11 juillet 2023. Lille

En route pour Lille ! Ou plutôt en bus ! Nous laissons volontiers notre Exsis sur l’aire pour emprunter, l’esprit tranquille, les transports publics. Il nous faudra presque une heure pour rejoindre la gare de Lille-Flandres depuis Comines. La dame qui nous accueille…pétille de son orange dynamique, comme un prélude au dynamisme lillois !

Et ce n’est pas le Pélican, fièrement posé au sommet de l’immeuble, qui nous aidera dans nos choix de visites !

Autour de la place de la gare de Lille Flandres, les façades des hôtels rivalisent de décors architecturaux.

Lille est une ville dynamique, vibrante, au riche passé. Par où commencer notre circuit entre la citadelle, le quartier Vazemmes, le Vieux Lille ?

Regarde : il y a un beffroi là bas ! On peut aussi suivre l’itinéraire proposé par le Michelin ?

Allez…le beffroi en premier…Cheminons dans sa direction !

L’église St Maurice est malheureusement fermée. Sa particularité ? Etre une église gothique construite au… XIXème siècle ! …En fait, sa construction a commencé au XIVème siècle par le transept et quelques travées de la nef pour se terminer par sa façade néo-gothique au XIXème siècle.

L’Hermitage gantois fondé en 1462 a accueilli jusqu’en 1995 des personnes âgées défavorisées et des malades. Hélas, le voici devenu un hôtel…de prestige !

La porte de Paris construite entre 1685 et 1692 en l’honneur de Louis XIV faisait partie des remparts . Elle est la seule porte de ville faisant office d’arc de triomphe.

L’hôtel de Ville a été construit en 1927 et mêle une architecture flamande au béton. Il est grandiose, imposant…Presque trop !

Le beffroi est la tour la plus haute de la région : 104 mètres ! A sa base trône les deux géants de Lille : Lydéric et Phinaert.

La chapelle du réduit est bien cachée …dans une enceinte militaire…où les photos sont interdites ! Et bien sûr, au moment où je pointe mon objectif à travers les grilles….Un groupe de militaires sort ! Ils ne vont rien dire à une Mamy ?…Pire !!!! ils nous ignorent !!!
La chapelle est le seul vestige du fort du réduit et elle garde sa façade Louis XIV.

On retourne sur le Vieux Lille ? Allez c’est parti !
Tiens : une « impasse » comme en Belgique. Sauf qu’ici çà s’appelle « arrière-cour « !  La cour des Brigittines est l’un des très rares ensembles du XVIIème siècle qui ait échappé à la destruction. Elle dépendait du couvent des Brigittines où intervenaient des exorcistes et se déroulaient des procès en sorcellerie qui se terminaient par le bûcher pour les présumées coupables !

Le Palais Rihour abrite l’office du tourisme. Il a été édifié entre 1454 et 1473 par Philippe le Bon.

Un « banc sous la fenêtre » incite au repos dans la fraicheur de l’escalier en pierre aux voutes en réseau ; la chaleur est en en effet importante dehors.

Nous grimpons à l’étage admirer la salle du conclave et l’oratoire ducal.

Sur le côté, un mémorial rappelle le prix payé par les Lillois aux diverses guerres.

Tout au bout de la Place Rihour, une maison encastrée dans un immeuble résiste vaillamment à la pression immobilière !

La Grand’Place est l’ancienne place du marché au Moyen-Age ; elle reste un centre d’activités important ! Malgré la chaleur, elle grouille de monde !

A l’angle…Serait-ce encore un hommage à Louis XIV ? Il faisait quoi ici ??? Ah oui ! ….Il a pris la ville ! Et a demandé à Vauban de la fortifier !

La Vieille Bourse est le 1er bâtiment édifié sur cette place. Elle a été construite en 1652 à la demande des riches marchands. Elle a fonctionné pour les échanges commerciaux jusqu’au XIXème siècle, époque où elle abritait une « corbeille ». Aujourd’hui, la cour intérieure est occupée par des bouquinistes.

La « Voix du Nord », siège du quotidien du même nom depuis 1944, a été édifiée en 1936 dans un style néo-flamand.

Au sommet, le groupe de statues symbolise la Flandre, l’Artois et le Hainault.

Le travail est mis à l’honneur avec cette devise : «  Défendre le travail dans la région du nord ». A remettre d’actualité  dans la France entière ! Et de toute urgence !

Le « furet du nord » : une incroyable découverte ! Nous voici dans la plus grande libraire d’Europe, voire du monde ! 7 000 m2, sur 7 étages, dédiés aux livres neufs ou d’occasions, avec quelques vinyles et jeux au sous-sol.

A quoi peut bien servir ce lutin pendu à la cloche ? A inviter à entrer dans l’estaminet ? A annoncer l’arrivée imminente d’ennemis ? A inciter à la fête ?

La statue du « P’tit Quinquin » a été réalisée en hommage à la chanson en patois composée par Alexandre Derousseaux en 1853. Elle raconte l’histoire d’une dentellière s’évertuant à endormir son enfant.

A Lille, comme à Amsterdam, de discrets pavés de cuivre, se glissent dans ceux du trottoir au droit de certaines maisons. Ils rappellent que des Humains ont été déportés, puis massacrés par les nazis.

L’Opéra, édifié en 1907 sur la place du précédent entièrement brulé, a été inauguré par…les Allemands ! Les Lillois ne l’ont récupéré qu’en 1923 !

La Chambre de Commerce et d’Industrie a succédé en 1921 à la Vieille Bourse. Le carillon de son beffroi, haut de 86 mètres, égrène le « P’tit Quinquin » toutes les heures.

La rue des Chats Bossus est l’ancienne rue des tanneurs. Lorsqu’ils séchaient leurs peaux sur leurs enseigne, celles-ci prenaient la forme d’un chat bossu !

Pas très loin, une façade art déco est recouverte d’une mosaïque de poissons et crustacés. L’huitrière, ancienne poissonnerie de 1928, présente aussi un balcon en forme de coquille d’huitre encadré de vignes pour rappeler le vin blanc qui accompagne si bien les fruits de mer.

L’hospice Comtesse était un hôpital édifié en 1237 par Jeanne de Constantinople, Comtesse de Flandres.

Rue de la Bourse, sur une façade, le rang des angelots amuse. Pourtant, à bien y regarder…Certains s’enlacent quand d’autres se tournent le dos ! L’explication est simple : quand ils s’enlacent, la maison appartient au même propriétaire, quand ils se tournent le dos les propriétaires sont différents.

De ruelles en places aminées, d’artères commerçantes en places plus intimes, le Vieux-Lille offre plus d’une surprise. Certes, ses pavés sont redoutables pour les pieds, mais quelle beauté sur les façades ! Que de belles portes ouvragées !

Malgré la chaleur intense de cette journée, nous avons parcouru plus de12 kms à pied sans nous en rendre compte. Le Vieux Lille charme le promeneur. C’est les yeux pleins d’images que nous rentrons au camping-car après quasi une heure de trajet dans un bus brinquebalant !

Demain à nous la citadelle et le marché Wazemmes ! Euh…Le clown nous prépare un coup ? Il est drôlement songeur…

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