Descente du Maroc. 24 au 29 décembre 2010

Tranquillement, nous « descendons » le Maroc pour rejoindre le Sahara Occidental et la frontière de la Mauritanie.

Au Tropique du cancer, nous quittons définitivement nos vêtements d’hiver. la route s’étire, long ruban d’asphalte entre océan et dune. Nous traversons des villes et des villages et nous étonnons devant les « matériels roulants » et leurs chargement !

A Foum El Oued, nous aurons plaisir à retrouver le camping qui nous avait accueilli lors de notre voyage en 2010, avec le même gardien, toujours aussi attentionné, juste un peu plus vieux.

Enfin, juste avant la frontière, au Motel Barbas, nous retrouvons Yves et Roselyne et décidons de passer le no man’s land entre Sahara Occidental et Mauritanie ensemble. Yves tracte une caravane. Il est habitué à cette « traversée ». Nous non. Nous le suivrons donc pour, si besoin, désensabler la caravane grâce à notre sangle de tractage et nos plaques à sable.

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Descente du Maroc

1 ères impressions. 30 décembre 2010

Quelques instantanés:

Les mirages :

Vous apercevez au loin une magnifique ville blanche étincelante dans le soleil, un bosquet d’arbre près d’un lac. Vous ne les atteindrez jamais hélas ! Il s’agit bel et bien d’un mirage. Pour en être sûr, une seule solution : faire une photo avec son appareil numérique. En regardant ensuite dans l’écran de contrôle et en jouant avec le zoom, vous verrez…rien ! Juste l’immensité du désert ! Les experts avancent que ceci est dû à la réverbération du soleil sur le mica du sable…Nous n’en savons rien mais pour l’avoir vécu, ce phénomène est troublant.

Des vedettes ?!

A peine arrivés chez Ali à Nouadhibou, un journaliste nous a littéralement sauté dessus pour nous interviewer ! Il a copieusement photographié notre véhicule, et Ali avec nous. Pour quel journal ? Aucune idée ! Mais impossible de voyager incognito !

Coût de la vie :

salaire moyen entre 250 et 400€ par mois. Ali nous a indiqué que « 250€ c’est déjà très bien ! ». Par pudeur, nous n’avons rien dit du notre. La vie a énormément augmentée en Mauritanie. Les Mauritaniens se plaignent de ne plus pouvoir vivre, du manque de travail et de l’enrichissement croissant des «déjà riches ». Beaucoup trouvent ceci anormal. La Mauritanie s’oriente-t-elle vers un nouveau coup d’état ? Le dernier remonte à 2008.

Internet :

Pas de haut débit mais des ordinateurs hyper performants ! Choc pour l’Européen ! Pour vous donner une idée : pour mettre en ligne 2 billets sur le blog, sans photo, ni mise en page, il m’a fallu une heure de connexion. Et encore ! J’ai du utiliser une subtilité : envoyer le texte par mail vers une adresse « secrète » correspondant à la page d’accueil du blog…lequel s’avère impossible à ouvrir !

L’ADSL arrive tout juste à Nouakchott la capitale !

Nouakchott :

Que de changements en 5 ans ! En 2005, la ville était très sale, les trottoirs inexistants, les voitures, y compris, les taxis officiels en dentelle de rouille. Les chèvres, omni présentes, se nourrissaient de toutes sortes de détritus jonchant les rues : cartons, sacs plastiques, viscères…Le Marché Capitale enchantait par ses couleurs, son air brouillon, ses « échoppes » de tieb tieb ( récup, occasions ) où tout, absolument tout, pouvait être acheté : de l’ante-diluvienne prise électrique à l’essence dans une bouteille en plastique de tonic ! Les passages du marché étaient couverts de mellahs (voiles colorés) afin de protéger les chalands du soleil.

Aujourd’hui, le made in Taïvan a tout envahi. Nous n’avons pas réussi à trouver des naïls, sandales touaregs réservées aux femmes et confectionnées dans des peaux de dromadaires (enfin …en chèvre maintenant). La tong est reine dans les échoppes de chaussures !  Des bâches de plastique bleu couvrent les allées et la police chassent les marchands « à la sauvette » !

