12 et 13 juillet 2024. Fagaras. Sibiu. Roumanie

Enfin une belle nuit fraiche et reposante ! Les deux équipages, requinqués, prennent la route chacun de leur côté. Nous nous retrouverons mi-octobre au festival des aventuriers de Tonnay-Charente !
A cause des trop fortes chaleurs qui vont encore sévir plusieurs semaines selon la météo, et des malaises qu’elles me causent, nous décidons de rentrer tranquillement à Lyon. Avec beaucoup e tristesse, nous prévenons Irina, connue en 2016 et avec qui nous entretenons des contacts réguliers, que nous ne viendrons pas dans le delta du Danube à Murighiol dans leur joli camping « Dan the fisherman ». Elle comprend aisément et nous indique que la Roumanie n’a jamais connu une telle vague de chaleur, ni aussi longue !

Lors de notre voyage en Roumanie, en 2016, nous n’avions pas visité le château de Fagaras faute de temps. Aussi, devient-il notre destination du jour. Le magnifique château, récemment restauré, se mire dans l’eau des douves.

Propriété des Princes de Valachie au XIIIème et XIVème siècle, la forteresse a été aménagée par la vovoïde de Transylvanie au XVIème siècle, puis sous le règne du Prince Gabor Bethlen dans le style renaissance transylvanien.

Prends garde ! La tour nous surveille de ses multiples yeux !

Les salles de réunion, dont la salle du trône, où étaient prises les décisions importantes sont imposantes !

Hélas, le château a abrité des salles de tortures et la terrible « dame de fer », engin de torture dont personne ne réchappe vivant, trône encore dans les murs.

Ensuite,les Autrichiens ont utilisé le château comme prison militaire et reconverti en prison politique sous le régime communiste. Nous descendons dans les cachots …

Même s’il fait frais et que j’apprécie…Décidément non ! Je ne suis pas prête à rester trop longtemps dans ces murs qui exsudent les mauvaises ondes !

A l’étage, bien sûr, revoilà Dracula !!!

Le musée du pays de Fagaras, dans l’enceinte même du château, mérité une visite tant il recèle des trésors de broderies, verreries, poteries…

En longeant les douves, une église, dont les dômes resplendissent au soleil, s’offre à nos yeux !

Il s’agit de la cathédrale St John of the Baptist, elle aussi rénovée et entourée d’un immense parvis, après modification de la voirie. Malheureusement, nous n’avons trouvé aucune documentation sur sa construction et son histoire.

Nous avions beaucoup aimé Sibiu en 2016 et avons décidé d’y établir notre halte nocturne à l’aire de camping-car nomad caravan . Pour y accéder, il nous faudra opérer une manœuvre délicate en pleine circulation du vendredi après-midi, période au cours de laquelle de nombreux Roumains quittent la ville pour le bord de mer. OUF ! Nous y voilà sans encombre et accueilli, non pas par la patronne qui n’a qu’une hâte, filer à bord de son camping-car, mais par une résidente qui prend le temps de tout nous expliquer du fonctionnement de l’aire au bus ou taxis pour rejoindre le centre-ville en passant par la vaisselle et internet !

Sibiu est réputée être la plus belle ville de Roumanie. Elle se laisse découvrir en longues flâneries. A nouveau, en descendant du bus, nous sommes interpellés par une dame…En français..Très contente de trouver des Français et de pratiquer une langue qu’elle aime beaucoup.

Elle nous envoie dans des ruelles et quartiers que nous n’avions pas visité en 2016, un peu comme en balade privée. Ses conseils s’avèreront judicieux !

Nous nous amusons des « yeux sur le toit », ces lucarnes percées dans les toits de tuiles rouges, et destinés à protéger la nourriture, stockée dans les greniers, de la lumière directe du soleil et de garder une ventilation adaptée à la conservation des denrées. En 2017, avec le slogan « Vă vedem », qui signifie « On vous voit », les manifestants contre la dictature de Ceausescu dessinent sur leurs banderoles les yeux de Sibiu ! Et c’est ainsi qu’ils sont devenus, partout dans le monde, la symbole de la contestation.

