Enfin une belle nuit fraiche et reposante ! Les deux équipages, requinqués, prennent la route chacun de leur côté. Nous nous retrouverons mi-octobre au festival des aventuriers de Tonnay-Charente !
A cause des trop fortes chaleurs qui vont encore sévir plusieurs semaines selon la météo, et des malaises qu’elles me causent, nous décidons de rentrer tranquillement à Lyon. Avec beaucoup e tristesse, nous prévenons Irina, connue en 2016 et avec qui nous entretenons des contacts réguliers, que nous ne viendrons pas dans le delta du Danube à Murighiol dans leur joli camping « Dan the fisherman ». Elle comprend aisément et nous indique que la Roumanie n’a jamais connu une telle vague de chaleur, ni aussi longue !
Lors de notre voyage en Roumanie, en 2016, nous n’avions pas visité le château de Fagaras faute de temps. Aussi, devient-il notre destination du jour. Le magnifique château, récemment restauré, se mire dans l’eau des douves.


Propriété des Princes de Valachie au XIIIème et XIVème siècle, la forteresse a été aménagée par la vovoïde de Transylvanie au XVIème siècle, puis sous le règne du Prince Gabor Bethlen dans le style renaissance transylvanien.

Prends garde ! La tour nous surveille de ses multiples yeux !

Les salles de réunion, dont la salle du trône, où étaient prises les décisions importantes sont imposantes !


Hélas, le château a abrité des salles de tortures et la terrible « dame de fer », engin de torture dont personne ne réchappe vivant, trône encore dans les murs.

Ensuite,les Autrichiens ont utilisé le château comme prison militaire et reconverti en prison politique sous le régime communiste. Nous descendons dans les cachots …



Même s’il fait frais et que j’apprécie…Décidément non ! Je ne suis pas prête à rester trop longtemps dans ces murs qui exsudent les mauvaises ondes !
A l’étage, bien sûr, revoilà Dracula !!!

Le musée du pays de Fagaras, dans l’enceinte même du château, mérité une visite tant il recèle des trésors de broderies, verreries, poteries…




En longeant les douves, une église, dont les dômes resplendissent au soleil, s’offre à nos yeux !

Il s’agit de la cathédrale St John of the Baptist, elle aussi rénovée et entourée d’un immense parvis, après modification de la voirie. Malheureusement, nous n’avons trouvé aucune documentation sur sa construction et son histoire.


Nous avions beaucoup aimé Sibiu en 2016 et avons décidé d’y établir notre halte nocturne à l’aire de camping-car nomad caravan . Pour y accéder, il nous faudra opérer une manœuvre délicate en pleine circulation du vendredi après-midi, période au cours de laquelle de nombreux Roumains quittent la ville pour le bord de mer. OUF ! Nous y voilà sans encombre et accueilli, non pas par la patronne qui n’a qu’une hâte, filer à bord de son camping-car, mais par une résidente qui prend le temps de tout nous expliquer du fonctionnement de l’aire au bus ou taxis pour rejoindre le centre-ville en passant par la vaisselle et internet !
Sibiu est réputée être la plus belle ville de Roumanie. Elle se laisse découvrir en longues flâneries. A nouveau, en descendant du bus, nous sommes interpellés par une dame…En français..Très contente de trouver des Français et de pratiquer une langue qu’elle aime beaucoup.

Elle nous envoie dans des ruelles et quartiers que nous n’avions pas visité en 2016, un peu comme en balade privée. Ses conseils s’avèreront judicieux !




Nous nous amusons des « yeux sur le toit », ces lucarnes percées dans les toits de tuiles rouges, et destinés à protéger la nourriture, stockée dans les greniers, de la lumière directe du soleil et de garder une ventilation adaptée à la conservation des denrées. En 2017, avec le slogan « Vă vedem », qui signifie « On vous voit », les manifestants contre la dictature de Ceausescu dessinent sur leurs banderoles les yeux de Sibiu ! Et c’est ainsi qu’ils sont devenus, partout dans le monde, la symbole de la contestation.


Ce n’est pas Dracula, malgré son air courroucé, qui nous dira le contraire !

Lorsque nous rentrons au camping-car, à 14H, il fera 47,4° à l’extérieur, à l’ombre des arbres et 40,8° à l’intérieur de l’Exsis. Impossible de faire quoi que ce soit cet après-midi !

La 


Il est encore tôt. Nous décidons de visiter le 






20 juin 2016.


Pour notre plus grand plaisir, le Gps nous entraine, en direction de 








