11 juin 2023. Avesnes-sur-Helpe.Le Quesnoy. Avesnois

Nous comptons dormir ce soir dans un camping à Maroilles, puis, après-demain, prendre nos vélos pour sillonner la forêt de Mormal.
Nous avons jeté notre dévolu sur un établissement qui, sur son site, demande l’envoi d’un mail de réservation. Ainsi fut fait ! Et pendant que nous publiions les textes sur le site, hier soir, un mail arrive nous demandant de téléphoner…Ainsi a été fait ! Et là….Stupeur ! Nous devons non seulement réserver le jour de notre arrivée mais …L’heure ! Bon …Réservation faite !

Nous quittons Felleries sans faire les services du camping-car car la borne est en cours de réparation…Et puis…Comme nous rejoignons un camping ce soir…pas de souci ! Erreur de débutant !!!

Avesnes-sur-Helpe.

Avesnes-sur-Helpe est une ville paisible en ce dimanche matin. Les commerces sont quasi tous fermés ; peu de gens dans les rues. La commune engage de grands travaux d’embellissement : Avesnes est la capitale de l’Avesnois !

Son passé est chahuté. En 1477, la ville, bourguignonne à l’époque, est mise à sac par le furieux Louis XI. La France la récupère en 1659 et Vauban l’intègre immédiatement dans son pré carré ! Il érige des remparts ! …Qui seront quelques siècles plus tard ensuite complétés, « modernisés ».

Les ruelles anciennes sont étroites.

Saint Louis se cache à l’angle de l’une d’elles.

Voici la maison où Napoléon a rédigé son dernier ordre du jour avant Waterloo…Un clin d’oeil du destin à notre endroit ???…

Sur la Grand Place, la collégiale St Nicolas du XIIème siècle, possède un des carillons les plus célèbres du Nord. Ses 48 cloches (dont le gros bourdon Charlotte offert par Charles Quint) égrène une agréable mélodie à chaque heure pleine de la journée.

L’hôtel de Ville date de 1757.

L’ancien palais de justice prend des airs de temple grec.

La salle des fêtes détonne un peu, …

…Au grand dam de l’arbre qui lève les bras au ciel devant ce fouillis architectural !

De splendides villas déploient leurs charmes anciens, prouvant si besoin en est, la prospérité qui fut celle de la capitale de l’Avesnois.

Le Quesnoy.

Caché dans un cadre de verdure et d’étang, au bord de la forêt de Mormal, Le Quesnoy mérite vraiment une visite. En effet, Le Quesnoy est la place forte bastionnée la mieux préservée du Nord. Elle est la 1ère œuvre de Vauban, âgé alors de 21 ans ! Une réussite d’ingéniosité à nos yeux !

Construites en silex et pierres grossières, recouvertes de briques, elles présentent des bastions en saillies et des courtines et un sentier de randonnée, avec des panneaux explicatifs sur l’oeuvre première de Vauban, en fait le tour. Nous le suivons grâce l’application Visorando.

Un système de vannes permettait la mise en eau des douves en cas d’attaque.

Aujourd’hui, elles offrent un hâvre de paix aux oiseaux d’eau et aux visiteurs grâce à la création de promenades, jardins, espaces de détente où les visiteurs pique-niquent sereinement le dimanche.

Nous quittons les remparts par un pont-levis sur lequel il est interdit de trotter ! La preuve !

A l’intérieur de la ville, la chaleur nous écrase. Pourtant, nous rejoignons l’hôtel de ville de style édifié en 1700 de style classique et bien vite le camping-car.

En effet, il faut aller au rendez-vous au camping. Le gérant a bien stipulé fermement d’être à l’heure « pile » pour le retrait de l’emplacement ! Il est encore tôt …PFFF …çà saoûle ! Et quand çà saoûle chez « Routes en Exsis »…Action ! Réaction ! Décommandons ! Cherchons autre chose !!! Ne restons pas de bois !

