoire. 5 à 10% de la dépense environ.

Insécurité : Nous n’en avons ressenti aucune. Pour autant, nous en tentons pas les pickpockets.

Langue utilisée : principalement anglais. L’allemand est très mal vu dans certaines régions. Mieux vaut commencer à s’exprimer en français et voir quelle langue utilise l’interlocuteur.

Wifi : De tout comme en France !

En route pour Wien. Wien. 31 mai 2017 au 5 juin 2017.

31 mai 2017. Départ.

Dès 17H30, à ma sortie du bureau, nous prenons la route en direction de la frontière allemande. Nous devons impérativement être à Wien ( Autriche) samedi pour le mariage de nos amis Jean-Yves et Maria. Et quitte à être en vadrouille, nous poursuivrons notre voyage et visiterons la République Tchèque.

Sur l’autoroute, voici le voyant rouge « anomalie moteur » qui s’allume de nouveau ! Nous avions pris rendez-vous avec un garagiste spécialisé qui nous avait assurés que cette panne ne se reproduirait plus !!! Nous verrons demain…

Pour ce soir, nous faisons halte sur le parking d’une salle de musique de Hombourg en Alsace, juste à quelques kilomètres de la frontière allemande. L’endroit est bucolique, calme…Sitôt les cours de musique terminés…Des jeunes se garent vers nous, toutes portières ouvertes et autoradios tonitruants ! Puisque c’est ainsi…Nous nous déplaçons à l’entrée du parking et goutons le calme retrouvé !

1 juin 2017 : Allemagne.

Plus de voyant rouge allumé ce matin ! Ce devait être un faux contact… Nous traversons le Rhin et poursuivons sur les autoroutes allemandes en direction de Wien. 100 Km après notre départ…le moteur hoquète ! Il tourne sur 3 pattes !!! Nous sommes à hauteur de Strasbourg et décidons de retraverser le Rhin pour rejoindre cette ville et un garage FIAT. Le premier ne peut pas nous dépanner et nous envoie chez un confrère en pleine zone industrielle. Ici encore, le planning de travail est complet et le chef d’atelier ne sait pas trop s’il pourra réparer dans la journée. Jean-Paul négocie pour que nous restions sur le parking et patientons dans le camping-car. Le temps s’écoule lentement et nous offre la visite surprise de notre ami Ben qui a découvert nos soucis sur Facebook. Nous nous organisons en vue du week end, persuadés que rien ne se passera avant mardi pour cause de Pentecôte.

C’est compter sans notre bonne étoile ! Vers 15H, la panne est réparée ! Nous aurons à changer un faisceau électrique mais grâce aux bons conseils du garagiste, Jean-Paul pourra dépanner en cours de voyage. Nous passerons la nuit à Augburg en Allemagne après des heures de bouchons sur les autoroutes allemande pour cause de travaux. Nous décidons de partir tôt le lendemain matin.

2 juin 2017 : Wien.

Le départ même matinal ne nous a pas épargné les affres des bouchons. Nous ne parcourons que 35Km par heure !!! A la frontière, la vignette autrichienne n’est payable qu’en liquide et la vendeuse tente de me donner …Quoi ?…Une saucisse chaude ?…En contrepartie de la monnaie ! Il ne me manquait plus que çà pour être de bonne humeur ! Vu mon regard noir, elle s’est empressée de trouver la dite monnaie !

Wien …Enfin…Où le meilleur accueil nous est réservé au Reisenmobil Stellplatz. Nous échangeons en italien. Un bouquet de fleur nous est offert en signe de bienvenue ! …Tout va bien !

3 juin 2017. le mariage de Jean-Yves et Maria.

Pour rejoindre le mariage, nous préférons le taxi aux transports en commun vu la chaleur du jour ! Le mariage est polyglotte compte-tenu de la diversité de langues des invités ! Jean-Yves et Maria nous reçoivent dans une heurigen ; Il s’agit de la demeure d’un vigneron qui fait office à la fois de chais et de restaurant. Le repas est préparé à partir des produits du domaine, dans le plus strict respect de la gastronomie autrichienne. Quel délicieux moment agrémenté par une violoniste et un guitariste de talent !

4 juin 2017. Schônbrunn. Wien.

Au menu du jour, la découverte du château de Schônbrunn, aussi baptisé le « versailles autrichien » ! Certes tout y est : le parc, les jeux d’eaux, le labyrinthe, la galerie des glaces mais…En miniature ! Nous sommes en effet très surpris de la petitesse des pièces d’apparat ! Dans cette partie du château, les photos sont strictement interdites. Quelques audacieux (je tairais les noms) bravent l’interdit et prennent des clichés avec leur smartphone. Alors qu’il n’y a aucune caméra visible, que la foule est dense…Nous voyons surgir des « frau Furher » à l’air revêche et qui tentent d’un regard circulaire et indigné de trouver les récalcitrants. Raté en ce qui me concerne…

Le château est badigeonné d’ocre : le fameux jaune Marie-Thérèse, couleur que l’Impératrice imposait pour tous les bâtiments officiels.

