27 et 28 juin 2024. Ardino. Perpérikon. Beli Plast. Kazanlak.

Tôt le matin, nous quittons Plovdiv. Un des employés du Glamping Alliance m’a confirmé que toute l’eau sur le site n’était pas potable. Un comble vu le prix payé !!! Comme à l’accoutumée, nous ferons le plein à une fontaine publique avec un bidon.

Ardino nous attire pour le site d’Orlovi Skali. Les Thraces ont sculpté, dans une falaise, 97 niches trapézoïdales !

Etait-ce des tombeaux ? Des cases dédiés à un culte ? Rien n’est clair à ce sujet !
La falaise est accessible grâce à un joli sentier.

En tout cas, le site se mérite ! La route d’accès à Ardino est très mauvaise et les panneaux indicateurs de la falaise quasi effacés. De plus, les deux derniers kilomètres se font une voie unique très étroite, rendant tout croisement impossible ! Le site de retournement n’est pas lieux ! Heureusement, notre Exsis avec ses 5,45 mètres de long se faufile de partout !

Au moment de repartir, alors que je suis debout devant l’Exsis porte ouverte, le préposé me fait un grand signe et m’enjoint, par gestes, à fermer ma porte et me mettre en retrait. Sur le coup, je pense qu’il utilise le geste à défaut de l’anglais. Quand…Soudain..Une voiture débouche à vive allure, manœuvre et repart tout aussi vite ! J’ai un déclic : Le préposé a « senti » venir cette voiture et, en fait, il est muet ! D’où son peu de communication orale depuis notre arrivée !

Notre route défile à travers des collines crayeuses toutes en tons de blancs et de roses. Quel régal pour les yeux !

Nous rejoignons ensuite la grande plaine céréalière pour enfin nous élever en direction de Perpérikon. La Bulgarie est en effet très vallonnée et nous ne faisons que monter et descendre !

A Perpérikon, nous sommes très bien accueillis sur le site par une dame qui nous donne moultes explications dans un sabir de français et d’anglais. Nous payons le parking et lui indiquons que nous ferons la visite de ce grand site demain vu la chaleur élevée. Aucun souci !

Les chiens ont, eux aussi, été des gardiens très consciencieux et très zélés ! Ils ont patrouillé autour du véhicule et jappé autant que de besoin une partie de la nuit ! La police a elle aussi opéré deux rondes.

En ce matin du 28 juin 2024, dès l’ouverture, Perpérikon se mérite … à la force des mollets ! Par une courte mais très rude montée, nous voici dans la citée aménagée en un lieu de culte dès le Vème et IVème siècle avant JC. Bien nous en a prix de chausser des sandales à semelle épaisse !

Ce n’est qu’à l’age de bronze que Perpérikon joue un rôle majeur puisque, d’après certains archéologues, il est le siège du tout puissant orale de Dionisos. Ce dieu était célébré par des offrandes de vins et des sacrifices.
Nous trouvons des tombes,…

…des niches,…

….des temples et églises, preuve d’une succession et diversité de cultes dans cette cité,…

… Ainsi que les traces d’une grande cité au sommet de l’acropole.

D’après Suetone, un historien de l’Antiquité, Perpérikon aurait été le lieu de prédictions fabuleuses. Une femme, qui lisait l’avenir en jetant du vin sur un feu, aurait même prédit qu’Alexandre le Grand allait conquérir un empire !

En tout cas, nous avons passé plus d’une heure sur ce site majeur qui vaut à lui seul le déplacement en Bulgarie.

La personne qui nous a accueilli hier nous a conseillé de rejoindre Kazanlac par la route de Beli Plast afin d’admirer des rochers étonnants. Nous suivons ses conseils. En cours de route, une manifestation d’oies nous obligera à un arrêt forcé.

Puis des cigognes au pré nous feront signe ! Elles sont très nombreuses en Bulgarie et leur nid très protégés par les habitants.

Nous voici devant des rochers « champignons » ou « brocolis » comme vous voudrez ! Mais quelle beauté !

Kazanlak est la capitale de la rose bulgare. Nous sommes arrivés bien trop tard pour participer au festival qui s’est tenu cette année du 1 au 3 juin. Pas grave ! Il y a d’autres choses à voir.

Nous visitons le tombeau thrace, ou plutôt sa reconstitution, classé par l’Unesco. Il a été découvert, par hasard, en 1944, à l’occasion du creusement de tranchées militaires !

Certes, les fresques de la chambre funéraire sont remarquables…

…et les frises du tunnel d’accès aussi…

…mais nous restons sur notre faim. Nous nous attendions à plus spectaculaire. Seules 4 personnes à la fois tiennent dans la salle du tombeau : c’est donc tout petit.

Tant pis ! Suivons ces kiosques boutiques et dirigeons nous vers le musée de la rose.

Le musée, très moderne, embaume la rose. Il est très bien climatisé ce qui ne gache rien avec la chaleur extérieure. La production de la rosa damascena s’est développée à Kazanlak dès la fin du XVIIème siècle pour la parfumerie européenne.
En attestent, les plaques et les coffres dédiés à l’expédition des précieuses huiles et essences de rose !

Des contenants typiques, en forme de gourde, en aluminium, recouverts de tissus ou pas, de 500 ml à plus de 100 litres ont été inventés.

Quant aux élégantes, elles avaient le choix entre de multiples petits flacons, très ornementés et bien souvent à l’effigie de la rose, en bois, porcelaine, verre ou métal.

D’élégants kiosques, un peu kitch mais transportables, ancêtres des « corners », permettaient la vente n’importe où.

Une halte sur le joli banc-livre s’imposait avant de rejoindre…

…le camping Rose Valley et son magnifique parc.

Chemin faisant, le transporteur de meuble à vélo nous a salué sans rien lâcher de son chargement !