Oui …C’est juste que…les services ne sont pas faits ! Et voilà ! L’erreur de débutant qui nous claque à la figure malgré plus de 17 années de voyages et vadrouilles ! Un tour sur nos sites favoris et nous fonçons vers une aire de service proche qui s’avérera…en travaux ! Allez …Une autre est à 7 kms ! On y va… Services faits !

Au fait…on dort où ? Roule en direction de Maroilles pour qu’on visite la fromagerie Druesnes, à la ferme de Cerfmont, seul producteur fermier au village de Maroilles, et avec une boutique à la clé ! On pourra acheter de bons fromages !

Hé ! Trop bien ! C’est une étape du réseau France Passion. On reste et on profite…L’accueil est super ! C’est bon le maroilles ! C’est bien l’Avesnois ! Et au menu : une délicieuse flamiche au Maroille !

10 juin 2023. Hestrud. Avesnois.

Un peu échaudés par nos « exploits » cyclistes d’hier, nous décidons de rejoindre Hestrud, distant seulement de 11 kms , avec le camping-car. C’est ainsi que nous mesurons l’exact dénivelé des pentes d’hier ! Environ 6% ! Pour nous, sans entrainement…Evidemment : c’est énorme !

Hestrud se situe à 2 pas de la Belgique et abrite le dernier poste frontière de France, lequel a fermé le 31 décembre1989. Il est aussi le seul de France à avoir conservé sa barrière de douane !

Encore un moment hors du temps et beaucoup d’amusement.

Dans la partie consacrée aux douaniers, évidemment, le matériel d’arrêt des véhicules et des gens (contrevenants ou non)…

…le lit dédié aux planques dans les bois ; constitué d’un chassis qui se portait sur le dos du douanier, il se dépliait et accueillait une sorte de sac de couchage. Un chien réveillait sans bruit le douanier à l’approche du contrebandier !

Quand j’observe le « vélo douanier », …Euh…Comment dire ?…Ils étaient coriaces, les douaniers !!!

N’oublions pas non plus l’appareil de transmission !

Côté contrebandiers, les femmes sont à l’honneur avec un soutien-gorge rembourré de feuilles de tabac, denrée rare et chère,…

…ou ce jupon permettant de cacher des sacs de sels, de poivres, des rubans…

…Ou encore ce landeau à double fond !

D’amusantes affiches témoignent du dynamisme de ce mini musée !

En sortant, nous admirons le joli kiosque à danser ; ainsi, sont appelés ici les kiosques à musique. Ils ont pour la plupart été construits au XIXème siècle par les fonderies de la Sambre et accueillaient les musiciens chargés de faire danser les populations lors des fêtes villageoises. Il reste encore une vingtaine de kiosques …A danser ? …Ou à musique ? Choisissez selon que vous soyez d’ailleurs ou d’Avesnois !

9 juin 2023. Solre-le-Château. Sars-Poteries. Avesnois

Allez ! C’est décidé ! Ce matin, nous parcourons l’Avesnois à vélos…Classiques ! Dès le départ…Ouille !… Il est bien « dur » ce vélo ! Il n’avance rien ! Pourquoi, je peine comme çà sur les « manivelles » ??? Eh oui ! Après plus de 2 ans de pratique quotidienne du vélo électrique, revenir au classique déroute ! Doux euphémisme pour dire qu’on en a marre avant le début de la balade !


Allez : on s’accroche !!!!
L’Avesnois est doté de dénivelés qui ne semblent pas insurmontables mais, ils sont redoutables : courts et en même temps bien raides.
Les offices de tourisme étant fermés lors de nos passages, nous n’avons pas la carte des itinéraires du Réseau Points Noeuds Vélos et utilisons la carte IGN et l’application Géovélo, mieux que rien. Sans ces fichues cartes, le repérage n’est pas simple : manque de panneaux, itinéraires indiqués uniquement par des numéros…Vaille que vaille, nous avançons !

9 juin 2023. Solre-le Château. Avesnois.

Nous rejoignons finalement l’ancienne voie ferrée transformée en voie verte de l’Avesnois qui nous conduit en toute sérénité à Solre-le Château. Ne cherchez pas le château : il a été démoli à la Révolution. Dès l’entrée de la ville, une belle villa nous accueille.