Nous portons ensuite nos pas en plein centre de Wien. La cathédrale est en rénovation et son intérieur ne nous charmera pas non plus. Nous déambulons de places en ruelles, le nez en l’air, tant les façades sont belles : Fleichmarkt et l’église orthodoxe, Hoher Markt, l’horloge Ankeruhr dont les automates représentent des personnages historiques qui défilent à heures fixes.

Le quartier est animé par les nombreuses calèches attelées qui proposent des circuits aux touristes. Les chevaux finissent par réveiller l’allergie de Jean-Paul et ce n’est pas la pluie battante qui s’abat sur nous qui calme la situation. Nous fuyons donc…

   5 Juin 2017 :

Faisons donc le marché à Narchmarkt ce matin. Il s’agit du plus grand marché bio de la région. Les commerçants sont installés dans des cabanons coquets. Hélas, en ce lundi de Pentecôte, tout est fermé !

Nous sortons du métro à Karlsplatz et admirons les bâtiments construits par Otto Wagner. En 1894, ce dernier se voit confié la construction du métro et le réalise en moins de 5 ans, véritable exploit pour l’époque et le nombre conséquent de stations, tunnels et ponts. La station Karlsplatz est jugendstil : armatures visibles, structures métalliques, marbre, motifs végétaux, du verts et du doré ! L’ensemble est léger et de bon goût.

Le pavillon de la Sécession a lui aussi été conçu par Otto Wagner. Gustav Klimt s’était joint à lui pour cette opération. De forme cubique, il est surmonté d’une coupole constituée de glands et de 3 000 feuilles de lauriers. Tout le long de Linke Wienzeile, nous admirons l’oeuvre architecturale d’Otto Wagner et sa passion pour les décors végétaux : feuilles de palmiers, façade recouvertes de roses, faiences, statues… Les décors sont répartis en fonction de l’usage des espaces : sobres pour les bureaux au rez-de chaussée, fleuris pour les étages.

Pour une découverte plus complète de l’architecture viennoise, nous empruntons le Ring tram qui permet de parcourir le ring (la ceinture) en bénéficiant de commentaires en français sur fond de musique de Mozart.

Nous filons ensuite à Spittelau admirer un minaret en émail doré ceint de murs très colorés, style Gaudi. Cette usine d’incinération et de chauffage urbain est l’oeuvre de Freidensreich Hundertwasser (1928-2000). Nous rêvons d’usines d’incinération aussi belles en France …

Dans le même esprit, Hundertwasserhaus a été édifiée en 1980 à la demande de la ville de Wien. Cet immeuble d’habitation à loyer modéré est couleurs, rondeurs, différences …Aucune symétrie, aucune ligne droite…Rien n’est standard ! Un gros coup de coeur pour nous !

Wien nous étonne tant son architecture est plurielle. Nous sommes aussi stupéfaits de l’absence de contrôle de nos sacs, du peu de policiers et militaires dans les rues, de l’absence de portiques dans le métro, de la quiétude que nous ressentons, du très bon niveau du réseau de transports en commun, de son organisation et de ses fréquences.

Nous avons passé trop peu de temps à Wien et nous sommes promis de revenir pour un grand week-end.

Album photos. Wien. Cliquez ci-dessous :

Wien

Prague. 6 au 8 juin 2017.

6 juin 2017 :

A 8H30, nous quittons Wien à destination de Prague alors que le thermomètre affiche déjà 30,9° ! Nous pensions filer bon train…C’était compter sans…Les autoroutes tapantes ! C’est l’horreur : du goudron ondulé tout le long. Nous avons bien pensé à acheter la vignette tchèque à la frontière par contre…Nous avons oublié…Vous verrez dans un moment !

Nous voici enfin au camping, idéalement situé face à Prague, en bord de Vltava, sur Smichov. Il faut prendre un joli petit bac pour rejoindre Mové Mesto et un tram pour le centre historique. La pluie menace ; nous décidons quand même de découvrir Prague !

Nous voici face au capitaine du bac…A ce moment là, nous réalisons… Pas de couronne tchèque …Pas de bac !!! Et des kms à pied pour rejoindre l’autre rive !

Il me semblait bien qu’on avait oublié quelque chose à la frontière…

Face à notre air contrit, le capitaine nous laisse embarquer gratuitement. Nous lui glissons quelques euros et ne réclamons pas de ticket. C’est ainsi que nous parcourons Nové Mesto en direction du centre historique à la recherche d’un distributeur. Inutile de vous dire que çà ne court pas les rues ! Nous finirons par rencontrer le précieux appareil sur la façade d’un hôtel de luxe vers l’hôtel de ville !

Le métro, construit en 1968, juste après le printemps de Prague, nous emmène prestement place Républiky en plein coeur historique. Un petit marché se tient sur la place : produits locaux, artisanat. Les commerçants sont sympas ; nous échangeons pour découvrir les produits typiques lorsqu’un déluge de pluie s’abat sur nous ! Notre tram circule au bord de la Vltava. Nous ne savons pas trop où il se trouve et nou s dirigeons à l’instinct en suivant le flot de touristes ; j’ai malgré tout le temps d’apercevoir de magnifiques façades et des devantures étincelantes de cristal !

