19 juin 2023. Blégny mine. Spa. Belgique

Blégny mine.

En fin de matinée, nous avons rendez-vous pour visiter la mine de Blégny. Ce site de charbonnage a été le dernier à fermer dans le bassin liégeois en 1980.

La mine a été exploitée longtemps, d’abord en surface, puis, au XIXème siècle en sous-sol. Elle descendait sur 8 étages et jusqu’à 530 mètres de profondeur.

Nous commençons par parcourir le terril. Il est composé les déchets d’extractions : pierres, charbons impropres…

Le terril ressemble à un petit mont couvert de végétation. Le tapis roulant déverse en haut les déchets qui finissent par former une sorte de tas.

De la végétation pousse sur les pentes. Les bouleaux vrillent leurs racines pour s’adapter à la déclivité et tenir les « gravats ».

Un escalier, bien raide, de 240 marches nous conduit tout en haut !

Le train des mineurs est à lui seul angoissant : tassés, serrés, les mineurs étaient emmenés dans les galeries jusqu’au point d’extraction.

Nous prenons des forces avant de descendre dans la mine. Il n’y a pas à dire : les frites belges à la graisse de boeuf…C’est autre chose que les nôtres ! Moelleuses dedans, croquantes dehors, avec un goût particulier !

Il faut s’équiper en conséquence : casque et veste de mineur sont obligatoires. EUH…. Pas très propre la veste ! Et pour le casque…Pas de charlotte ! …çà craint un peu non ?!?! On fait la grosse tête de « punis »…

Blégny est l’une des quatre authentiques mines de charbon en Europe où vous pouvez descendre d’abord à -30 mètres avec la cage des mineurs, sorte d’ascenseur de fer, sans éclairage, et bringuebalant à une vitesse folle…Je n’en mène pas large…Même si le « mineur sympa » se veut rassurant…

Nous voici dans la galerie ! Les parois sont toutes en fer. Quel travail colossal fait par les mineurs pour sécuriser !

Cette porte sert à diriger les flux d’air de la surface à -60 mètres et donc à ventiler les galeries.

Un escalier nous conduit à -60 mètres, le long d’une pente à 10% qui était exploitée par les mineurs dans des conditions déplorables. Jugez plutôt !

Le charbon forme une veine sombre et brillante entre deux couches de pierre.

Toutes les machines fonctionnent et nous nous trouvons vite dans un vacarme qui est celui de la mine ! Pauvres mineurs !!!

Retour à la surface par la cage : Beurk !!! Sainte Barbe, patronne des mineurs, nous accueille au sortir de la cage. Nous voilà sauvés !

Ici, le guide nous explique toute les opérations de lavage…Euh…pour le bain de boue…merci , çà ira ! Même si c’est gratuit !

Le guide nous présente le joli train qu’utilisaient les nantis pour se rendre à Liège ou Maastricht. Quel contraste avec celui des mineurs !

Nous jetons un dernier regard sur le Puit Mary et le site avant de rejoindre Spa.

Non, Jean-Paul ! Ce n’est pas notre Exsis ! Nostalgie…Quand elle te tient…

Spa. Ville d’eau.

Spa nous attire en tant que ville d’eau. Elles ont toutes un charme suranné et une élégance particulière, un peu désuète, qui me plait.

L’office du tourisme est aussi une référence pour obtenir des renseignements sur le parc naturel des Hautes-Fagnes, où nous comptons randonner pour rejoindre le point culminant de la Belgique : le signal de Botrange ( hauteur : 694 mètres). Le parc abrite par ailleurs une riche faune et flore.

Hélas ! Mille fois hélas ! Le parc est strictement interdit d’accès à cause de la sécheresse et d’un incendie qui s’est déclaré dans la semaine.

Devant nos mines déconfites, l’hôtesse nous propose une autre balade, au-dessus de Spa, qui nous permettra de découvrir les fagnes : le domaine de Bérinzenne. C’est ici que nous bivouaquons ce soir, sans réseau pour mise en ligne du billet quotidien sur le site.

Revenons à Spa ! Dans la ville, des Pierrots facétieux jouent à saute-mouton…

Sous l’oeil un brin agacé de Pierre Le Grand…

Ce dernier possède son pouhon : la source la plus célèbre de Spa, de style art déco, équipée d’une baignoire en cuivre et ainsi que sa table personnelle.

La source était fréquentée par, entre autre, la Reine Margot, Victor Hugo. Les vertus curatives des sources de Spa sont connues depuis les Romains !

L’eau est légèrement piquante, acidulée et riche en fer, ainsi qu’en témoigne la fontaine Marie-Henriette.

Un funiculaire, ultra moderne, permet de rejoindre, sans fatigue, les nouveaux thermes au sommet de la colline.

Les façades Art Déco se distinguent parmi d’autres d’inspiration plus classique.

Cachée au fond d’une impasse, nous découvrons une cour paisible et accueillante.

La cascade monumentale est plutôt un bassin minuscule que nous avons failli rater.

L’église Saint Remacle surprend par ses divers clochers.

La micro brasserie est bien élégante dans le parc des 7 heures qui abrite aussi un moulin qui servait de pigeonnier.

Les anciens thermes présentent une façade Napoléon III.

Sur la Place Royale, la station météo tente vaillamment de résister aux affres du temps.

Le casino demeure le plus ancien du monde ; construit en 1763, il a cependant subi plusieurs rénovations chamboulant son style initial.

Spa est une ville pleine de charme où il fait bon déambuler le nez en l’air, sous les frondaisons ou dans le parc.

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