Pourtant, nous lui préférons l’Hôtel de Ville Renaissance (1574)….

et son église au clocher penché, datant des XVème et XVIIème siècles.

Au fait, pourquoi il penche le clocher ? En fait, il était droit jusqu’à un mariage, où, pour la première fois, depuis très longtemps, la mariée était restée vierge. Le clocher, en apprenant cela, se pencha pour la voir. Dieu, pour le punir de sa curiosité, décida de le laisser pencher jusqu’à la fin des temps !

La flèche est ornée d’échauguettes en fuseau et couronnée d’un bulbe à lucarne où se tenait un guetteur !

A l’intérieur de l’église, nous aurons aussi la sensation d »être observés par ses curieuses têtes au bout des poutres du plafond et la statue du saint patron.

Seule une musicienne lève les yeux au ciel, cherchant sans doute l’inspiration pour entamer un air.

Evidemment, en sortant, il faut enfourcher les vélos et partir sur Sars-Poteries …sans se tromper. On devient vraiment forts ! Cette fois, un gros camion n’a pas réussi à nous doubler !!! Vrai de vrai !!!
Imaginez, une rue pas bien large, des voitures en stationnement quasi sur une voie, reste une autre voie mais réduite par un trottoir, nous en montée, et derrière… Le camion. Comme çà monte dur et que même si on appuie ferme sur les pédales, on n’avance pas…Le camion reste derrière. On finira par se garer en haut de la côte pour qu’il nous dépasse dans un grand sourire…Il se moque de nous ou pas le camionneur ?

9 Juin 2023. Sars-Poteries. Avesnois.

Tenons bon dans les côtes ! Je crois qu’on nous observe….Faisons semblant d’être des pros du biclou…Même si c’est dur ! N’empêche, le vélo avance mieux…Est-ce l’effet de l’oeil ????

Ce village possède une grande richesse verrière. Ici, nous sommes au pays des épis de faîtage. Très présents au XIXème et XXème siècle, ils signalaient les maisons des verriers. Hélas en 1999, il n’en reste plus que quatre. C’est alors que le musée du verre, le Musverre, décide de relancer cette tradition dans son atelier et dans distribuer tous les 2 ans aux habitants. Maintenant, les épis de faitage ornent de nombreux toits et c’est très joli !

Nous voici au Musverre, beau bâtiment contemporain en pierre bleue de l’Avesnois.

La première partie est consacrée à la création ouvrière des XIXème et XXème siècle.

Amusés nous découvrons les « bousillés », œuvres réalisées entre 1802 et 1937, par les ouvriers, sur leur temps libre et dans les ateliers. Pendant leurs pauses, ils utilisaient des chutes de verre pour réaliser des objets du quotidien, décoratifs ou rituels.

Les enfants n’étaient pas oubliés ; ils jouaient avec des palets de marelle en verre comme nous avec les billes !

De notre point de vue, les « bousillés » n’ont rien de « bousillés » et nous auraient comblé tant ils sont beaux !

Dans l’exposition temporaire, le travail des mains est valorisé par les artistes ainsi que celui du textile. Ne sont-elles pas réalistes ces mains qui filent la laine en verre,…

…dévident le fil,…

…cet arbre à fruits de dentelle ?

Viens ensuite l’exposition contemporaine car le Musverre abrite la plus grande collection d’art contemporain en verre de France et des partenariats sont noués avec les verriers du monde entier.

Mais, vous êtes invités ce soir ! Entrez donc dans votre belle robe…

…ou votre corset…

Recouvrez vos épaules d’une veste car les nuits sont fraiches.

Prenez votre sac à main et rejoignez vos hôtes !

En attendant de passer à table, déjà dressée…

…contemplez le paysage sur cette chaise accueillante…

…écoutez cet air de flûte si entrainant…

…rafraichissez vous d’un kiwi…

…servi sur sa coupe…

…et surtout évitez de parler de choses qui fâchent aux esprits déjà chagrins !

Derrière le fil barbelé,…

…le regard vous observe !