7 juin 2017 :

Un vent glacial souffle sur Prague. Nous nous équipons en conséquence sans oublier les parapluies ! Notre première visite sera pour le pont Charles. Commandé en 1357 par Charles IV, ce pont de pierre noire était jusqu’au XIX° siècle le seul lien entre le château de Prague et la vieille ville. Nous sommes saisis par le réalisme des imposantes statues qui l’ornent. Toutes sont religieuses…Est-ce pour guider le passant sur le droit chemin lorsque le brouillard envahit la ville ?…En tout cas, les trois pauvres prisonniers sont angoissants à souhait !

L’horloge astronomique est elle aussi une merveille. Elle a été réalisée en 1410 par l’horloger du Roi et un astronome, puis perfectionnée par le maitre horloger Hanus de Ruze au XVI° siècle. Oui mais voilà….Les autorités de l’époque refusaient qu’Hanus construise un chef d’oeuvre identique. Pour être sûres de son obéissance, elles ont brûlé les yeux d’Hanus ! Méthode radicale qui appellera une vengeance de la part d’Hanus : il a détruit rageusement le mécanisme de l’horloge !!! Des siècles plus tard, un autre horloger remettra en route l’horloge…Qui subit les affres de la guerre..Et une nouvelle restauration des années plus tard !

Vers midi, les ruelles du centre historique sont quasi impraticables tant les groupes de touristes se suivent : masses de retraités, grappes d’Asiatiques…Tout ce monde bouscule, piaille, renverse les chaises et tables des terrasses en passant trop près …Nous cherchons refuge dans la plus ancienne cour de Prague: Ungelt. Même ici, nous serons envahis par les hordes ! Nous pénétrons chez Botanicus, une très ancienne apothicairerie de Prague qui cultive ses propres plantes (le jardin, proche de Prague, se visite) et confectionne crèmes et lotions. Vous n’imaginez pas le spectacle ? Un groupe d’Asiatiques remplit une masse de paniers. Les vendeuses n’arrivent pas à réapprovisionner assez vite les rayons ! Un couple trie par catégorie les produits sur la caisse ; la caissière prépare les factures Duty Free et un homme confectionne les cartons à expédier ! Du travail à la chaine !!! Horreur !

Dans Josefov, l’ambiance est calme et paisible. Ce quartier correspond à l’ancien ghetto juif. Nous souhaitions visiter l’ancien cimetière. Hélas, le billet est couplé avec l’ensemble des sites de Josefov , ce qui impose, pour les hommes entrant dans les synagogues, le port de la Kippa. Jean-Paul refusant obstinément le port de tout signe religieux quel qu’il soit…Nous avons profité des belles façades !

8 juin 2017 :

Nous voici au pied de la fameuse « maison qui danse ». Ce bâtiment, composé d’une tour de verre à la taille cintrée, à la jupe évasée et d’un immeuble à façade ondulante, évoque un couple de danseurs : Ginger Rogers et Fred Astaire !

Autres incontournables : le château et la cathédrale St Guy. A presque 10H du matin, soit une heure après l’ouverture du site, c’est la presse des grands jours ! D’interminables queues s’allongent pour pénétrer dans les édifices. Un bon conseil : venez avant l’ouverture et réservez vos billets sur le net !

Nous jetons notre dévolu sur les jardins ombragés de tilleuls plus que centenaires et tout en fleurs. La vue sur Prague est époustouflante ! Pour conserver cette ambiance, nous descendons de la colline par les jardins et atteignons le mur John Lennon. Ce mur est couverts de graffitis. Sous l’ancien régime, seul le visage de Lennon était dessiné. A chaque anniversaire de la mort du chanteur, des centaines de jeunes se regroupent ici pour lui rendre hommage. Aujourd’hui, le mur Lennon symbolise la liberté de penser.

Une petite promenade sur l’ile Kampa et voici venu le moment de quitter Prague…

Nous avons été éprouvés par la foule si dense dans les ruelles étroites. Là encore, peu de contrôles de police, à peine quelques rondes des militaires… Prague nous a séduits par la multitude de ses sites architecturaux : roman, gothique, baroque, renaissance, art nouveau, cubisme, sa lumière si particulière et ses jardins.

Album Photos. Prague. Cliquez ci-dessous :

Prague

Lidice. Karlstejn. Plzen. 9 et 10 juin 2017.

Lidice est un village martyr, l’  « Oradour sur Glane » tchèque. En ce 40éme anniversaire du procès du nazi bourreau de Lyon, Klaus Barbie, nous ne pouvions que nous recueillir sur ce site. En juin 1942, un SS, Reinhard Heydrich, aurait subi un attentat. Les habitants de Lidice ont été accusés du forfait. Tous les hommes de plus de 16 ans, et une partie des femmes furent tués, soit 340 personnes. Quant aux enfants, ceux répondant aux critères aryens ont été placé dans des familles allemandes pour être « rééduqués », les autres ont été gazés. Les nazis sont allés jusqu’à déterrer les morts du cimetière pour effacer non seulement les habitations mais aussi la mémoire des habitants.

Il ne reste du village que la forme de l’église et quelques tombes. Des statues, des monuments commémoratifs et des bosquets perpétuent la mémoire de ce lieu. Le site est beau, paisible à souhait et prête à l’apaisement.