Ce n’est pas Dracula, malgré son air courroucé, qui nous dira le contraire !

Lorsque nous rentrons au camping-car, à 14H, il fera 47,4° à l’extérieur, à l’ombre des arbres et 40,8° à l’intérieur de l’Exsis. Impossible de faire quoi que ce soit cet après-midi !

Transfagarasan. Musée Astra de Sibiu. Région Valachie

19 juin 2016.

dsc04820  La transfaragarasan, de Curtea de Anges à Cisnadoara, est une belle route inaugurée en 1974. D’abord très aérienne, elle passe ensuite au pied de la Cetatea Poienari ( le vrai château de Vlad Tepes, Comte de Dracula), suit de profondes gorges très boisées, puis le lac artificiel de Vidaru et, enfin, se lance à l’assaut d’un col qui culmine à 2034 mètres. La cascade Balea regorge d’eau.

Nombreux sont les automobilistes à stationner en toute anarchie pour une photo et un moment inoubliable. Nous faisons de même…La circulation, à cet endroit, ne s’opère plus que sur une seule voie à cause des véhicules garés. Nous pensions avoir vu le pire. Non ! Un peu avant le col, ce sont des blocs de neige qui obstruent une des voies !

Puis, nous restons bloqués 10 minutes sous le tunnel. Plus rien n’avance. La route est-elle fermée ??? Non ! Au col, des échoppes sont installées : minis grills, buvettes, baraques de produits locaux, cabanes d’artisanat made in…Chut ! Ne soyons pas mauvaises langues tout de suite. Il y a des centaines de véhicules qui tentent de se garer sur des places gratuites, y compris sur le trottoir du tunnel. Un vrai capharnaüm ! Nous restons zen !!! Puis la lente descente déroule ses lacets en épingles à cheveux vers les Carpates.

Album photos. Transfagarasan. Cliquez ci-dessous :

Transfagarasan

dsc04840  Il est encore tôt. Nous décidons de visiter le Musée Astra à la périphérie de Sibiu.

Le Musée Astra de  Sibiu est une sorte d’éco-musée en plein air, le plus grand de Roumanie, qui regroupe environ 400 bâtiments selon des thèmes précis : les moulins, l’industrie traditionnelle, les fermes…Tout ceci autour d’un superbe lac. Nous avons donc un bel aperçu de l’habitat traditionnel et pouvons photographier tranquillement les maisons qui jalonnent nos routes depuis quelques jours. Les maisons sont peintes de couleurs vives, une sorte de badigeon.

Elles ont soit une galerie couverte, soit une sorte de perron couvert équipé d’un banc. La toiture en est basse pour plusieurs raisons : protection contre la chaleur, le froid, poste d’observation discret, endroit où le linge et les herbes culinaires sont mis à sécher et, enfin, en été, lieu de préparation des repas.

Le puits est présent partout y compris dans des villages-rue modernes. Souvent, nous apercevons des habitants remplir des bonbonnes d’eau au puits, y compris dans la cour des maisons récentes. Celà signifie-t-il que l’eau courante est encore un luxe ?

Proche des maisons : les greniers. En pierre ou en osier tressé selon les époques ou les provinces. Les oratoires sont aussi bien présents le long des routes.

Vers les églises se dressent des sortes de placards métalliques portant les inscriptions « vivi » et « morten ». il s’agit de « brûloirs » à cierges. La taille du cierge définit le nombre d’intentions de prières. Selon que celles-ci s’adressent aux vivants ou aux morts, le cierge est placé côté droit ou côté gauche du placard.

La visite est très instructive et nous bénéficierons d’un spectacle de chants et danses folkloriques.

L’étape du soir s’effectuera au « camping ananas » de Cisnadoara. Il est coquet et en pleine nature. Nous devrions pouvoir dormir …Soudain…çà alors !!! Des Français ! Nous tombons sur un couple de nantais en caravane. C’est si rare de trouver des Français ! Grâce à eux, nous avons désormais un site internet très utile pour trouver les étapes de nuit : www.campercontact.com.

