22 juin 2023. Parc national Haute-Veluwe. Pays-Bas.

Encore une belle bagarre ce matin avec ce fichu automate !!! L’Intelligence Artificielle refuse de me délivrer les 50 litres d’eau payés ! Et bien sûr : aucun numéro de téléphone pour signaler le dysfonctionnement !
A force de forcer, l’algorithme à refaire le process, l’IA cède ! Mais j’ai payé 2 fois la prestation !!! Intelligence bien réelle de l’IA !

Nous voici aux Pays-Bas. Les premiers tours de roues nous déçoivent. Nous roulons sur une autoroute qui traverse des zones industrielles, de grandes plaines maraichères ou céréalières. Les asperseurs d’eau irriguent à tout va… Nous nous demandons dans quel état sont les nappes phréatiques…Pas beau à voir…

Enfin, nous voici proches d’une forêt à Otterlo, l’une des entrées du Parc National de la Haute-Veluwe.
Le guide Michelin nous promet une belle balade à vélo, traversant un jardin à sculptures, un autre de paysages, une faune très variée (mouflons, cerfs, chevreuils, oiseaux) et des paysages tout aussi variés. Ceci explique le prix d’accès assez élevé.

Et bien, Mr Michelin, nous sommes aux regrets de vous dire que le jeu n’en vaut pas la chandelle et que le prix est bien trop élevé pour ce que c’est !
Trouver la piste cyclable : impossible ! Pas de panneau. Donc on roule sur la bande des voitures. A part trois pauvres sculptures, circulez vous avez vu tout le jardin !

La faune est bien cachée. Il faut dire que nous entendons des coups de feu nourris et sans arrêt provenant d’un stand de tir proche…Donc les animaux…

Nous trouvons même une sorte de casemate…Peu engageante !


L’étang aux nymphéas nous ravira cependant.

Nous atteignons le point le plus éloigné de notre randonnée : la maison de chasse St Hubert. Cette demeure prétentieuse a été construite entre 1914 et 1920 et est considérée comme un des chefs-d’oeuvre de Berlage, un architecte hollandais. La tour est haute de 31 mètres. Il ne s’agit que d’un modeste pavillon de chasse qui, parfois, accueille le gouvernement néerlandais.

L’arbre qui parle nous chuchote que la pluie arrive…

« Pressez vous de rentrer ! Prenez donc le joli sentier cyclable à mon pied ! » Nous conseille-t-il.

« Foncez à travers la forêt de pins, de chênes et de hêtres, puis la lande sablonneuse…

… Et saluez de ma part le Général de Wet et ses hommes. Ils ont un air rogue comme çà, mais vous ne craignez rien ! »

Nous voici de retour au camping-car, après une quinzaine de kilomètres à vélo. Comme il est encore tôt, nous décidons de reprendre la route pour rejoindre Giethoorn, au nord-est des Pays-Bas.

Cette fois, le paysage est bien plus beau, avec des prairies, des polders et de charmants ports de plaisance. Les pistes cyclables sont de véritables boulevards à vélos, quasi plus larges que la route nationale.

Les ronds-points sont curieux. Il y a une voie bien séparée pour ceux qui prennent la 1ére à droite, pour les autres il faut suivre la matérialisation au sol et faire très attention à des sortes de séparateurs en ciment dans le rond-point qui dédient la voie de droite aux camions et autres gros véhicules. Nous comprenons que nous devons prendre cette voie…Affaire à suivre.

Pour ce soir, nous stationnons à l’aire de la marina de Giethoorn, sous une pluie battante.