A moins que vous bourses bien vides ne l’obsèdent !

Que de merveilles dans ce musée si peu connu !

Mais que se passe-t-il ? Le vélo avance plus facilement ! On a trouvé notre second souffle ??? A mins que ce ne soit l’appel du ventre… en moins de 15 minutes, nous sommes de retour à notre véhicule, prêts à passer à table nous aussi.

Album photos Musverre. Cliquez ici :https://photos.app.goo.gl/uZ2FYD8TXg7VKERV6

8 juin 2023. Felleries. Avesnois

Allez corvée de lessive à la main ! Grâce à un ingénieux système de clips qui se glissent sur le rail de notre auvent, le linge est vite sec et comme repassé. Notre pieuvre, Pussy, accueille les plus petites pièces. Ah…L’intendance en voyage…PFFFFF …

Ensuite visite de Felleries.

Dès le XVIIème siècle, se distingue dans l’art du « bois-joli ». Qu’est-ce ? Des bois tournés et de la boisellerie. Cette industrie s’est développée pour les besoins de l’industrie textile ; bobines et fuseaux sortaient de nombreuses usines pour rejoindre notamment Roubaix. Ici aussi, les essences locales étaient utilisées : bouleau, aulne et merisier.

Le musée du bois-joli se tient dans un moulin à eau du XVIème siècle, remis en fonctionnement.

Le musée du bois-joli se tient dans un moulin à eau du XVIéme siècle, remis en fonctionnement.
Après la partie « bois-joli » et ses impressionnants robinets de bois, utilisés pour les tonneaux des produits chimiques…

… La visite continue par la mise en marche du moulin…

…Et enfin l’atelier du tourneur sur bois…

…Qui m’offrira un magnifique champignon en bois de noisetier, sorti de ses mains, sous nos yeux ! Quel agréable moment après les corvées d’hier et du matin !

7 juin 2023. Fourmies. Trélon. Parc de l’Avesnois

Après la traversée de vallons verdoyants et encore de belles forêts de feuillus, nous atteignons Fourmies, en Avesnois, pour visiter le musée du textile et de la vis sociale. Le parking est minuscule ; aussi, nous décidons de trouver un stationnement un peu en périphérie, quitte à marcher.
Le musée est installé dans l’ancienne usine Prouvost-Masurel, en activité de 1874 à 1978. Elle témoigne des grands mouvements du 19ème siècle, de l’industrialisation et de ses conséquences sociales.

Laissez nous vous conter le grand drame de Fourmies ! Le 1er mai, la tradition impose que les jeunes coupent une branche d’aubépine en fleur pour leur fiancée. Or, le 1 mai 1891, les ouvriers, au lieu de compter fleurette, se mettent en grève, à l’appel de leur syndicat, pour obtenir la journée de 8 heures de travail. Ils se rassemblent ; les gendarmes arrêtent quelques « forts en gueule ». L’après-midi, la manifestation enfle et afflue sur la place de la mairie pour obtenir leur libération. Un officier prend peur et pense sa troupe débordée. Il ordonne d’ouvrir le feu sur les manifestants, sans sommation ! Neufs morts et de trente blessés gisent sur le pavé !

Nous parcourons les halles dédiées aux machines de la 2ème moitié du XIXème siècle aux années 1970, dont beaucoup fonctionnent encore. Elles sont belles, entourées de leur dentelle de fer !

Nous découvrons les ateliers de tissage et confection à domicile, puis la reconstitution d’une rue de Fourmies. Nous aurions tant aimé nous assoir à la table de l’Estaminet, fouiller dans le bazar pêle-mêle ou discuter du montant de notre retraite au guichet de la Poste…Nostalgie !

Les habitats ouvriers d’une surface de 25m2 étaient dédiés à un couple et jusqu’à 2 enfants en bas âge !

Dans la salle de classe de 1895, des fusils sont accrochés au mur. Curieux … Ils symbolisent la France revancharde de 1870 à 1914.