Les voitures à Nouakchott sont en bon état, voire flambant neuves, y compris les taxis officiels. De larges trottoirs recouverts de faïence bordent certaines avenues et…une « brigade de propreté » ramasse les détritus …que vous pouvez jeter dans d’immenses bacs poubelles …aussitôt renversés et fouillés par les nécessiteux ! Là pas de changement hélas !

Dans le quartier des ambassades, nous avons traversé une véritable cour des miracles : boiteux, culs de jatte, polios…Toutes les infirmités s’étaient données rendez-vous. Les gens quémandent mais, face à un refus poli et ferme, n’insistent pas.

Les Autorités :

Pour le moment, au Maroc comme en Mauritanie, tant la Gendarmerie Royale que la Police restent courtoises et correctes : une seule demande de cadeau et une seule demande « d’encouragement »…que nous avons déclinées comme il se doit !

Il semblerait que les Gouvernements ont strictement interdit d’importuner les rares touristes…A suivre…

Nous apprécions leur courtoisie et rions de leur amusement devant nos fiches de police. En couleur, avec nos photos d’identité et celle du véhicule, elles remportent un franc succès. Il doit exister un concours de la plus belle fiche récupérée dans la journée vu la mine réjouie de la personne qui obtient la notre!

Le « Blaireau Gonflant » :

Il sévit toujours ! Sorti de nulle part, y compris en plein désert, toujours prêt à rendre service, surtout quand…on a besoin de rien ou que la réparation nécessaire au véhicule est déjà réalisée. On éconduit fermement ! Et devant la demande de cadeau, inévitable, on formule une contre-demande de cadeau. « Blaireau Gonflant » en perd l’intégralité de ses moyens ! Pensez donc : le toubab réclame au lieu de donner !!!

Nourriture :

Tout est désormais accessible dans les grandes villes mauritanienne : fromages comme alcool. Il suffit de savoir où s’approvisionner ! Mais…toujours pas de vitrines aux magasins ! Ceci réduit les joies du shopping.

Tout se marchande sauf le pain. Le vendeur annonce un prix qu’on divise par trois. Nous proposons un tiers du prix vendeur. Si notre estimation ( c’est la formule) est trop basse, la transaction ne se formalise pas. Il suffit de passer à la boutique suivante, qui propose d’ailleurs les mêmes articles made in Taïwan, et…re-belotte. Si à nouveau les négociations ne démarrent pas, nous revoyons notre estimation à la hausse. En général, le 3ème ou le 4ème vendeur, prévenu par téléphone mauritanien aura baissé son prix. Face à une légère augmentation du notre, l’affaire se conclue ! L’Afrique reste et demeure l’école de la patience !

La religion :

Le Muezzin s’égosille plusieurs fois par jour du haut de son minaret. Les mosquées sont extrêment nombreuses, chacune étant dotée de son muezzin. A heure fixe, dès le lever du jour ( 5 ou 6H du matin)  tous les muezzin donnent de la voix et nous…on compare et on se marre ! Quelle cacophonie !!! La pire expérience pour le moment a été vécue à Nouadhibou. Pendant plus de deux heures, toutes les 5 minutes, les 6 muezzins scandaient : « allah akbar »…pour punir les non musulmans ? En tout cas, on connait. C’est « PROPAGANDA»!!!!

Insécurité :

Pas vraiment ! La gendarmerie et l’armée sont présentes. Nos haltes s’effectuent dans des établissements de renommée, recommandés notamment par Gandini dans son guide des campings au Maroc avec extension. Ces aubergistes représentent des mines de renseignements très précieuses. Ils estiment que la situation est calme et sûre pour les voyageurs. Ils nous accueillent à bras ouverts et s’inquiètent de la désaffection des routards. Nous venons d’échanger avec le responsable mauritanien de « Mauritanie Aventure ». Pas d’inquiétude pour lui, la société organise toujours des séjours mais…la prudence reste de mise…

Nouadhibou. Nouakchott. Mauritanie. 26 au 30 décembre 2010

Après une halte bien méritée chez Ali à Nouadhibou, nous reprenons la route pour Nouakchott.

Ali a été un hôte attentionné et désireux de faire connaitre son pays. Il nous a emmené à la pointe de Nouadhibou voir des phoques, puis au marché au poisson. Il s’est occupé de la réparation de notre roue, encore crevée ! Et que dire du délicieux thé partagé avec son épouse !