Pour atteindre le château de Karlstejn, un des châteaux les plus spectaculaire de Bohême, nous avions le choix entre les charrettes attelées et nos jambes pour parcourir les 2 Kms et la pente à 15 %. Le château est perché en nid d’aigle sur un éperon rocheux ! Nous avons choisi…nos pieds ! Nous voici enfin dans l’enceinte. Hélas, le guide est imposé pour la visite du site et la prochaine visite disponible se déroulera dans 1H30…En tchèque uniquement ! Seules 12 personnes sont acceptées en même temps dans les pièces. Tant pis ! Nous réservons quand même et en profitons pour déjeuner et glaner des informations sur le château.

Il fut édifié entre 1348 et 1356 pour Charles IV qui souhaitait y déposer les joyaux de la couronne et des objets religieux. Les femmes n’étaient pas admises dans le château ! Il semblerait que la forteresse ait subi de grands dommages pendant la guerre de 30 ans. Violet le Duc a été chargé de la reconstruction et …Du coup… Il a modifié l’édifice !

Le guide est jeune et…dépourvu d’humour ! Interdiction de faire des photos ! Quelles dureté sur son visage pour rappeler la consigne aux récalcitrants ! D’abord à une touriste qui n’a rien trouvé de mieux que déclencher le flash de son appareil ! Ensuite à un homme qui a brandi son smartphone ! Rien de tel pour déclencher ma désobéissance et…Eh bien ! Recadrage pour moi aussi !!! Pour les photos ?…Vous n’y êtes pas du tout ! Pour avoir marché sur les tomettes de la chapelle au lieu de rester sur le tapis rouge ! Le pire…Le guide s’égosillait en tchèque et comme je ne réagissais pas..;il a été obligé de venir me parler en…Anglais ! Mon sang n’a fait qu’un tour ! Je lui ai rappelé qu’il n’avait donné aucune consigne ! Et Pan sur le bec !

Ici encore, nous trouvons les pièces petites par rapport aux châteaux français. Les portes ont une drôle de forme qui nous fait penser aux contour du squelette : un carré pour la tête, élargi de deux carrés pour les épaules. Charles IV détestait le château car les portes n’étaient pas assez hautes : 1,72 m alors que le roi mesurait 1,84 m, ce qui l’obligeait à courber l’échine pour passer !

La chapelle de la Vierge-Marie a conservé son magnifique plafond peint d’anges. Les murs sont ornés de peintures au badigeon. Le clou du spectacle est la chapelle Sainte Croix. Les murs sont recouverts de pierres semi-précieuses entourées d’or ; la voûte est couverte d’or elle aussi.

En route pour Plzen, nous nous perdons dans une déviation privée de panneaux indicateurs ! Nous voici à travers des villages, des prés, des forêts et des vallons sans aucune idée de notre direction. La carte Michelin ne mentionne aucun des villages traversés ! La carte IGN plus précise reste…Imprécise ! Reste la National Geografic…Et là …PFFF ! C’est écrit vraiment petit…En tchèque…Eureka ! Tout y est !

Nous atteignons sans encombre Plzen et la brasserie Pilsner Urquell ! Ici, la visite a lieu en anglais et une brochure en français nous est remise ! Le bonheur ! La Pilsner est l’un des rares produits originaux existants encore. Elle est brassée sur le site depuis 1842 et la méthode n’a pas changée : du malt, du houblon, 90 % d’eau de grande qualité et des levures. L’eau est chauffée à 600° avant de traverser le mélange malt/houblon/levure. Le processus de «distillation » est fait 3 fois. Puis le breuvage est mis en fût ouverts pour fermenter ; une « croûte » se forme à la surface. Le stockage a lieu dans les souterrains de la brasserie, d’anciennes mines, à la température idéale de…7° et à l’hygrométrie de plus de…80 % ! C’est ici que nous avons dégusté la bière directement tirée du fût !

Comment déguster une bière ? Voici la recette :

Regarder : la couleur doit être dorée, presque ambrée,

Faire tourner la chope : pour libérer les effluves aromatiques

Sentir : l’odeur doit être douce et agréable

Goûter : la bière doit envelopper la langue, vous laisser un léger pétillement en bouche dès la 1ere gorgée.

Après une nuit sous un déluge de pluie, en bord du lac d’Ostende, nous reprenons la route de Plzen pour visiter le centre ville aux maison peintes et faire notre marché. Pour la petite histoire, Plzen a été la dernière ville d’Europe libérée le 6 mai 1945 par le Général Patton. Nous avons acheté un curieux fromage coloré roulé en bûche et ornés de dessins et un autre tout rond, comme une galette, dont chaque quart est de couleur différente…Vraissemblablement enduit d’épices différentes. On vous en dira plus quand on aura goûté !

Album photos. Lidice. Karlstejn. Plzen. Cliquez ci-dessous :

Lidice. Karlstejn. Plzen.

Tepla. Marianské Lazné. Cheb. 10 juin 2016.

Le couvent de Tepla renferme un « trésor » à nos yeux : une bibliothèque de style baroque, ornée de 40 anges de bois sculptés et contenant 100 000 ouvrages anciens dont plus de la moitié sont en latin. Elle est la seconde plus grande bibliothèque d’abbaye en République Tchèque.

