Nouakchott. St Louis du Sénégal. 31 décembre 2010

Lever 6H et…Alors là ! …J’vais les sortir du lit les gaillards !!! Les voitures sont encore toutes là ! Ils ont du m’entendre : la troupe partira à 7 h et nous à 7H35.

La route est extrêmement défoncée jusqu’à la banlieue de Rosso où nous devons bifurquer sur la piste du barrage. Il nous faudra bien 3 heures pour couvrir ce tronçon de quelques 200KM. D’après nos infos de la veille, la piste est facile sauf un tout petit peu de tôle ondulée à la fin. La dernière fois, 1H30 avait été nécessaire pour couvrir ces 90 Km et nous avions gardé le souvenir d’une piste roulante à travers un beau paysage de roselières, étangs, parmi les oiseaux.

Arrivée dans la nasse de Rosso…Nasse car repaire de voleurs, bandits, arnaqueurs de toutes sortes !!! Le bazar commence.

Le GPS de randonnée indique que nous venons de dépasser le départ de la piste. Jean-Paul stoppe. Nous scrutons: plus de panneaux. La racaille s’attroupe vers nous. Je hèle un gendarme qui « plantonnait » sous un arbre. La piste est bien là où nous sommes mais il veut à tout crin nous envoyer sur le bac et…L’autre nasse des escrocs ! On prétexte un RDV au campement de Keur Macène sur la piste. Le gendarme nous souhaite bonne chance. Ah bon ?! Pourquoi ?! Un type veut me vendre un guide, l’assurance…Un autre nous faciliter le passage du bac..

Non ! On ne veut pas : non discutable et non négociable !

Jean-Paul enclenche la 1ère et c’est parti…Pas tout à fait ! 800 mètres plus loin…la police nous arrête ! Et veut nous envoyer au bac ! Refus ! Le policier réclame un médicament contre le rhume ; je lui tends une boite de doliprane. Une seule ? Oui, c’est très puissant comme médecine ! Alors bonne chance pour la piste. Tiens… çà fait deux fois !!?? Ils ont une participation pour nous envoyer au bac ? Et pourquoi à nouveau « bonne chance » ????

La piste démarre bien gentiment, bien tracée, pas trop poussiéreuse, le GPS de rando nous guide. Fastoche : il faut suivre la digue, qu’on voit bien sur le GPS, en montant ou descendant sur la route de relevée, exactement comme les autres véhiculés. Quand …au bout d’à peine 2Km, çà se gâte !

Le trafic est dense : énormes bâchés à fond de leurs moteurs rugissants, camionnettes roulant « en crabe », vélos, charrettes… le tout disparaissant dans un brouillard de sable hyper dense. Là, on comprend le 1er souhait de bonne chance.

Gaulois jusqu’au bout, on persiste mais…soudain…la piste se divise en une multitude de traces !!! On va où ? Observons… Ah ! Çà y est ! La piste principale est un  peu plus tracée ! A peine…Laissons retomber un peu la poussière… Jean-Paul pilote bien et nos pneus contact font merveille dans le sable car…sur des KM…la piste n’est que sable mou ! Nous pensons tous les deux à l’enlisement…Concentrons nous ! Pour le moment, on roule…

Les conducteurs des grands bâchés , les passagers des mini bus nous acclament : on aura surement un coup de main au besoin. C’est rassurant… Quand, vers 13 H, le trafic stoppe tout à fait. Génial ! La visibilité s’améliore ! Oui mais… interdiction de se tromper de piste : il convient de flairer le sable traitreusement devenu mou ! Nous avançons prudemment, parfois nous arrêtons pour définir la meilleure piste, voire même descendons pour scruter le terrain. Les aérations du camping-car sont toutes hyper occultées, les vitres fermées, la clim en route : on ne devrait pas embarquer trop de poussière…

Cependant, à travers la magnifique réserve du Diawling, nous réalisons soudain que plus personne ne nous double ou nous croise…Anxiété…