Nous prenons le temps de déposer chez le Père Jérôme un énorme carton de médicaments et de lait en poudre pour les enfants. son église est étonnante : toute ronde et surmontée d’un poisson à la place de la traditionnelle croix ou du coq gaulois.

C’est bien volontiers que nous lui rendons service et emmenons à son ami qui garde la grande antenne du PK 300 un carton de légumes, à remettre impérativement à son ami et pas à son épouse…Eh oui ! Car sous les légumes…bien cachée…une bouteille de wisky est destinée à l’ami.

Le trajet s’annonçait simple et tranquille par un goudron plus que correct. Nous doublons une Renault 12 toute en dentelle de rouille. Soudain ! …. CHHHHHH….GOLCGLOCGLOC…. Ah non ! Encore à plat ! Jean-Paul change pour la niéme cette roue pourtant fraichement réparée ! Le vieux Maure en R12 de dentelle nous double en Riant de toutes ses dents… Manquantes ! C’est de bonne guerre l’Ami !

L’ami d’Ali nous attend en bord de route. On lui remet le carton de légumes sans rien dire. Sa mine s’allonge…S’allonge … jusqu’à ce qu’on lui dise de regarder sous les légumes ! Là …Heureusement qu’il a des oreilles pour arrêter son immense sourire édenté ! Il veut nous inviter. Hélas notre temps de voyage est contraint car nous avons des rendez-vous, pour une fois, à date fixe. Nous prenons congés gentiment et repartons sur Nouakchott.

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Nouahdibou

Car avant de rentrer au Sénégal, nous cherchons à contracter l’assurance à Nouakchott. Des amis à nous l’ont fait : ceci évite bien des tracasseries à la frontière. Hélas ! Nous ne disposons pas de l’adresse exacte du cabinet ; nous avons donc demandé à Sidi Barri, notre hôte à l’Auberge Sahara, de se renseigner. Patience…Mais pendant ce temps, Sidi Barri emmène nos passeports à la DST pour les formalités.

Sur ses conseils, nous nous présentons dans une agence et là…Econduits !?!? Nous sommes purement et simplement éconduits !!! Retour à l’Auberge Sahara…Rira bien qui rira le dernier !

çà y est !!!! Après l’intervention de notre aubergiste auprès du directeur de AGM (Assurances Générales du Mali), Himself, nous sautons dans un taxi au lieu de déjeuner afin de souscrire le précieux sésame avant fermeture de la comptabilité à 14 H. L’assureur avait juste un grosse flemme ce matin !…Et nous, pas envie de verser un backchich!

Subtilité et stupidité de l’affaire, expliquée et commentée par le directeur en personne : « c’est marqué sur l’attestation valable aussi au Mali, mais en fait c’est la généralité. La réalité c’est que nous avons une convention avec le Sénégal. La carte brune doit être renouvelée pour le Mali dans nos bureaux de Dakar »! Ben voyons !

Nos passeports sont enfin revenus de la DST vers 17H (on commençait à flipper!) avec le gros cachet rouge faisant foi !

Nous avons échangé longuement sur la situation avec Kania qui a monté l’Auberge Sahara où nous logeons. Elle connait une telle perte de son chiffre d’affaire qu’elle pense vendre ! Les touristes ne viennent plus !

Nous souhaitons partir tôt le lendemain mais sommes obligés d’attendre l’arrivée d’un groupe de véhicules pour être positionné sur le parking clos en pôle position. On a attendu 3 heures : ils sont arrivés à 22H et nous n’avions pas encore mangé. Pas un mot d’excuse de leur part : goujats ! On les a sermonné en anglais : marche pas ! Et en plus, pas moyen qu’ils se bougent pour ranger leurs épaves de bagnoles ! Jean-Paul est en mode « tête de cochon », Kania, notre hôtesse, n’en peut plus. Tout finit par rentrer dans l’ordre  et nous reprenons notre place sur le parking, bien au fond. Mais pourquoi tout ce cirque si c’est pour se mettre sur la même place …Soit disant, cette troupe démarre à 4H demain matin et nous à 8 H…Patience…

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Nouakchott

Nouakchott. St Louis du Sénégal. 31 décembre 2010

Lever 6H et…Alors là ! …J’vais les sortir du lit les gaillards !!! Les voitures sont encore toutes là ! Ils ont du m’entendre : la troupe partira à 7 h et nous à 7H35.

