Hier nous étions déterminés à rejoindre Monnickendam puis Marken à vélo pour revenir sur Volendam avec le ferry.
Aujourd’hui…PFFFF… D’accord : il ne fait plus que 21° à côté des 38 d’hier…D’accord : il ne pleut pas encore…Mais…Le ciel est gris…Le vent souffle de toutes ses forces. Inutile de dire qu’en vélo classique, on va souffrir ! Alors : NON !
Nous décidons de prendre le bus. Il faut rejoindre l’arrêt à 2,6 kms…Rien de plus près ! Ceci dit, nous longeons un magnifique moulin couvert de chaume et pouvons admirer un héron pourpre, des oies bernaches et des foulques.

Dans le bus, le chauffeur nous explique qu’il faut payer en posant sa carte bleue sur le composteur. Là, on maitrise… Heureusement, un couple de Limoges nous explique qu’il faut aussi valider en descente sinon on paie l’intégralité de la ligne et pas uniquement les stations que nous avons faites. Le chauffeur n’a rien dit…Nous échangeons sur les « petites arnaques » que nous subissons : payer pour 50 litres d’eau en recevoir péniblement 20, payer la nuitée de midi à midi alors que sur tous les sites elle est affichée à l’heure, l’affichage des prix des fruits et légumes au 500 grammes et non au kilo…Tout ne s’explique pas que par de la simple incompréhension ! Il faut être vigilent en permanence, questionner, n’avoir aucune certitude. A l’étranger, c’est à l’étranger et çà ne fonctionne pas comme en France, même en Europe ! Qu’on se le dise !
Monnickendam.
Monnickendam se laisse découvrir une fois franchie la porte de l’ancienne enceinte.

La ville a été créée par un bénédictin qui y édifia une digue en 1356. Son effigie orne les frontons.

Sa statue trône aussi sur l’ancien port de pêche.

Cet ancien port abrite aussi de beaux bateaux en bois, rappelant que Monnickendam était un port de pêche à l’anguille et aux harengs.



A l’angle du port, le bas était sans doute une ancienne demeure de négoce…

…sur laquelle un navigateur veille !

L’office du tourisme a élu domicile dans la maison de l’écluse.

Tout est penché ou tordu dans cette ville, le plus flagrant est le fronton de cette grande maison vers Speeltoren ! Vous n’avez pas une illusion d’optique et ce n’est pas une distorsion de la photo. la façade penche réellement autant !

Speeltoren est une grande tour du 16ème siècle, dotée d’un carillon avec des personnages qui s’animent à chaque heure pleine.


Le quincailler a fermé boutique : quel dommage ! Elle est si belle !

Et le sabotier aussi !

A moins qu’ils ne soient cachés dans un recoin de l’église à déguster le vin de messe bien au frais dans sa jarre…

…avant d’entonner des liturgies…

…face au bénitier.

Un bronze agrémente le parvis, adressant comme une supplique au ciel.

Une maison est décorée de mains : sur les volets comme sur les bancs du pas de porte. S’agissait-il de la demeure d’un guérisseur ?

D’autres font immédiatement penser à des échoppes avec leur vantaux qui se déploient.


Une imposante demeure marie sculptures en façades et vitraux sur fenêtres à meneaux, avec un décalage certain qui nous laissent penser qu’il devait s’agir de deux maisons distinctes.

Les canaux séparent des quartiers et se franchissent à l’aide de ponts qui pouvaient se relever pour isoler le quartier.

Que pouvait bien être cette maison rouge en cours de rénovation ?

Il y a bien des explications mais toutes en hollandais ! Nous déplorons régulièrement le manque de signalétique en anglais ou même en allemand !
Nous prenons à nouveau un bus pour rejoindre Marken.
Marken. Notre coup de coeur du jour.
Marken garde son authenticité de village de pêcheurs. La ville est comme préservée de la modernité. Les maisons sont en bois peint de vert ou de noir , soit sur pilotis, soit surélevées sur une butte pour échapper aux inondations.




Les pas de porte sont très décorés…



…Et les jardins particulièrement entretenus.

Les ponts au dessus des canaux portent les noms de souveraines des Pays-Bas.


L’église abritent d’étonnantes maquettes de bateaux.

L’artisanat est axé sur la fabrication de sabots de bois comme en atteste la fabrique à l’entrée de la ville.



Nous empruntons un dédale de ruelles particulièrement étroites…

…et débouchons sur le port d’où doit partir le ferry.

Attention : les billets s’achètent dans des boutiques portant logo de la compagnie et non à la capitainerie ! Ils donnent droit à une réduction de 1,50€ dans un restaurant du port et non à un « plat compris dans le prix du billet » comme l’a expliqué le vendeur de billet !
En attendant le ferry nous mangeons sous l’oeil intéressé de deux moineaux ! Et nous prenons le temps…

Au fait, si on prenait le ferry qui est à quai au lieu d’attendre le suivant ? Vite ! L’embarquement est en train de fermer. Nous courons ! Le second ré-ouvre la chaine fermant l’embarquement et la passerelle ! Il rit ouvertement de nous ! Nous rions avec lui !


Volendam.
Après une traversée tranquille, nous entrons au port de Volendam…

…et admirons une magnifique frégate qui nous fait penser à l’Hermione.




De notre point de vue, Volendam a perdu son authenticité et est devenue une ville branchée, commerciale, même si elle conserve de belles demeures anciennes.




Sur le port deux bronzes rappellent le passé des pêcheurs d’anguilles et de leur épouses.


Le costume traditionnel est encore porté lors de certaines fêtes.

Nous visitons une boutique dédiée au fromage et dégustons plusieurs d’entre eux aromatisés au pesto, à la truffe, aux piments…incroyable le nombre de déclinaisons à partir du gouda ou de l’edam nature !


Et les frites dans tout çà ???? Bon pied, bon oeil !