Mais pour le moment, tout va bien. On risque l’enlisement fréquemment; çà passe limite, limite. Les pélicans, martin pêcheurs, aigrettes, ibis noir à bec rouge, aigrettes, hérons et balbuzars se moquent de nous ! Les zébus hochent la tête…Jean-Paul a furieusement envie de rouler sur la piste de terre que nous longeons. Je tiens bon pour le sable : la terre est trop proche des étangs, elle est craquelée sur les bords, nous pesons plus de 3 tonnes…A mon sens, plantage assuré et on restera là au moins 48H avant le prochain passage d’un véhicule : c’est réveillon !

Nous passons les divers péages…Ben oui ! On paie pour rouler sur une piste défoncée figurez vous ! Foutage de gueule oui !!!! Finalement, le sable s’arrête au profit…de la pire tôle ondulée qu’il puisse être donner de connaître ! Des stries profondes, sur du gravier, hyper cassante : on regrette le sable ! Notre vitesse de pointe descend à 15Km/H grand maximum…15 km seront parcourus dans ces conditions ! La galère totale !!!

Enfin, au bout de 4 longues heures, au bout de ces 90 Kms éprouvants : la douane de Diama est en vue !

Au bout de nos peines ? Non ! Il faut payer une taxe à la commune, une autre au fainéant (celui qui roupille sur sa chaise là dans la cahute) qui doit ouvrir une méchante barrière, une autre au préposé aux coups de tampons sur les passeports…Personne ne nous dit mot, seuls les regards en disent long mais…nous ne décodons pas … le 2eme souhait de bonne chance !

Nous voici à la douane sénégalaise. Là c’est réputé chaud et terrible !!!…Crevés comme on est, nous avons intérêt à rester hyper calmes. Nous décidons de faire les formalités à 2, bien que seul le conducteur soit autorisé à faire les démarches.

Police : le carnet ATA est bien visible dans ma main, protégé sous plastique…Le policier écrit, nous parle gentiment…On est sur nos gardes : çà cache quoi ?

« C’est très bien ! Allez à la douane. » « Attendez…vous avez tout bien tamponné ? On ne doit rien ? » Incrédulité de notre part…Sourire de sa part : « non, c’est parfait. Bon séjour ». D’habitude c’est 10€ la police !? …N’insistons pas ; filons à la douane en face…

Là…Autre numéro : tapis rouge pour nous !?! C’est quoi ce cirque ?!?! Tapis rouge et même …Compliments ! Ouille : ils vont nous soutirer combien ??? Nous sommes cités en exemple à des imprudents qui n’avaient pas de carnet ATA . Et sans le carnet, impossibilité de rentrer au Sénégal et retour en Mauritanie par la piste ! On nous fait passer avant tout le monde…Re-méfiance…Le douanier veut voir nos bagages. Ah, je me disais aussi ! Fouille du camping-car ? Même pas ! Il monte très précautionneusement à bord, n’ouvre rien et constate que nous n’avons pas de bagage. Là : on ne décrypte plus ! Pas de bagages ?!.. Mais nos placards sont pleins ! Oui, mais pas de bagage en vue alors pas de bagage. (au passage, relisez le mon coup de gueule d’avant le départ : « tout ce qui est hors des placards est de trop ! »). Gentiment, il nous fait minutieusement le passavent de 48 H pour aller à la douane de Dakar dès lundi pour validation définitive du carnet. Il nous explique plusieurs fois, comme à des enfants, et nous demande seulement 2500 FCFA avec reçu. Quoi ? Pas de marchange ? De demande d’encouragement ?

Les deux douanes sont franchies en à peine 30 minutes ! …Un record !?!?

Ce n’est que quand le douanier nous dira : « allez tranquillement à St Louis vous reposer  » que nous réaliserons l’état de fatigue et de crasse qui est le nôtre : on fait peine c’est clair ! On doit être minables…

D’ailleurs, aux 3 barrages suivant, aucune demande de backchich !