Dans la dernière salle, une exposition temporaire est consacrée aux musiques populaires en Avesnois du XIXème au XXème siècle. Le gramophone, avec son cornet transparent, nous étonne, tout comme la grande armoire à musique mécanique, ou encore la mini boite à musique qui joue Sond of Silence de Simon and Garfunkel !

Album photos de Fourmies. Cliquez ici : https://photos.app.goo.gl/e7hePaiajmSceMJY6

7 juin 2023. Trélon.

Rejoignons Trélon pour l’atelier-musée du verre.

Nous nous garons sur un parking « poudreux » là encore. Depuis Guédelon, la poussière ne nous quitte pas ! La sécheresse sévit et la pierre, ici, est blanche et très friable. Tout ceci, sous l’effet conjugué du vent, et de certains conducteurs qui participent visiblement au championnat de France du plus beau nuage de poussière, notre véhicule est recouvert et envahi par une sorte de poudre très fine. Elle s’infiltre partout, un peu comme la latérite en Afrique ! Heureusement, le musée a prévu un grand parking en gravier et nous changeons le camping-car de place. Toujours çà de moins dans la cellule !

Ici encore, nous sommes les seuls visiteurs et l’accueillant nous emmènent directement vers deux verrières qui soufflent un vase dans une chaleur effroyable. Nous avons le temps de discuter avec elles.

Le four Boëtus, construit à la fin du XIXème siècle avec une charpente métallique Eiffel, servaient aux verriers pour souffler, à la bouche, des bouteilles de champagnes, et ce, jusqu’en 1914.

A coté, un plus moderne et plus récent (1926), le four Stein nous emmène dans l’ère de la verrerie semi-automatique. Il était dédié à la production de flacons de parfums et de pots à cosmétique de prestige.

L’accueillant qui nous montre les plus belles pièces de la collection : flacons de parfum de luxe, bouchons, commandes particulières qui faisaient la renommée de la verrerie jusqu’en 1977, année de sa fermeture.

A la fin de la visite, nous remarquons des sortes de faitage en verre… Sont-ils toujours utilisés ? Oui, nous répond le préposé à l’accueil. Ces pignons sont typiques de la région et résistent très bien aux intempéries. En quittant Trélon pour notre étape, nous en verrons un, du plus bel effet, sur le toit d’une maison en briques.

Album photos de Trélon. Cliquez ici : https://photos.app.goo.gl/RNy92vJMzxVtkTuPA

Notre étape pour quelques jours est un « camping de mon village » du réseau Camping-car Park, à Felleries. A peine sur notre emplacement, nous attaquons le grand ménage de la cellule de notre Exsis. A grand renfort d’huile de coude, tout y passe : cloisons, poste de pilotage, coins, recoins…Enfin sortis de cette poussière ! Et regardez,ce que nous découvert…Il est beau le combi !

6 juin 2023. Bruyères et Montbérault

Nous quittons Treigny après quelques achats au commerce multi-services pour rejoindre, bien au nord, Bruyères et Montbérault.
Le challenge est d’éviter la couronne parisienne par laquelle le GPS veut nous faire passer ! Nous choisissons la direction Meaux, puis Soissons, puis Laon. C’est ainsi que nous traversons de grandes plaines céréalières, des forêts et croisons de ci de là des fabriques de biogaz par méthanisation, pas belles du tout avec leur grosses cuves comme en plastique.
L’architecture des maisons change et nous dépayse. Ici la brique est reine !

Tout en début d’après-midi nous voici sur l’aire de Bruyères et Montbérault, petite mais coquette, avec 4 espaces bien délimités, des tables pique-nique…Challenge réussi : Tchin-Tchin !

Bruyères et Montbérault est toute proche du Chemin des Dames, haut lieu de la guerre de 1914-1918 et a subi quatre longues années d’occupation allemande, après la fameuse bataille de la Marne.

Seule l’église, avec son austérité, tranche sur le reste de la ville, qui comme un pied de nez à la guerre, offre un visage plaisant.

Un arbre nous intrigue. Ses feuilles poussent roses, puis blanchissent et enfin verdissent. Une beauté dont nous ne saurons vous dire le nom.