La route est extrêmement défoncée jusqu’à la banlieue de Rosso où nous devons bifurquer sur la piste du barrage. Il nous faudra bien 3 heures pour couvrir ce tronçon de quelques 200KM. D’après nos infos de la veille, la piste est facile sauf un tout petit peu de tôle ondulée à la fin. La dernière fois, 1H30 avait été nécessaire pour couvrir ces 90 Km et nous avions gardé le souvenir d’une piste roulante à travers un beau paysage de roselières, étangs, parmi les oiseaux.

Arrivée dans la nasse de Rosso…Nasse car repaire de voleurs, bandits, arnaqueurs de toutes sortes !!! Le bazar commence.

Le GPS de randonnée indique que nous venons de dépasser le départ de la piste. Jean-Paul stoppe. Nous scrutons: plus de panneaux. La racaille s’attroupe vers nous. Je hèle un gendarme qui « plantonnait » sous un arbre. La piste est bien là où nous sommes mais il veut à tout crin nous envoyer sur le bac et…L’autre nasse des escrocs ! On prétexte un RDV au campement de Keur Macène sur la piste. Le gendarme nous souhaite bonne chance. Ah bon ?! Pourquoi ?! Un type veut me vendre un guide, l’assurance…Un autre nous faciliter le passage du bac..

Non ! On ne veut pas : non discutable et non négociable !

Jean-Paul enclenche la 1ère et c’est parti…Pas tout à fait ! 800 mètres plus loin…la police nous arrête ! Et veut nous envoyer au bac ! Refus ! Le policier réclame un médicament contre le rhume ; je lui tends une boite de doliprane. Une seule ? Oui, c’est très puissant comme médecine ! Alors bonne chance pour la piste. Tiens… çà fait deux fois !!?? Ils ont une participation pour nous envoyer au bac ? Et pourquoi à nouveau « bonne chance » ????

La piste démarre bien gentiment, bien tracée, pas trop poussiéreuse, le GPS de rando nous guide. Fastoche : il faut suivre la digue, qu’on voit bien sur le GPS, en montant ou descendant sur la route de relevée, exactement comme les autres véhiculés. Quand …au bout d’à peine 2Km, çà se gâte !

Le trafic est dense : énormes bâchés à fond de leurs moteurs rugissants, camionnettes roulant « en crabe », vélos, charrettes… le tout disparaissant dans un brouillard de sable hyper dense. Là, on comprend le 1er souhait de bonne chance.

Gaulois jusqu’au bout, on persiste mais…soudain…la piste se divise en une multitude de traces !!! On va où ? Observons… Ah ! Çà y est ! La piste principale est un  peu plus tracée ! A peine…Laissons retomber un peu la poussière… Jean-Paul pilote bien et nos pneus contact font merveille dans le sable car…sur des KM…la piste n’est que sable mou ! Nous pensons tous les deux à l’enlisement…Concentrons nous ! Pour le moment, on roule…

Les conducteurs des grands bâchés , les passagers des mini bus nous acclament : on aura surement un coup de main au besoin. C’est rassurant… Quand, vers 13 H, le trafic stoppe tout à fait. Génial ! La visibilité s’améliore ! Oui mais… interdiction de se tromper de piste : il convient de flairer le sable traitreusement devenu mou ! Nous avançons prudemment, parfois nous arrêtons pour définir la meilleure piste, voire même descendons pour scruter le terrain. Les aérations du camping-car sont toutes hyper occultées, les vitres fermées, la clim en route : on ne devrait pas embarquer trop de poussière…

Cependant, à travers la magnifique réserve du Diawling, nous réalisons soudain que plus personne ne nous double ou nous croise…Anxiété…

Mais pour le moment, tout va bien. On risque l’enlisement fréquemment; çà passe limite, limite. Les pélicans, martin pêcheurs, aigrettes, ibis noir à bec rouge, aigrettes, hérons et balbuzars se moquent de nous ! Les zébus hochent la tête…Jean-Paul a furieusement envie de rouler sur la piste de terre que nous longeons. Je tiens bon pour le sable : la terre est trop proche des étangs, elle est craquelée sur les bords, nous pesons plus de 3 tonnes…A mon sens, plantage assuré et on restera là au moins 48H avant le prochain passage d’un véhicule : c’est réveillon !