A St Louis, Raymond nous accueille à bras ouvert dans son camping : depuis le temps qu’il n’a plus de camping-cars ! Il nous indique le tuyaux d’eau, les douches. Nous mettrons une bonne heure à sortir les 3 KG de sable embarqués dans le camping-car !!! L’extérieur attendra le lendemain. La douche nous remet sur pied et une bière poussera le sable encore dans nos gosiers. Raymond nous félicitera d’être resté sur le sable : la piste de terre c’est l’enlisement assuré ! Seule la croute superficielle est dure ! J’avais raison d’être têtue !

Mémorable réveillon ! Nous offrons à Raymond 2 tranches de foie gras sur canapé, deux tartines de tapenade et des papillotes; il nous offre deux tranches d’agneau (beurk  en ce qui me concerne!)

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Digue de Diama.

St Louis du Sénégal. 1er janvier 2011

Grasse matinée jusqu’à… 8H ! Les mosquées hurlent en boucle depuis 4H du mat’ ! Ils sont fous ! L’après-midi s’étirera en ballades dans St Louis, ancienne ville coloniale.

Nous devons remettre un cadeau au maire de la part du maire de Lyon 4° mais le gardien refuse de se lever de sa couchette et de prendre le colis. Je ferais un mail d’explications et Raymond acheminera le colis. Sûre que le gardien a eu sa promo ! Dans le quartier des pêcheurs, le poisson est déchargé à dos d’homme. Ces derniers avancent jusqu’aux barques de l’eau jusqu’à la taille et portent les paniers de poissons sur la tête. A peine croyable!!!

Nous avons le plaisir d’échanger avec les jeunes peintres de pinasses et ils nous laissent à loisir admirer leur travail.

St Louis est la plus ancienne ville édifiée par les colonisateurs français En Afrique de l’Ouest. Son nom lui a été donné en l’honneur du roi de France Louis IX. Etape célèbre des navires européens de la traite des Noirs, puis de l’aéropostale de Mermoz ou St Exupéry, St Louis conserve d’important témoignage de son passé. Elle est symbole de l’élégance et du raffinement au Sénégal. Pierre Loti a habité St Louis. Plusieurs quartiers conservent de très belles maisons coloniales dont celles des Signares, ces femmes issues de l’union d’un européen en poste au Sénégal avec une africaine, « à la mode du pays ».

Le pont Faidherbe (1865) a été conçu par Gustave Eiffel.

Au nord de la ville, quai Roume, l’immense grue à vapeur de 20 tonnes était utilisée pour décharger le matériel nécessaire à la construction du chemin de fer malien entre Kayes et Bamako. Elle a été assemblée en 1883 par deux militaires qui ont gravé leurs noms sur l’un des flancs.

Un client de Raymond nous alerte. Sur le passavent, il est indiqué 48H, mieux vaut donc rallier Dakar dans ce délai et ne pas attendre lundi : un flic ripoux pourrait verbaliser bien que le douanier ait affirmé que le dimanche étant non travaillé, il ne comptait pas dans le délai !

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St Louis du Sénégal

Dakar. 2 janvier 2011

Tristement nous quittons Raymond qui, hier, nous a offert un poisson de sa pêche, pour rejoindre une auberge-camping au lac rose vers Dakar, l’idée étant de laisser le camping-car à l’auberge, prendre un taxi pour rejoindre les douanes et obtenir le précieux tampon.

Dès Thiès, la circulation est indescriptible. Le code de la route à la sénégalaise c’est quelque chose !!! Chacun fait ce qu’il veut. La loi du plus fort prévaut …Ou plutôt du plus inconscient !