5 juin 2023. Guédelon. Chantier médiéval

Depuis fort longtemps nous entendions parler du chantier du château de Guédelon et avions envie de le visiter. Nous passions à proximité sans jamais concrétiser notre projet. Cette année, enfin, nous consacrons à Guédelon une grande visite !

L’aventure de ce chantier hors normes commence en 1997 ; l’ouverture au public n’interviendra qu’en 1998. Guédelon est un château « neuf » construit selon les règles architecturales de « Philippe-Auguste » (1180-1223). Le château est donc un chantier d’archéologie expérimentale ; en effet, il a fallu retrouver, à l’aide de documents d’archives, de résultats de fouilles archéologiques, de documents d’époque (quand ils existaient), d’ingéniosité aussi, toutes les techniques de construction du premier tiers du XIIIème siècle ! De nos jours, pourtant, beaucoup de questions ne sont pas encore résolues ! Guédelon est donc utile pour faire avancer les connaissances.

Les ouvriers-bâtisseurs sont confrontés aux mêmes problématiques qu’à l’époque de « Philippe-Auguste » : délais, coûts de construction, aléas climatiques, utilisations des outils. Ils sont toujours à notre disposition pour répondre aux diverses questions des visiteurs.

Nous avons bien évidemment posé celle de la sécurité au travail ; elle est prise en compte et l’ouvrier qui contreviendrait aux règles en vigueur actuellement est sévèrement réprimandé ! Construire comme au XIIIème siècle oui, mais avec les normes de sécurité au travail actuelles !

Sur le site sont rassemblés les menuisiers, forgerons, maçons, carriers, cordiers, tuiliers et potiers, tailleurs de pierres et cordiers…

Le choix du lieux de construction est lui aussi stratégique : un site permettant une défense naturelle ( donc une butte), avec un gros gisement de pierres (ici du grès ferrugineux), du bois à volonté et de l’eau bien sûr !

L’ensemble des matériaux utilisés provient du site et est transformé selon les méthodes du XVIIIème siècle sur le site ; ceci explique bien évidemment la longueur du chantier mais aussi son importance du point de vue historique.


La carrière fournit les blocs de pierre mais aussi le sable des mortiers, la glaise des tuiles et carreaux du sol, ainsi que l’ocre pour les peintures murales.

Dans les jardins, ont été plantées des plantes tinctorales permettant de teindre les tissus, des légumes, aromates et plantes médicinales utilisés au XVIIIème siècle.

C’est avec plaisir que nous avons échangé avec les teinturières et peintres et la vannière. Malheureusement l’herboriste prenait sa pause déjeuner lors de notre passage.

Les pièces du château sont décorées et les appartements du châtelain plutôt confortables. Il est doté de fênêtres dont les carreaux ne sont autre que de peaux de porc parcheminées, peintes puis enduites de cire d’abeille pour une meilleure résistance au mauvais temps et aux courants d’air.

Les sols sont ornés de tommettes de couleurs et les murs peints.

La chapelle est modeste car le châtelain n’était pas riche et ne pouvait se permettre d’acheter trop de pierres !

Pour autant, la salubrité tenait une bonne place puisque des latrines étaient installées.

Comme tout château qui se respecte, Guédelon est doté d’un puit, d’un four banal et surtout d’un moulin caché au cœur de la forêt, le long d’un cours d’eau. Malheureusement, xce dernier est trop à sec et ne permet pas au moulin de fonctionner lors de notre visite.