Le couvent n’est pas reluisant et en cours de restauration. A force de tourner et virer, nous trouvons la caisse. Une dame charmante nous explique qu’il y a deux visites, chacune avec sa propre caisse…Pour la bibliothèque, il s’agit de l’autre guichet qui n’ouvrira que…dans 40 minutes ! La caissier déjeune. Bon d’accord…Un tour de parc plus tard, nous poussons la porte d’un corridor…Rien…Pas de bruit…La porte du guichet est fermée. Nous vérifions les horaires…10 minutes de retard…Nous patientons encore…10 minutes…Toujours rien… Alors là ! …Nous rentrons carrément dans la pièce…Et discutons, en français, à haute voix. Voici enfin le guichetier, la bouche pleine et la serviette nouée autour du cou ! Rien à faire pour visiter la bibliothèque avec un guide juste pour nous 2 ! Il faut se joindre au groupe qui arrivera…dans 1 heure ! Là…On a vu rouge ! Pas question d’attendre encore ! Dans une heure, il nous vendra quoi le gars ??? la sieste ???

Je vous mets la photo de la brochure…Pour le fun !

Nous filons à la boutique. La caissière, charmante et souriante, s’exprime en français et nous renseigne sur les principaux sites de la région. Nous passons un moment agréable et glanons des informations intéressantes.

Marianské Lazné, ex Marienbad, est une station thermale emblématique. Curieusement, la caissière ne nous l’avait pas conseillée… L’eau de Marianské a été analysée pour la 1ère fois en 1606. Elle contient de la materia vitrioli (matière vitriolée ???) qui mélangée à l’hydrogène sulfuré est excellente pour le métabolisme. Goethe la préconisait et séjournait souvent à Marianské, ainsi que d’autres personnalités. Nous ?…BOF ! … Nous avons bien sûr goûté l’eau : tiède, soufrée, gazeuse, goût de fer rouillée, odeur d’oeuf pourri ! La seule chose qui nous plut dans Marianské est le magnifique parc avec ses arbres plus que centenaires et ses kiosques où jaillissent les sources. Nous comprenons pourquoi Marianské Lazné ne nous a pas été conseillée !

A travers des champs de bleuets, de lin, de céréales et de magnifiques forêts, nous rejoignons Cheb. Dans la région, beaucoup de plantes sont cultivées pour l’industrie pharmaceutique et cosmétique, ce qui explique les immensités fleuries que nous traversons…Prudemment ! Une biche détalera devant nous, signe que les forêts sont giboyeuses !

Cheb est une ville médiévale à 10 Km de la frontière allemande, côté Bavière. La ville se déclara pro-national socialisme dans les années 30. Du coup, en 1945, à la fin de la guerre, toutes la population germanophobe a été expulsée !

De jolies maisons médiévales entourent la place centrale. Leurs façades sont soient en colombage, soit sculptées. Toutes ont un cachet particulier que nous apprécions, notamment celles du XIII° siècle qui nous évoquent un décor de noël ; elles appartenaient à de riches marchands juifs.

Les toitures des tours de l’église sont étonnantes : Une pointe centrale, entourée de 4 pointes plus basses, le tout surmonté de boules d’or ! L’ensemble est élancé, élégant !

Nous succombons à la gourmandise et achetons de grandes gaufrettes, plates comme des hosties, délicieusement fourrées noisette, goût nougat…Voilà qui change de l’eau de Marianské !

Album photos. Tépla. Marianské Lazné. Cheb. Cliquez ci-dessous :

Tépla. Marianské Lazné. Cheb

Soos. Doubrava. Loket. Karlovy Vary. 11 juin 2016.

Dernier jour dans le triangle thermal…

Sur recommandation de la caissière de la boutique de Tepla, nous nous rendons à la réserve de Soos, à 15 km de Frantiskovy Lazné. Un circuit piéton de 3 Km nous entraine à travers saunières, étangs, tourbières, de ruisseaux ferrugineux, le tout entrecoupé d’émergence de sources d’eau minérale et de cratères d’où s’échappe de l’oxyde de carbone. En hiver, l’eau forme de véritable geyser. En juin, nous admirons la force du bouillonnement de l’eau jaillissante et reniflons une persistante odeur …d’oeuf pourri ! Par contre, ici, l’eau est froide contrairement à celle de Marianskè. Nous avons goûté sur site évidemment !

Par endroit, le sol est noir, rouille et blanc : noir de la tourbe, roux du fer, blanc…des cristaux de sel ! Ce dernier est amer.

Vidéo des sources. Cliquez ci-contre : Source de Soos

Le village eco-musée de Doubrava, au sud de Cheb, complétera cette matinée bucolique. Il faut bien le chercher…Parcourir une méchante route étroite, pour enfin voir…9 maisons typiques avec colombages peints du « soleil de Doubrava », une sorte de rose des vents. En fait, le village a été rasé pendant la guerre de 1940/1945, et seules les maisons restantes ont échappé à la destruction…Peut être à cause de leur situation loin du centre, cachées au creux d’un vallon encaissé. En tout cas, la ferme du Rustier (nom du propriétaire) est splendide et l’accueil au diapason. L’hôtesse ira même cherché une dame parlant un peu français pour nous donner des explications. Quel dommage que le restaurant à la ferme soit fermé : nous aurions surement dégusté des mets typiques directement issus de la production familiale !