Nous décidons de stopper dans une auberge camping à Rusfique. Hélas, plus de possibilité de camper. La patronne nous envoie vers un camping à Mbao…Que nous ne trouverons jamais. De guerre lasse, nous cherchons des infos sur une hypothétique halte gardée vers Dakar. Le directeur d’un complexe touristique accepte de nous garder 2 nuits sur son parking clos contre 3000FCFA (4,60€) la nuit. Il nous propose même un taxi pour demain.

Repos donc pour attaquer de pied ferme la redoutable douane sénégalaise et son lot de « déplumeurs » …

Dakar. Ile de Gorée. 3 janvier 2011

Au royaume des « déplumeurs », nous sommes des Rois !!!

Dès 9 heures, nous nous élançons à l’assaut des terribles douaniers du Môle 2 à Dakar. Le carnet ATA est bien protégé sous pochette plastique (le respect des documents çà en jette toujours !) et sur le dossier, en écriture très lisible et très visible, figurent le nom et les coordonnées du Colonel DIOUF, ponte des douanes sénégalaises. Ne me demandez pas comment on s’est procuré ce plan : Secret Défense !

Aplomb, tête haute, démarche énergique, détermination, on fonce dans le bâtiment en négligeant le pauvre planton qui tente de nous héler et les rabatteurs. Ils sont quantité négligeable et nous : les Officiels…Vu comme çà…

Sans ralentir notre pas de charge, nous gravissons l’escalier face à nous. Un « galonné » surgit et n’a que le temps de jeter «  ATA 2ème », que nous enfilons déjà la deuxième volée de marches. Rien n’arrête notre progression fulgurante…Même si, deux secondes plus tôt, nous n’avions pas la moindre idée de notre destination !

Palier du 2ème : on « enquille » le couloir de gauche (celui qui paraît le plus large) et là…STOP !!!

Bureau des archives…?!…

Des dossiers s’empilent sur palettes du sol au plafond mais…Il y a un coude sur la droite : on charge quand…Soudain…La porte d’un bureau s’ouvre et un civil bien mis apparaît, sourire aux lèvres…Mauvais plan ? … 

« C’est pour votre carnet ATA ? Par ici, je vous prie » On s’assied…Méfiance…Présentation…Et on lui remet le carnet, nos passeports, la carte grise, le passavent qu’obligeamment il photocopie. Mais ils sont où les « enragés ripoux » ? On venait en découdre…Comprends plus… On patiente…

Au bout d’un quart d’heure, le civil nous entraine dans un bureau où trône un énorme cerbère en galons, air rogue et trogne renfrognée. Ah ! Je savais bien : il était planqué ! Il attendait son heure ! Le civil nous montre une pochette jaune pleine de cases : le dossier est là sur le bureau du secrétaire du Chef de Bureau. Ah bon ! Le cerbère est sous-fifre donc !…Le Chef fait ses mondanités pendant ce temps….Nouveau quart d’heure…

Le civil revient la précieuse pochette en main. Il faut aller au rez de chaussée, bureau du secrétaire du Chef aux Ecritures (c’est écrit sur la porte !)…Nouvelle attente….Bureau du secrétaire, ensuite bureau du Chef aux écritures, le civil promène notre carnet et évite son engloutissement.

Il m’intrigue ce gars… Parfois, comme une crainte passe dans son regard quand j’évoque le Colonel Diouf.  On finit par le démasquer : il ne travaille pas à la douane mais il aide la douane. En clair : transactionnaire…En encore plus clair : ne bosse pas à l’oeil mais à ses 2 yeux qu’il estime fort cher !…Alors là, mon p’tit, tu vas me voir à l’oeuvre, foi de Tita !!!

