Belgique. Notre bilan.

Nous avons beaucoup aimé la Wallonie, si accueillante, si verdoyante, si respectueuse. Nous avons moins apprécié la Flandre qui part son fonctionnement nous rappelle trop les Pays-Bas. Clairement, nous avons ressenti que le camping-cariste n’est tout à fait le bienvenu que s’il va au camping et nulle part ailleurs !

Le camping sauvage est facile en Wallonie, difficile en Flandre.

Attention aux zones à faible émission (LEZ). La verbalisation s’opère par voie électronique donc ne tentez pas de rentrer dans ces zones en pensant échapper au PV. Il faut s’enregistrer en amont de sa venue sur un site particulier. Pour Bruxelles, l’enregistrement doit avoir lieu au moins 96 jours avant la date de séjour prévue et il faut attendre la dérogation camping-car ! Pour les autres villes, un ticket journalier au prix de 35€ par jour est vendu en ligne.

Mieux vaut donc stationner en périphérie et prendre les transports publics, très bien organisés et à fréquence rapprochée.

Côté prix : identiques à la France dans l’ensemble. Le panier s’équilibre.

Nous retournerons avec plaisir en Wallonie. La meilleure bière bue est la Maredsous.
Il est peu probable que nous retournions en Flandre.

5 juillet 2023. Gand. Belgique

Après une nuit où le vent a soufflé en rafale, où des branches, heureusement plutôt petites, sont tombées sur le camping-car, le temps se calme soudain. Voilà qui sera parfait pour la visite de la jolie ville de Gand.

Pour remplir 50 litres d’eau dans notre réservoir, nous nous acquittons de la somme de 0,50 cts au monnayeur de l’aire de Brasschaat. L’eau coule à un débit raisonnable et s’arrête au bout de quelques minutes. 20 litres à peine nous ont été délivrés !!! Encore une fois !!! Et bien sûr, aucun numéro de téléphone a appeler pour signaler ce dysfonctionnement !!!

Nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur et partons pour l’aire de Gentbrugge, proche de Gand et du tram permettant de rejoindre cette ville.

A notre arrivée, voilà ce que nous trouvons : une cage à camping-cars ! Chaque véhicule est stationné, dans son emplacement matérialisé au sol, à à peine 90 cm du voisin ! C’est le minimum pour ouvrir la porte de la cellule mais vous ne pouvez pas ouvrir vos fenêtres en projection car le « voisin » ne peut plus accéder à son véhicule. La preuve en image avec le véhicule derrière l’arbre et l’Hymer !

Admirez aussi le grillage surmonté du fil de fer barbelé !!! Et tout ceci pour la modique somme de 12€, avec électricité quand même, auquel vous aurez l’obligeance de rajouter 1€ pour 50 litres d’eau !

Là…Trop c’est trop ! Nous refusons la cage à camping-cars et nous poursuivons notre route pour la France. Tant pis pour Gand ! Pour nous, il est inconcevable de payer pour ce type d’équipement méprisant qui s’apparente à une prison ! Il ne manque que le mirador. Clairement nous boycottons ! Et nous boycotterons toujours dès lors qu’on se moque de nous ! A chacun ses choix ! Ce type d’endroit n’est clairement pas le notre.

Tout au long de nos voyages, il y a eu des stationnements difficiles, bruyants ou peu reluisants mais, jamais, au grand jamais, une cage payante surmontée de barbelés !

Cette affirmation vaut bien un boycott de Gand !!!

4 juillet 2023. Anvers. Belgique.

Miffy, ce matin, fait grise mine. Les côtés de sa coiffe pendent lamentablement. « J’ai peur. Je ne suis jamais sortie de mon pays. Là, on a dormi la nuit vers un grand bois, à l’étranger…C’est quo cette vie ??? »

Aussitôt, les baroudeurs, Sam, Edwige, St Ex, Mégevand, Lans et GR20 tiennent un conciliabule. « Elle est pétocharde la nouvelle ! Va falloir qu’elle s’y fasse ! Chez Routes en Exsis, on ne va pas dans les hébergements de luxe. Pas plus de 20€ la nuitée ! Et encore… Faut que les prestations soient à la hauteur ! Allez, on va la briefer ! »

Nous laissons là nos baroudeurs, traversons le grand parc proche de l’aire et rejoignons le bus 640 qui nous conduit pour 2,50€ chacun en plein centre d’Anvers !
Au XVIème et XVIIème siècle, Anvers régnait sur le commerce de l’Europe du Nord. Il n’est donc pas étonnant de voir Mercure, le dieu du commerce et des voyageurs, trôner sur le pignon des riches demeures.

Le chameau sur le toit, près de la gare centrale, indique aisément l’entrée du plus ancien zoo du monde (1843).

La gare centrale a été construite entre 1895 et 1905 dans un style néo-baroque. Elle est considérée comme l’une des plus belles gares du monde.