Nous déjeunerons, en conséquence, à Loket, au son d’un violon et d’une guitare, deux musiciens de rue s’étant installés proche de la terrasse.

Au menu, pour l’un : domaci svickova (boeuf en sauce (mais laquelle ?) , avec galette de pain de mie, gelée de groseille, crème chantilly) et pecena kachynka Zelicko (canard grillé avec galette de pain de mie, galette de polenta, choux rouge et oignons macérés, et une autre galette au goût de pomme avec???). C’est bon mais roboratif !

Loket est une ville royale, avec un château perché sur un éperon rocheux, dans un lacet de la rivière Ohre. Pendant des siècles, cette ville était la mieux protégée de Bohême, le château est l’un des plus ancien châteaux-forts tchèques. Les ruelles pavées montent toutes au château. Pour la petite histoire, c’est ici que certaines scènes de Casino Royale ( James Bond) ont été tournées.

Dernière ville d’eau de notre journée : Karlovy Vary. La ville comptait 12 sources à sa création…15 aujourd’hui. Elles sont les vestiges de l’activité volcanique de la région. Recommandées contre les troubles du système digestif et le diabète, les eaux jaillissent à diverses températures : de 73° à 53°. Chacune est repérée par une plaque qui mentionne le nom de la source et la température de l’eau. Il convient de boire dans un ordre précis et selon un protocole adapté à chaque pathologie…pour se faire, le curiste doit s’équiper d’un kalisek, littéralement « tasse-canard » : une tasse plate avec un bec, un peu comme une pipe au fourneau aplati. L’eau se boit au bec, lequel permet de baisser la température du breuvage. Nous avons bien sûr testé chacune des sources avec le kalisek. Une seule nous a paru acceptable au goût !

La 16ème source est la Becherovka, une boisson alcoolisée à 40°, élaborée à base de plantes macérées, dont la recette est tenue secrète. Nous avons identifié : cannelle, clous de girofle, écorces d ‘orange. Pour les reste mystère. La Becherovka soigne tout, absolument tout…Sauf…Le mal de tête ! Nous nous sommes abstenus !

Karlovy Vary nous a conquis par son charme désuet et sa quiétude.

Album photos. Soos. Doubrava. Loket. Karlovy Vary. Cliquez ci-dessous :

Soos. Doubrava. Loket. Karlovy Vary

Térézin. 12 juin 2017.

Lyon commémore, cette année, les 40 ans du procès du nazi Klaus Barbie. Particulièrement touches par les exactions des nazis, nous souhaitions visiter  et nous souvenir de cette période noire. Térézin était une ville-forteresse bâtie en 1780 en 2 parties. Son but était de protéger les habitants contre les Prussiens.

Lors de la seconde guerre mondiale, les nazis ont commencer à installer des juifs dans la ville. La grande forteresse devient un ghetto juif et la petite une prison de la gestapo. Déportés et habitants cohabitaient. La propagande nazi utilisait Térézin pour mystifier les détracteurs et parmi eux, la Croix-Rouge. Seul était affiché le bon coté de Térézin : la cohabitation, les écoles, animations culturelles, jeux d’enfants pour les Juifs. La réalité était plus sombre. Ceux qui pouvaient travailler partaient immédiatement sur les espaces de travail. Le labeur était épuisant et le travailleur en mourrait. Ceux qui n’étaient pas aptes partaient directement vers la chambre à gaz. Térézin était un camp de transit. Pour autant, la mortalité était importante tant à cause des maigres rations quotidiennes, que du dur labeur, du typhus et des « marches de la mort ». Ici fût notamment utiliser un camion chambre à gaz afin d’accélérer la destruction du peuple juif.

Un jour, il a fallu de plus en plus de place pour les déportés. Alors, les nazis ont chassé les habitants de Térézin pour installer les malheureux à leurs places, entassés serait le mot le plus exact !

Parmi eux, le poète et résistant français, Robert Desnos, qui mourut à Térézin.

Le musée du ghetto présent une belle exposition des dessins des enfants du camp de concentration et des « artistes » du ghetto. J’ai eu le malheur de dire « Danke schoen » à la caissière du musée. Elle m’a gentiment reprise, indiqué que ce mot est allemand et qu’ici on dit : « dikoui ». Leçon retenue ! Même si les habitants ont réinvesti les immeubles, que la vie jaillit de partout à Térézin, les blessures de l’histoire sont bien présentes.

Nous avons pris un énorme orage sur la tête qui nous a imposé de nous réfugier dans un restaurant. La tenancière était très sympathique même si nous sommes arrivés tous dégoulinants ! Nous avons eu du mal à nous comprendre …Nous avons en effet décidé de ne plus gaffer et de ne parler que français ou anglais.

La visite de Térézin est moins poignante que celle d’Auschwitz, peut être parce que la vie a repris ses droits…Pour autant, ni Jean-Paul ni moi ne pourrions habiter les anciennes « baraques » où les malheureux ont soufferts.