Le civil ressort avec la pochette jaune et nous entraine dans un cinquième bureau : celui de la Douane ! Les coordonnées de Diouf sont toujours bien en vue. Le douanier est sympa, s’inquiète de nous, de la route, inspecte nos documents (Dis JP : à combien il nous évalue ?). On répond fermement, avec correction. J’évoque l’ami commun avec le Colonel Diouf d’un ton badin et lui demande de transmettre les civilités du dit ami… Le tampon claque sur le dossier, Jean-Paul est invité à signer…J’attends la douloureuse : sur les forums, 80 000FCFA (122€) comme 20 000 (30,50€), ont déjà été évoqués. A Diama, le douanier nous avait informé qu’une fois la taxe de passavent payée, on ne devait plus rien. On attend…Sourires de part et d’autre…Puis le douanier nous souhaite bonne année, bon séjour. Quoi ? Rien à payer ? Non !

Nous voici dans le couloir et…C’est là que la partie se joue vraiment !

Le civil tient mollement le carnet et ignore que nous l’avons démasqué. Avant qu’il ne batte un cil, rapide comme l’éclair, je lui chipe le carnet à la volée…Il est scotché ! Cette fois, nous détenons la position dominante.  Il tente un coup… « J’ai travaillé pour vous.. » «  Oui, merci c’est gentil ! Mais une transaction se discute avant ! Et comme tu n’as pas dit ton prix, et que nous savions où aller… » « On travaille gracieusement à «  votre bon coeur ». « Tu as bossé 1H30, bon travail d’ailleurs… C’est le jour des étrennes…Voyons…J’ai peu d’argent car je dois aller à la banque…Tiens, je te paie 4000 FCFA (6,10€) » Il aperçoit mon porte-monnaie vide, fait la tête… « Mais l’ami fallait discuter avant, moi je ne t’ai rien demandé donc c’est à prendre ou à laisser »…Cruelle, je retourne le couteau dans sa plaie…Il a pris ! Et on a bien ri de notre coup de bluff !

Ile de Gorée :

A quelques encablures de Dakar, l’Ile de Gorée charme nos regards depuis le pont de la chaloupe : ciel d’azur pur, maisons ocres fleuries de bougainvillées de toutes couleurs, palmiers verts…Tout paraît enchanteur…

L’ile s’étire sur 900 m de long et 300 de large. Ses ruelles ombragées serpentent entre les maisons coloniales au charme désuet. Il fait bon flâner le long des boutiques d’artisanat.

Tout n’est qu’illusion ! Gorée est…Décrépie, délabrée malgré son classement au patrimoine de l’Unesco. A part une ou deux maisons très entretenues, la ruine frappe toutes les habitations. Même, les magnifiques bougainvillées ne réussissent plus à la masquer ! De riches Dakarois établissent sur Gorée leur résidence secondaire…Mais ce qui manque cruellement est l’énergie des habitants à restaurer leur patrimoine. Ces derniers passent hélas plus de temps à « agripper » le touriste pour lui vendre les inévitables horreurs made in Tawaïn, présentées comme artisanat typique. Seule l’échoppe d’un artiste peintre très connu nous arrêtera un instant !

Pourtant, Gorée, découverte en 1444 par les Portugais, était un port naturel idéal et facile à défendre. Escale commerciale d’importance, elle a représenté un enjeu stratégique majeure pour les puissances européennes. Gorée vient du nom hollandais « Goede Reede » qui signifie « Bonne rade ». Jusqu’au XIX siècle, les signares (femmes métisses à la peau claire et maitresses des colonialistes) lui assurent un commerce florissant : arachides, peaux, gomme, or et «or noir ». La maison des esclaves et sa statue sont là pour rappeler le sinistre passé de Gorée. L’île représentera à jamais le symbole mondial de la traite négrière.

Le taxi nous ramène sur les parking de l’auberge de Rufisque à travers les gigantesques embouteillages de Dakar et sa circulation démentielle ; aucune signalétique, aucun sens interdit ni nom de rue dans cette capitale ! La Maréchaussée veille à l’affût de la moindre erreur….Soudain…PSCCCHHHIIITTTTT…

Le taxi crève  ! çà nous poursuit !!! Le conducteur nous a laissé pendant une grosse demie-heure la garde de son véhicule, le temps pour lui d’opérer une réparation…qui ne tiendra pas ! Décidément !