Nous passons les divers péages…Ben oui ! On paie pour rouler sur une piste défoncée figurez vous ! Foutage de gueule oui !!!! Finalement, le sable s’arrête au profit…de la pire tôle ondulée qu’il puisse être donner de connaître ! Des stries profondes, sur du gravier, hyper cassante : on regrette le sable ! Notre vitesse de pointe descend à 15Km/H grand maximum…15 km seront parcourus dans ces conditions ! La galère totale !!!

Enfin, au bout de 4 longues heures, au bout de ces 90 Kms éprouvants : la douane de Diama est en vue !

Au bout de nos peines ? Non ! Il faut payer une taxe à la commune, une autre au fainéant (celui qui roupille sur sa chaise là dans la cahute) qui doit ouvrir une méchante barrière, une autre au préposé aux coups de tampons sur les passeports…Personne ne nous dit mot, seuls les regards en disent long mais…nous ne décodons pas … le 2eme souhait de bonne chance !

Nous voici à la douane sénégalaise. Là c’est réputé chaud et terrible !!!…Crevés comme on est, nous avons intérêt à rester hyper calmes. Nous décidons de faire les formalités à 2, bien que seul le conducteur soit autorisé à faire les démarches.

Police : le carnet ATA est bien visible dans ma main, protégé sous plastique…Le policier écrit, nous parle gentiment…On est sur nos gardes : çà cache quoi ?

« C’est très bien ! Allez à la douane. » « Attendez…vous avez tout bien tamponné ? On ne doit rien ? » Incrédulité de notre part…Sourire de sa part : « non, c’est parfait. Bon séjour ». D’habitude c’est 10€ la police !? …N’insistons pas ; filons à la douane en face…

Là…Autre numéro : tapis rouge pour nous !?! C’est quoi ce cirque ?!?! Tapis rouge et même …Compliments ! Ouille : ils vont nous soutirer combien ??? Nous sommes cités en exemple à des imprudents qui n’avaient pas de carnet ATA . Et sans le carnet, impossibilité de rentrer au Sénégal et retour en Mauritanie par la piste ! On nous fait passer avant tout le monde…Re-méfiance…Le douanier veut voir nos bagages. Ah, je me disais aussi ! Fouille du camping-car ? Même pas ! Il monte très précautionneusement à bord, n’ouvre rien et constate que nous n’avons pas de bagage. Là : on ne décrypte plus ! Pas de bagages ?!.. Mais nos placards sont pleins ! Oui, mais pas de bagage en vue alors pas de bagage. (au passage, relisez le mon coup de gueule d’avant le départ : « tout ce qui est hors des placards est de trop ! »). Gentiment, il nous fait minutieusement le passavent de 48 H pour aller à la douane de Dakar dès lundi pour validation définitive du carnet. Il nous explique plusieurs fois, comme à des enfants, et nous demande seulement 2500 FCFA avec reçu. Quoi ? Pas de marchange ? De demande d’encouragement ?

Les deux douanes sont franchies en à peine 30 minutes ! …Un record !?!?

Ce n’est que quand le douanier nous dira : « allez tranquillement à St Louis vous reposer  » que nous réaliserons l’état de fatigue et de crasse qui est le nôtre : on fait peine c’est clair ! On doit être minables…

D’ailleurs, aux 3 barrages suivant, aucune demande de backchich !

A St Louis, Raymond nous accueille à bras ouvert dans son camping : depuis le temps qu’il n’a plus de camping-cars ! Il nous indique le tuyaux d’eau, les douches. Nous mettrons une bonne heure à sortir les 3 KG de sable embarqués dans le camping-car !!! L’extérieur attendra le lendemain. La douche nous remet sur pied et une bière poussera le sable encore dans nos gosiers. Raymond nous félicitera d’être resté sur le sable : la piste de terre c’est l’enlisement assuré ! Seule la croute superficielle est dure ! J’avais raison d’être têtue !

Mémorable réveillon ! Nous offrons à Raymond 2 tranches de foie gras sur canapé, deux tartines de tapenade et des papillotes; il nous offre deux tranches d’agneau (beurk  en ce qui me concerne!)

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Digue de Diama.