Par de belles routes secondaires à travers vallons, champs de céréales, vergers, potagers immenses et villages typiques nous avons rejoint Decin. Ici, le paysage nous fait penser au Jura…D’ailleurs, la région est surnommée la Suisse tchèque. Malheureusement, nous arrivons trop tard pour visiter la belle roseraie baroque de Decin. Tant pis…Ce sera pour une autre fois. Pour ce soir, nous dormons au bord d’un magnifique lac, bien au calme.

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Térézin

Pravcicka Brana. 13 juin 2017.

Surprise ce matin au camping ! Nous découvrons 2 campeurs roulés dans des couvertures et couchés à même l’herbe…Pourtant, ils possèdent une voiture haut de gamme !… Va savoir…

Nous partons pour randonner à Pravcicka Brana. Ce site est le plus grand pont naturel d’Europe centrale : 26 mètres de long pour 21 de haut. La propriétaire du camping nous a fourni une foule d’explications hier. Nous pouvons nous garer à Hrensko et parcourir 5 kms à travers la forêt pour rejoindre le pont. Las….Impossible de se garer avec un camping-car à Hrensko. C’est tout simplement interdit ! Le gardien du parking nous envoie à 5 Km à Mezni Louka. De ce village, la randonnée est plus longue mais nous pourrons revenir en barque par la rivière Kamice. Les gorges vu du haut et du bas, voilà qui nous séduit !

Nous sommes dans la « Suisse Tchèque » et nous comprenons vite pourquoi : tout est coquet, ordonné. Les chemins sont bien fléchés, entretenus avec minutie. Nous nous élançons à travers feuillus et conifères. Sous nos yeux, le massif gréseux présente d’étranges formes et nous prenons le temps d’admirer les merveilles de la nature : parois rocheuses, racines d’arbres…Sur le chemin, nous trouvons 2 bagues d’oiseaux morts…Que faire ?…Nous décidons de les ramasser et de les donner à la maison du parc ou au centre d’information, exactement comme nous procèderions en France.

Le site de Pravcicka Brana comporte un restaurant et des points de vue aménagés au sommet des plateaux des roches qui entourent l’esplanade. Par le sentier de Hrensko, c’est une orde qui arrive en flots continus. Nous nous acquittons du droit d’entrée modique et profitons pleinement de la vue !

Hrensko nous voici ! Où est l’embarcadaire ? Difficile à trouver pour nous qui ne parlons ni tchèque, ni allemand…Difficile de comprendre les horaires des barques…Affichés en tchèque. Et personne à qui demander bien évidemment… Et si on prenait le bus rouge si kitch ? Son arrêt est juste là ! Aussitôt dit aussitôt fait !

Nous rendons les 2 bagues d’oiseaux au centre d’information. La femme a l’air horrifié…Pourtant vu la sécheresse des pattes, les oiseaux sont décédés depuis longtemps et çà ne pue pas…Elle m’ouvre un sac en plastique tenu à bout de bras et détourne la tête quand je pose les bagues. Je lui montre sur un plan où nous avons trouvé les cadavres…Au moins, nous aurons accompli notre devoir vis à vis de la protection animale.

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Pravcicka Brana

Liberec Jested. Mlada Boleslav. Prachovské Skaly. 14 juin 2017.

Nous quittons le camping de Liberec dès 8h du matin par 13°  pour rejoindre la colline de Jested et l’étrange tour de télévision. Nous nous dirigeons un peu au hasard car nous n’avons aucune adresse précise. Deux façons de rejoindre ce point culminant : une télécabine, ou se rapprocher en voiture et marcher. Il fait si beau que nous optons pour la marche.

Ah voici un parking presque au sommet de la colline. Il semble que beaucoup se garent ici. Disciplinés, nous nous acquittons du droit de stationner (modeste) et partons d’un bon pas. « C’est louche ! Tous ces véhicules qui montent…Et nous qui stationnons en bas…Y’a un truc… » Jean-Paul décide de récupérer le camping-car et de suivre la route jusqu’au bout…Bien lui en a pris !…Au sommet…A 1 km de la tour…Un autre parking nous attend (GPS : N 50°43’48 » E 14°59’13’) !

La grimpette est ardue ! La colline culmine à 1012 m et un agréable vent frais souffle ! La tour, qui contient aussi un hôtel et un restaurant, a été construite entre 1963 et 1968. Elle ressemble à un vaisseau spatial prêt à décoller et l’architecte à l’origine du projet a reçu le prix de l’union internationale des architectes. Alors…Pas question de dire que c’est moche ! La vue est imprenable sur Liberec, la Pologne et l’Allemagne. Par contre, vu le nombre d’antennes de télétransmission…Pas sûr qu’un séjour prolongé sur le site soit bon pour l’organisme.

Direction Mlada Boleslav et le musée Skoda. C’est ici que le groupe Skoda a installé sa production en 1920, après avoir quitté Plzen où il était implanté depuis 1869. D’après nos guides de voyage, le musée vaut le détour…BOF ! Pour tout dire à part une trentaine de voitures et 6 vélos…Circulez ! Il n’y a rien à voir !