Album photos. Musée Astra. Cliquez ci-dessous :

Musée Astra

Sibiu. Biertan. Sighisoara. Carpates. Transylvanie.

dsc05037  20 juin 2016.

Déjà 30° à 9H. Sibiu est entourée de montagnes puisqu’elle se situe au pied des Carpates. Le centre-ville historique est réservé aux piétons. La ville a été édifiée par les Romains. Castrum Cibinum devait protéger le défilé de l’Olt des invasions. Elle fut une place importante de négoce parée de solides remparts la protégeant des attaques des Tarares et des Ottomans. La spécialité de Sibiu est le…salami ! On en trouve partout.

Notre coup de cœur : les toits avec leurs lucarnes en forme d’yeux !

Il semblerait que Vlad Tepes, le terrible Comte de Dracula, aurait empalé nombres d’habitants de Sibiu vers 1439…Est-ce l’explication des yeux sur le toit ? D’ailleurs, un des fils de Dracula est enterré ainsi… Enfin…Enterré… !?!? C’est enterrés les vampires ????

Album photos. Sibiu. Cliquez ci-dessous :

Sibiu

dsc05083 Pour notre plus grand plaisir, le Gps nous entraine, en direction de Biertan, sur une route qui ne figure pas sur notre carte à travers la campagne et les forêts. Nous traversons nombre de villages-rues. Les maisons sont peintes de diverses couleurs et leur fronton mentionne la date de leur construction. Beaucoup sont du XXéme siècle. Les femmes portent de longues jupes rouges aux motifs fleuris et des fichus de même teinte. Les charrettes attelées sont légion.

Nous découvrons les camions ruchers. Ils s’agit de camions-remorques. Les remorques abritent des ruches sur plusieurs étages, un peu comme une HLM à abeilles, dans laquelle ces dernières pénètrent par une fente de boite aux lettres. Le camion est stationné dans les prés ou les bois. L’apiculteur effectue son travail au sein de la remorque au milieu des abeilles.

Biertan, citadelle saxonne, est l’une des plus belles églises fortifiée de Transylvanie. La légende dit qu’elle est née d’une poignée de sable que la fille d’un géant a laissé tomber de sa poche. Biertan fut édifiée en 1486. Une porte nous intrigue dans l’église. Elle a été sculptée en 1515 et est dotée d’un système de verrouillage impressionnant : 19 points !!! Dans cette pièce , étaient enfermés pendant 15 jours, les couples qui souhaitaient divorcer… Système radical et résultat garanti !

Quant on vous dit que les Roumains sont indifférents…Au départ de Biertan, l’alarme du camping-car se déclenche…Et hurle à qui mieux mieux. Jean-Paul tente de l’arrêter mais elle refuse d’obtempérer pendant 5 bonnes minutes. Des Roumains sont installés aux terrasses des cafés…Personne ne s’émeut !!!

Album photos. Biertan. Cliquez ci-dessous :

Biertan

dsc05100   Sighisoara est la cité médiévale la plus évocatrice de Transylvanie et bien sûr, la cité de naissance du père de Dracula !

Sighisoara est un ancien castrum romain, colonisée par les Saxons vers 1280 et, comme toute ville marchande marchande, fortifiée. L’enceinte est pourvue de 16 tours ; chaque corporation assurait à tout de rôle la défense de la cité.

La porte d’entrée de la ville est surmontée d’un beffroi de 64 mètres de haut et d’étranges personnages ornent le clocher. Chacun représente un jour de la semaine.

Nous pénétrons à la dérobée la maison natale de Dracula et, comme le prix est exorbitant pour visiter la chambre natale, nous faisons, sous le manteau, une photo du salon. Ouh là !!! Le patron se doute de quelque chose…Il nous file le train l’air rogue ! Restons stoïques !….Il ne va pas nous empaler, ni nous sucer le sang : il fait encore jour ! Nous filons vers l’escalier couvert érigé en 1642. Composé de 173 marches il permet d’accéder à une église gothique. OUF ! Le cerbère a renoncé à nous suivre !

L’enquête sur Dracula peut se poursuivre…Avançons cependant avec prudence…

Album photos. Sighisoara. Cliquez ci-dessous :

Sighisoara