23 juin 2023. Giethoorn. Stavoren. Hindeloopen. Pays-Bas

Giethoorn.

Giethoorn se trouve à l’extrémité de l’Overijssel, dans la réserve naturelle de Wieden, près du parc national de Weeribben. Nous sommes dans le site le plus ininterrompu de marais tourbeux du Nord-Ouest de l’Europe !

A Giethoorn, des chemins d’eau font office de rue car, autrefois, le bateau servait aussi bien à transporter la tourbe que les vaches.

Les coquettes chaumières, datant du XVIIIème et XIXème siècle, sont entourées de canaux que nous enjambons grâce à des petits ponts. Devant chacune d’elles, un jardin est soigneusement entretenu.

Certaines étaient d’anciens hangars à bateau auxquels au fil des années a été adjointe une demeure.

D’autres ont des yeux sur le toit !

Quand aux toits des fermes de type halle, ils ont une forme particulière, en dos de chameau. Les terres agricoles, gagnées sur l’eau au fil des siècles, ont obligé les fermiers à agrandir leur habitation. Contraints par l’exiguïté des parcelles, la partie agricole a été surélevée, surplombant la partie habitation.

Les lacs frisons. Stavoren et Hindeloopen.

Nous prenons ensuite la route pour les lacs frisons dans le polder Nord-Ouest. Nous traversons des campagnes verdoyantes et des paysages lacustres où parfois notre route est en contrebas des canaux et villages !

Le circuit proposé par le guide Michelin comprend onze villes. Parmi celles-ci, nous en avons sélectionné trois.

Stavoren.

Stavoren est un ancien village de pêcheurs qui possède deux ports : une marina moderne et un port plus ancien où se cachent de vieux gréements.

Dans la marina, d’élégants cabanons servent de résidence de week-end à quelques privilégiés.

Côté ancien de la ville, les maisons sont basses, avec des façades en brique. Chacune possède un cachet particulier.

Nous remarquons une ferme frisonne rénovée. Si elle conserve son immense toiture pyramidale qui évoque une meule de foin, elle a perdu son toit de chaume au profit de tuiles « miroirs ». Le faîte du toit est orné de fer forgé.

Hindeloopen.

Coup de cœur pour cette petite ville. Des ruelles serpentent à travers les canaux, nous conduisant ici ou là.

De drôles de personnages hantent les rues. Ils sont bienveillants !

Nous découvrons, par hasard, une fontaine composée de tronc de bois et d’un entre-lac de branches en bronze, sur lesquelles sont posés des oiseaux émaillés qui crachent de l’eau !

L’église érige fièrement son haut clocher tout ajouré de « balcons » dans lesquels se tenaient des guetteurs.

La justice est représentée les yeux bandés, ceci en disant long sur la qualité de ses jugements.

Hindeloopen était spécialisée dans les meubles peints avec des coloris où dominaient le rouge et un vert sombre. Une maison présente encore des volets peints : scènes allégoriques mais aussi bibliques se succèdent.

ici aussi, certaines cheminées sont ornées de fer forgé.

Hindeloopen est située au bord de l’Ijsselmer, le lac de l’Ijssel, que nous regardons du haut de la jetée.

Bolsward.

Hélas ! Impossible de se garer ! Le parking « cars » est occupé par une fête foraine, aucune place dans les parking « voitures » ! Nous trouvons un parking un peu trop isolé à notre goût pour laisser notre Exsis. Nous passons donc notre chemin.

Un bivouac en bord de l’Ijsselmer nous tente et c’est ainsi que nous nous trouvons au bord de l’Afsluitdijk, la digue du nord.

22 juin 2023. Parc national Haute-Veluwe. Pays-Bas.

Encore une belle bagarre ce matin avec ce fichu automate !!! L’Intelligence Artificielle refuse de me délivrer les 50 litres d’eau payés ! Et bien sûr : aucun numéro de téléphone pour signaler le dysfonctionnement !
A force de forcer, l’algorithme à refaire le process, l’IA cède ! Mais j’ai payé 2 fois la prestation !!! Intelligence bien réelle de l’IA !

Nous voici aux Pays-Bas. Les premiers tours de roues nous déçoivent. Nous roulons sur une autoroute qui traverse des zones industrielles, de grandes plaines maraichères ou céréalières. Les asperseurs d’eau irriguent à tout va… Nous nous demandons dans quel état sont les nappes phréatiques…Pas beau à voir…

Enfin, nous voici proches d’une forêt à Otterlo, l’une des entrées du Parc National de la Haute-Veluwe.
Le guide Michelin nous promet une belle balade à vélo, traversant un jardin à sculptures, un autre de paysages, une faune très variée (mouflons, cerfs, chevreuils, oiseaux) et des paysages tout aussi variés. Ceci explique le prix d’accès assez élevé.

Et bien, Mr Michelin, nous sommes aux regrets de vous dire que le jeu n’en vaut pas la chandelle et que le prix est bien trop élevé pour ce que c’est !
Trouver la piste cyclable : impossible ! Pas de panneau. Donc on roule sur la bande des voitures. A part trois pauvres sculptures, circulez vous avez vu tout le jardin !

La faune est bien cachée. Il faut dire que nous entendons des coups de feu nourris et sans arrêt provenant d’un stand de tir proche…Donc les animaux…

Nous trouvons même une sorte de casemate…Peu engageante !


L’étang aux nymphéas nous ravira cependant.

Nous atteignons le point le plus éloigné de notre randonnée : la maison de chasse St Hubert. Cette demeure prétentieuse a été construite entre 1914 et 1920 et est considérée comme un des chefs-d’oeuvre de Berlage, un architecte hollandais. La tour est haute de 31 mètres. Il ne s’agit que d’un modeste pavillon de chasse qui, parfois, accueille le gouvernement néerlandais.

L’arbre qui parle nous chuchote que la pluie arrive…

« Pressez vous de rentrer ! Prenez donc le joli sentier cyclable à mon pied ! » Nous conseille-t-il.

« Foncez à travers la forêt de pins, de chênes et de hêtres, puis la lande sablonneuse…

… Et saluez de ma part le Général de Wet et ses hommes. Ils ont un air rogue comme çà, mais vous ne craignez rien ! »

Nous voici de retour au camping-car, après une quinzaine de kilomètres à vélo. Comme il est encore tôt, nous décidons de reprendre la route pour rejoindre Giethoorn, au nord-est des Pays-Bas.

Cette fois, le paysage est bien plus beau, avec des prairies, des polders et de charmants ports de plaisance. Les pistes cyclables sont de véritables boulevards à vélos, quasi plus larges que la route nationale.

Les ronds-points sont curieux. Il y a une voie bien séparée pour ceux qui prennent la 1ére à droite, pour les autres il faut suivre la matérialisation au sol et faire très attention à des sortes de séparateurs en ciment dans le rond-point qui dédient la voie de droite aux camions et autres gros véhicules. Nous comprenons que nous devons prendre cette voie…Affaire à suivre.

Pour ce soir, nous stationnons à l’aire de la marina de Giethoorn, sous une pluie battante.