11 juillet 2024. Brasov. Prejmer. Roumanie.

Quelle belle soirée avec nos amis ! Pour être plus à l’air et à l’aise, nous avons utilisé une des tables du bar, non sans offrir un kir au propriétaire, toujours prêts à discuter avec les clients !
D’anecdotes en échanges autour de nos voyages, d’astuces en camping-car en rigolades, la soirée a passé bien vite !

La nuit a été chaude et étouffante…Et éprouvante et quasi-blanche pour moi ! Vivement la fraicheur que nous espérons trouver plus au nord ! Nous nous quittons en se donnant un point de retrouvailles… éventuellement… pour le soir à Prejmer sur une aire de stationnement que nous connaissons.

De notre côté, nous voulons visiter Brasov, ville où il est bien difficile de stationner ! Les nombreux parkings et places de stationnement le long des rues sont bondés. Nous virons et tournons un bon moment avant de se décider pour un stationnement en épi dans une rue étroite….Voyons voir ! Sommes bien dans la case ? Est-ce qu’on ne dépasse pas sur la chaussée ? Devant nos interrogations, un homme nous dit que tout est parfait ! OUF !

Une dame échange dans un français parfait avec Jean-Paul pendant que je m’acquitte des droits de stationnement. Elle est heureuse de pratiquer cette langue qu’elle aime. Nous aurons une longue discussion sur les perspective de travail en Roumanie. Comme en France, les plus de 50 ans ont bien du mal à trouver un emploi. Les salaires sont plus bas aussi.

Brasov a été fondée en 1211 par les chevaliers teutoniques sur un ancien site dace. En 1987, c’est aussi ici qu’a eu lieu la première manifestation contre la dictature de Ceausescu !

L’hôtel de ville est bien imposant. Sa façade en arc de cercle ne réussit pas à adoucir cette impression de puissance.

Dans la rue piétonne, les façades baroques ou gothiques incitent à marcher les yeux au ciel !

Le mont Tâmpa domine la Place Stafuliu et toute la vieille ville. A son sommet, le terrifiant Vlad Tepes fit empalé plus d’une quarantaine de nobles !

La Piata Stafului était autrefois le centre médiéval de Brasov. La maison de conseil, construite en 1420, se dresse fièrement au centre.

Elle est surmontée par la tour du héraut où se réunissaient les conseillers municipaux.

Le puit, dans les margelles supportent une structure de fer forgé, délivre une eau très fraîche et délicieuse.

Le joueur de flûte de Hamelin est apparu à Brasov qui le rappelle à notre bon souvenir grâce à sa statue négligemment posée à l’angle d’un balcon.

Ici, tout est prétexte à décoration et à fleurissement. La preuve avec ces deux vélos bien garés dans un espace dédié !

Pour l’étape nocturne, nous rejoignons Prejmer et ses stationnements dédiés, bien identifiés au sol par le mot « RULOT ». lors de notre voyage en 2016, nous avions apprécié le calme de cette étape et le charme de son église-forteresse saxonne.

Surprise ! Nos amis Stéphane et Annie sont là ! Quel plaisir de se retrouver encore une fois ! Le temps d’apprécier deux anciennes maisons, de réparer le klaxon du camping-car de nos amis, il est l’heure de faire comme les cigognes du nid tout proche : papoter autour d’un verre et d’un repas !

Bran. Brasov. Transylvanie

 dsc06108 3 juillet 2016.

Inutile de dire qu’ici Dracula est utilisé à toutes les sauces ! Impossible de faire un pas sans tomber sur lui !!! Un vrai piège à touristes !

Les vampires appartiennent au folklore slave depuis l’ère païenne. Un adulte qui meurt sans se confesser, un enfant sans baptême, un rituel mal exécuté et c’est le drame ! Les revenants sévissent. Il faut alors les tuer une seconde fois à l’aide d’un pieu de bois enfoncé dans le cœur !

L’ail est-il un antidote ? Des tresses ornent les portes des maisons transylvaniennes…Alors…Peut être…

Le château de Bran est-il le vrai château de Dracula ? Il est présenté comme tel en tout cas…Comme celui de Cetatea Poienari et celui de Sighisoara…

En tout cas, le château de Bran est élégant. Edifié en 1377 par des marchands pour protéger les routes commerciales, il sera rénové en 1920 par la Reine Marie pour servir de résidence d’été. Nous parcourons, au milieu d’une foule dense, les 30 pièces sur 57 ouvertes au public et les 4 niveaux. Tout est minuscule et il faut souvent jouer des coudes, y compris, et surtout, dans la salle de tortures !

Album photos Bran. Cliquez ci-dessous :

Château de Bran

dsc06193 Le thermomètre affiche 30° à midi lorsque nous arrivons à Brasov. Il s’agit de l’ancienne Kronstadt. Nous rejoignons le cœur médiéval par une petite rue. Ce centre historique est beau et renvoie à la construction de la ville par les chevaliers teutoniques. Sur le fronton de la tour du conseil, nous découvrons une sculpture figurant un arbre ceint d’une couronne. En fait, lors de la construction de la ville, une couronne aurait été découverte accrochée à un arbre ; d’où le nom de la cité : ville de la couronne.

Dans la Biserica neagra (l’église noire), nous admirons un orgue de 4 000 tuyaux ! La tour de l’église mesure 65 mètres de haut et supporte la plus lourde cloche de Roumanie : 300 Kg.

La chaleur écrasante nous pousse à reprendre la route et nous ferons étape sous les arbres du parking de Prejmer, dans des emplacements réservés « Rulote ». Nos voisines les cigognes claquent du bec dans leurs nids. Tout est calme. Deux enfants nous regardent. Le petit garçon s’enhardit et lance : «  bonjour ça va ? ». Nous lui répondons amusés. Il est si fier de ses quelques mots prononcés en français qu’il les prononce en boucle ! La petite fille, ne voulant être en reste, se lance : « Badou ; taba ? » et se sauve en riant ! Le jeu dure un moment jusqu’à ce que la pluie fasse rentrer les enfants.

Le soir, nous serons régalés d’un feu d’artifice tiré juste au dessus du camping-car !

Album photos. Brasov. Cliquez ci-dessous :

Brasov