Conseils de visite :
Réservez votre visite : le site n’est pas ouvert tous les jours. Guédelon est grand ; il fait très chaud et poussiéreux. En conséquence, prévoyez chapeaux, vêtements qui ne craignent pas, chaussures adaptées et gourde d’eau.
Le stationnement camping-car est prévu uniquement lors des ouvertures du site donc interdit la nuit. Routes en Exsis vous conseille de gagner ensuite l’aire de Treigny, à 8 kms, pour la nuit. Vous trouverez un parking (partagé avec les voitures), mais aussi un coin pique-nique abrité sur le site, des toilettes et une aire de service « à votre bon coeur », c’est à dire dotée d’une urne dans laquelle vous mettez la somme que vous voulez, au bénéfice des projets des enfants des écoles de la commune. Belle initiative n’est-ce pas ?
A proximité des commerces, d’autres tables pique-nique, un jeu de boules et des jeux d’enfants (vers le cimetière).
Un préposé de l’office du tourisme passe chaque soir vous apporter de la documentation sur la région. Nous n’en voulions pas puisque uniquement de passage. Au vu de son âge et de mine contrite qu’il a affiché, nous pensons qu’il est rémunéré au « sachet » distribué donc…Nous avons pris la documentation !

Prêts pour un voyage en image au cœur Guédelon « château neuf » inspiré du XVIIIème siècle ?
Cliquez ci-dessous : https://photos.app.goo.gl/1TzgHmnQ3h7AG6pR8

4 juin 2023. Pays-Bas. Début de périple.

C’est décidé ! Cette année, puisque nous sommes enfin tous les deux à la retraite, nous partons pour deux mois aux Pays-Bas, histoire de tester et d’adapter le matériel pour un voyage au plus long cours.
Donc…Innovation 2023 : Mes bonsaïs sont du voyage. Je leur ai préparé une caisse qui voyagera attachée au pied de la table et sera sortie du véhicule à chaque étape.

Une question m’a été posée hier : « comment tu prépares ? ». Tout commence par la lecture d’un guide de voyage en sélectionnant les visites, puis des blogs ou sites sur Internet, et enfin par le report de nos « envies » sur la carte, lesquelles seront reliées entre elles de façon à créer un itinéraire optimum et cohérent. J’aime étaler les cartes et parfois…Ceci créée un vrai bazar sur nos bureaux !

Ensuite, commence la question cruciale du budget gas-oil….Question qui marque déjà le début des renoncements…C’est ainsi !

Le choix des étapes vient ensuite avec leur coût ainsi que le coût des éventuelles visites sur place ; Le tout est reporté sur la feuille de route générale.

Tout ceci est évidemment du « prescris », de l’estimation parce que vous l’avez vous au fil de ces pages : Routes en Exsis adapte en permanence son itinéraire en fonction des infos sur le terrain, de la météo etc…

Bel exemple : ce périple aux Pays-Bas ! Pourquoi donc faire ce détour à l’Ouest, par la Haute Loire,au lieu de monter cap au Nord sur la Belgique ? Tout simplement parce que notre collègue et amie Catherine nous invite à fêter, en tout petit comité, dans sa maison entre Yssingeaux et le Puy en Velay, son départ en retraite.

C’est ainsi que le 2 juin au soir, nous avons bivouaqué, dans la forêt, pas très loin de chez elle à : Le Pertuis ! Des elfes habitent là…Nous leur avons demandé une nuit tranquille… Pourtant, l’orage, grondant de colère, s’abat sur nous, nous empêchant de profiter pleinement du coin pique-nique et de la balade prévue.

Chez Catherine et René, à Malrevers, l’accueil est chaleureux ! Le soir, René allume le four à pain communal et cuit des pizzas que nous dégustons dès leur sortie du four… Malgré la pluie ! Nous avons dû installer un auvent de fortune pour nous permettre d’être tous abrités autour du foyer !

Ce matin, 4 juin 2023, nous avons quitté nos amis à regrets pour rouler cap à l’Est, puis au Nord pour visiter le château médiéval de Guédelon demain, avant sa fermeture hebdomadaire.

Nous profitons de l’aire de service de Vieux-Brioude pour découvrir le magnifique pressoir à grand point du XIVème siècle.

Nous avions prévu un bivouac à Urzy, dans la Nièvre, au bord de l’étang du niffon. Ors, ici tout est sec et le parking, bien que très bucolique, poudreux à souhait…Bof !!! Sortons le guide des étapes « France Passion »….Ah tiens ! Ici, l’étape chez le vigneron à l’air sympa. Nous voici donc à Tracy sur Loire, au Domaine de Maltaverne. Le vin est bon et gouleyant !