C’est fort déçus et en avance sur le timing que nous nous rendons à Prachovské Skaly. Là encore, nos 3 cartes sont approximatives. Nous savons que le site est dans le Cesky Raj, le paradis tchèque, à environ 5 Km de Jicin, vers Prachov ( qui figure sur ma carte IGN), au bout d’une route fléchée « Turisticka chata ». Avec çà, ajouter une route très étroite, des virages en épingles et pas de panneau indicateur…Voici donc le point GPS : N 50°28’06 » E 15°17’03 ». Parce que, bien sûr, en bons têtus, nous avons fini par trouver. Attention, camping-car volumineux ou longs : s’abstenir !

Nous nous promenons à travers des falaise, des cheminées, des canyons de pierre ! La caissière nous a indiqué le plus joli tour, mais aussi le plus long ! Nous n’en finissons pas de gravir ou descendre des escaliers naturels ou taillés par l’homme, de nous courber dans d’étroites fissures, d’escalader des plate-formes naturelles d’où le regard se perd sur les monts avoisinants et les tours rocheuses de Trosky. D’étranges formes apparaissent sous nos yeux ! Ici, un dinosaure nous observe, là, c’est une famille de pierre, ici, une énorme bouche qui veut nous dévorer au passage…Et que dire des 2 têtes qui veillent sur le chemin ? Nous avons profité de la magnifique clarté et de chacun des passages « secrets » et nous sommes amusés comme des enfants sur une île mystérieuse.

Nous nous installons pour la nuit dans un camping à Janolice en bord de rivière. La soirée nous a réservé encore une surprise. Plusieurs campeurs ont fait chacun son feu de bois à même la pelouse ! Et voici, les plus proches qui grillent des saucisses au bout d’un long bâton de bois pour leur diner ! Ici, nous sommes en Bohême et le mot « bohémien » prend toute sa signification !

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Libérec jested. Mlada Boleslav. Prachovské Skaly

Hruda Skala. Jablonec Nad Nisou. Jizerské Hory. Harrachov. 15 juin 2017.

Le beau temps nous accompagne toujours. Pourtant la chaleur est de plus en plus lourde…

Avant de quitter le Cesky Raj, nous voulons visiter LA cité de pierre la plus insolite : Hruda Skala. A part le château néo-gothique aménagé en hôtel de luxe et la vue sur les environs…Rien à voir en ce qui nous concerne. Peut être parce que nous sommes encore sous le charme de Prachovské.

Jablonec Nad Nisou est connue pour être la ville du verre et des bijoux fantaisie. Elle dispose donc d’un musée du verre et des bijoux… Ouille ! Impossible de rentrer sur le parking du dit-musée à cause de la hauteur du véhicule. Nous cherchons un peu au hasard autour de la gare routière quand un chauffeur de car, bien gentiment, nous indique un parking sans gabarit.

Le musée se trouve dans un bâtiment Art Nouveau. Il a été entièrement rénové et présente une magnifique collection aussi bien de joyaux que de pièces de verre ! Nous sommes conquis et nos yeux brillent comme autant de cristaux de Bohême ! Nous oublions le temps au milieu des merveilles qui s’offrent à la contemplation.

Et si nous pique-niquions dans la réserve naturelle de Jizerské Hory. Nous hésitons à nous engager car un panneau indique une interdiction pour les véhicule de plus de 3,5 tonnes….on est juste en dessous de la jauge non ? Allez hop ! On verra bien ! Et nous voici à nouveau sur une petite route de montagne qui grimpe à travers de jolis villages aux maison à colombages, forets et tourbières pour notre plus grand bonheur. Difficile de trouver un coin pour se garer. Nous réussirons cependant. Plus nous progressons, plus les villages semblent pauvres et moins entretenus…La faute à la crise de 2008 ? d’ailleurs, nous rencontrons à nouveau des populations de Tziganes, les fameux « gypsies » partis de Roumanie…

A Frydlant, un équipage de policiers nous arrête…Allons bon ! Peut être que nous roulions un peu vite ? C’est 50KM/H en agglomération. Jean-Paul se rassure : «  Oh 55 ou 60 çà ne fait pas une grosse différence! Bien évidemment, quand les autorités nous arrêtent…Nous ne comprenons, ne parlons et n’entendons que le français ! Le policier essaie l’anglais…Nous faisons les ahuris…Il regarde les papiers…Part vers son chef qui…Donne l’ordre de…Nous laisser filer ! OUF ! Vu nos airs de parfaits crétins, il n’a pas cherché à engager la conversation…Trop difficile en français !

D’ailleurs, peu de panneaux d’information sont en français ; nous trouvons l’anglais et l’allemand en plus du tchèque.

A Harrachov, un gentil accueil nous est offert à l’office du tourisme où nous nous renseignons sur les possibilité de randonner dans les Monts des Géants (Krkonosë) qui culminent à 1602 mètres. Tout peut se faire à partir du camping d’Harrachov. Génial ! Allons visiter les boutiques de verriers maintenant ! Il est 18H10 et toutes sont…fermées !

Album photos. Hruda Skala. Jablonec nad Nisou. Jizerské Hory. Cliquez ci-dessous :

Hruda Skala. Jablonec nad Nisou. Jizerské Hory