7 juin 2023. Fourmies. Trélon. Parc de l’Avesnois

Après la traversée de vallons verdoyants et encore de belles forêts de feuillus, nous atteignons Fourmies, en Avesnois, pour visiter le musée du textile et de la vis sociale. Le parking est minuscule ; aussi, nous décidons de trouver un stationnement un peu en périphérie, quitte à marcher.
Le musée est installé dans l’ancienne usine Prouvost-Masurel, en activité de 1874 à 1978. Elle témoigne des grands mouvements du 19ème siècle, de l’industrialisation et de ses conséquences sociales.

Laissez nous vous conter le grand drame de Fourmies ! Le 1er mai, la tradition impose que les jeunes coupent une branche d’aubépine en fleur pour leur fiancée. Or, le 1 mai 1891, les ouvriers, au lieu de compter fleurette, se mettent en grève, à l’appel de leur syndicat, pour obtenir la journée de 8 heures de travail. Ils se rassemblent ; les gendarmes arrêtent quelques « forts en gueule ». L’après-midi, la manifestation enfle et afflue sur la place de la mairie pour obtenir leur libération. Un officier prend peur et pense sa troupe débordée. Il ordonne d’ouvrir le feu sur les manifestants, sans sommation ! Neufs morts et de trente blessés gisent sur le pavé !

Nous parcourons les halles dédiées aux machines de la 2ème moitié du XIXème siècle aux années 1970, dont beaucoup fonctionnent encore. Elles sont belles, entourées de leur dentelle de fer !

Nous découvrons les ateliers de tissage et confection à domicile, puis la reconstitution d’une rue de Fourmies. Nous aurions tant aimé nous assoir à la table de l’Estaminet, fouiller dans le bazar pêle-mêle ou discuter du montant de notre retraite au guichet de la Poste…Nostalgie !

Les habitats ouvriers d’une surface de 25m2 étaient dédiés à un couple et jusqu’à 2 enfants en bas âge !

Dans la salle de classe de 1895, des fusils sont accrochés au mur. Curieux … Ils symbolisent la France revancharde de 1870 à 1914.

Dans la dernière salle, une exposition temporaire est consacrée aux musiques populaires en Avesnois du XIXème au XXème siècle. Le gramophone, avec son cornet transparent, nous étonne, tout comme la grande armoire à musique mécanique, ou encore la mini boite à musique qui joue Sond of Silence de Simon and Garfunkel !

Album photos de Fourmies. Cliquez ici : https://photos.app.goo.gl/e7hePaiajmSceMJY6

7 juin 2023. Trélon.

Rejoignons Trélon pour l’atelier-musée du verre.

Nous nous garons sur un parking « poudreux » là encore. Depuis Guédelon, la poussière ne nous quitte pas ! La sécheresse sévit et la pierre, ici, est blanche et très friable. Tout ceci, sous l’effet conjugué du vent, et de certains conducteurs qui participent visiblement au championnat de France du plus beau nuage de poussière, notre véhicule est recouvert et envahi par une sorte de poudre très fine. Elle s’infiltre partout, un peu comme la latérite en Afrique ! Heureusement, le musée a prévu un grand parking en gravier et nous changeons le camping-car de place. Toujours çà de moins dans la cellule !

Ici encore, nous sommes les seuls visiteurs et l’accueillant nous emmènent directement vers deux verrières qui soufflent un vase dans une chaleur effroyable. Nous avons le temps de discuter avec elles.

Le four Boëtus, construit à la fin du XIXème siècle avec une charpente métallique Eiffel, servaient aux verriers pour souffler, à la bouche, des bouteilles de champagnes, et ce, jusqu’en 1914.

A coté, un plus moderne et plus récent (1926), le four Stein nous emmène dans l’ère de la verrerie semi-automatique. Il était dédié à la production de flacons de parfums et de pots à cosmétique de prestige.

L’accueillant qui nous montre les plus belles pièces de la collection : flacons de parfum de luxe, bouchons, commandes particulières qui faisaient la renommée de la verrerie jusqu’en 1977, année de sa fermeture.

A la fin de la visite, nous remarquons des sortes de faitage en verre… Sont-ils toujours utilisés ? Oui, nous répond le préposé à l’accueil. Ces pignons sont typiques de la région et résistent très bien aux intempéries. En quittant Trélon pour notre étape, nous en verrons un, du plus bel effet, sur le toit d’une maison en briques.

Album photos de Trélon. Cliquez ici : https://photos.app.goo.gl/RNy92vJMzxVtkTuPA

Notre étape pour quelques jours est un « camping de mon village » du réseau Camping-car Park, à Felleries. A peine sur notre emplacement, nous attaquons le grand ménage de la cellule de notre Exsis. A grand renfort d’huile de coude, tout y passe : cloisons, poste de pilotage, coins, recoins…Enfin sortis de cette poussière ! Et regardez,ce que nous découvert…Il est beau le combi !

Laisser un commentaire