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Dakar. Gorée.

Saly. 4 janvier 2011.

Direction Saly et la résidence de Bernard et Raky…Que nous trouvons sans mal grâce au GPS à leur grand étonnement, personne n’ayant réussi à trouver le point GPS exact de leur résidence ! Personne…Sauf nous ! Il s’en suivra un « cours » de navigation pour Bernard !

Cette étape représente la halte de luxe dans le voyage. Au sein d’une résidence plus que privée, sous les palmiers, se nichent de luxueuses cases, toutes plus coquettes les unes que les autres.

Dans leur jardin, nous découvrons plusieurs espèces de frangipaniers en fleurs, de baobab cactus. Jean-Paul profitera de la piscine à débordement et moi des transats…Si un séjour vous tente, Bernard et Raky louent leur maison et vous organisent le transport depuis l’aéroport de Dakar ainsi que des activités : www.location-villa-senegal.eu. Malgré l’ambiance plus que conviviale, nous reprenons notre route avant de mollir…

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Saly.

Jaol Fadiouth. Sine Saloun. 5 janvier 2011

Première difficulté à Joal Fadiouth : trouver notre halte nocturne. Nous avions l’adresse d’une auberge vers le stade de foot et nous la cherchons. Bien sûr, nous ne trouvons aucun panneau indicateur et le point GPS est approximatif: nous n’avons que celui du terrain de foot !

Un Blanc et un Noir, porteurs de bagages, arrivent à notre rencontre. Bagages = auberge, n’est-ce pas ?

Le Noir nous propose de demander à sa soeur, propriétaire d’une maison d’hôtes, si elle nous accorde l’hospitalité pour la nuit. Négociation du prix…Affaire conclue…Le gardien est payé tout de suite. Il nous installe le long d’une maison. Nous partons à pied pour l‘Ile de Fadiouth reliée par une passerelle en bois de plus de 500 m de long à Joal, ville native de Léopold Sédar Senghor.

L’île est entièrement constituée de coquillages. A certains endroit, la couche atteint la hauteur de 8 mètres ! Impressionnant de déambuler sur ce sol qui crisse sous les pas ! Tout comme le cimetière de coquillages… Les tombes sont situées tout en haut de la butte…en coquillage. Le sol étincelle, rivalisant de brillance avec la mer. Du haut du cimetière, le paysage de mangrove s’étale à nos pieds . Nous découvrons les greniers à mil typiques du détroit du Siné Saloum : ceux-ci sont construits sur pilotis !

Côté shopping, l’île est plutôt bien achalandée. Jugez plutôt : Auchan, Galerie Lafayette, Le Roi Merlin…Toutes ces boutiques regroupées sur la rue principale: « Champs Elysée ». D’accord, les boutiques ne sont pas tout à fait comme chez nous, les « champs » non plus. Mais quel humour !

Le soir, alors que nous nous relaxons au camping-car….TOC ! TOC ! TOC ! «  vous pas rester ici ! Sinon payer ! »…?!?!

Un individu veut nous faire payer en se prétendant le véritable gardien du clos ! Le ton monte devant sa mauvaise foi. Nous « bouclons » le véhicule et partons à la recherche du gardien du matin et de la propriétaire …qui justement surgit en compagnie du Blanc. Ce dernier nous conseille de rester à l’écart….Méga embrouille entre le « gardien nouveau » et la « propriétaire » qui n’est en possession… que de 90% du clos !

Devinez ce qui stationne sur les 10% qui ne sont pas à elle ? NOUS !

Embrouille sénégalaise classique!!!! Mauvais plan !!!! L’engueulade dure une bonne vingtaine de minutes mais la femme gagne et nous intime de rester où nous sommes. Nous réintégrons nos pénates…Mais les cris ont encore duré une bonne heure ! Méga supra embrouille où je ne m’y connais pas ! 

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Joal Fadiouth