Tout proche aussi, le quartier des diamantaires aux vitrines scintillantes offrant aux regards de belles pièces de joaillerie comme des objets plus clinquants, plus tape à l’oeil et de mauvais goût.

Le Meir représente les « ramblas » de la ville : c’est l’une des plus grandes artères commerçantes de la Belgique. Nous admirons les façades des maisons et monuments ainsi que les ornements des toits.

La capricieuse déesse de la foudre, Elwynn, surveille la rue, prête à lâcher ses éclairs.

Une chose nous intrigue. Nous observons à l’angle de plusieurs rues des statues de la vierge. Selon notre guide papier, les rues dont l’angle était orné de la vierge étaient exemptées des taxes perçues pour l’éclairage.

Proche de la place du marché, un marchand veille aux affaires. Seront-elles juteuses aujourd’hui ?

Grote Markt est entourée par les maisons Renaissance des guildes, ces «corporations » par métier.

Tandis que le chat guette sur le toit…

…Un enfant et son chien dort sur la place. Leur histoire est très triste. L’enfant et le chien venaient tous les soir se réfugier et dormir dans la cathédrale. Malheureusement, à force de privations, ils y ont tous les deux été trouvés morts.

L’hôtel de ville est lui aussi de style renaissance. La statue de la vierge a détrôné celle de Brabo, le héro de la ville. Au dessous, la Justice n’a pas les yeux bandés et est accompagnée de la Prudence.

La cathédrale est la plus grande église gothique des Pays-Bas et sa construction a duré près de 2 siècles (1352-1521). Le prix d’entrée en est prohibitif et nous passons notre chemin.

Nous préférons rendre hommage aux travailleurs en admirant une œuvre en bronze qui leur est dédiée.

Le puits est une véritable dentelle de fer forgé.

Dans une rue adjacante, les immeubles récents respectent le style des plus anciens.

Le château de Steen aurait été construit au IXème siècle et il faisait office de prison avant de devenir militaire et de défendre l’estuaire de l’Escaut.

La vleeshuis ou maison des bouchers a été occupée par la guilde de 1503 à 1795. Le mélange de briques et de pierres représente des couches de lard. Son but était hygiénique : empêcher que le quartier continue d’être imbibé par le sang des bêtes tuées.

Prenons des forces pour le retour et dégustons une bonne gaufre !

20 juin 2023. Spa. PN Hautes Fagnes. Bokrijk. Belgique

Parc national des Hautes Fagnes.

Hier soir, un Belge frappe à notre porte. Il a crevé et ne dispose pas de cric dans son véhicule. Hélas, le notre est trop haut pour passer sous son véhicule. Nous tentons de le monter sur nos cales. Rien à faire : la roue crevée repousse la cale ! Avec le peu de réseau téléphonique existant, il appelle un ami à la rescousse..La conversation coupe en plein milieu ! Poisse !!! J’avise des personnes qui reviennent de balade et demande à notre automobiliste malchanceux de les interpeler. Elle ont un cric ! Oui mais voilà ! …Notre automobiliste ne sait pas changer une roue ! Jean-Paul lui apprend !!
Tout est bien qui finit bien et nous voici à nouveau au calme !

Ce matin, nous partons en balade à travers les fagnes : zones humides de landes et de tourbières, parsemées de sapinières et de feuillus, couvertes de myrtilles, orchis, iris des marais, peuplées de renards, belettes, pics verts, geais, grives, milans…

De joyeux papillons guident nos pas.

Nous grimpons à la tour panoramique pour bénéficier d’une vue plus grande sur les fagnes et sur le signal de Botrange, point culminant de la Belgique.

Curiosités géologiques que nous observerons du sommet de la tour panoramique : les pingos, des cuvettes entourées d’un talus, qui à l’origine étaient des bulles de glace, qui au moment de leur fonte ont taraudé le sol.

Plus loin, un chêne ancestral. Planté en 1700, il nous séduit par son réseau de racines et la base de son tronc. Quelle merveille !

Bokrijk.e

Il s’agit d’un éco-musée qui reconstitue l’habitat rural des provinces flamandes. Sous une voute de noisetiers élégamment tressés….

Nous accédons au site et nous baladons de fermes en hameau…

…Rêvons devant une maison que nous aimerions bien habiter…

…Jouons avec les coqs…

…remarquons de beaux moules en bois chez le boulanger…

…admirons les fourneaux si particuliers. Dans le foyer, une brassée de petit bois suffit à allumer le feu qui sera ensuite nourri par du charbon. Le four est tout petit mais la surface de chauffe assez grande pour plusieurs plats à laisser mijoter.

Les intérieurs sont raffinés.

Ecole, église, moulin et micro-brasserie : les villages étaient auto-suffisants.

Vous êtes curieux ? Cliquez ici : https://photos.app.goo.gl/YE5prsT1nGPf84R3A

Nous voici sur l’aire de camping-car de Gent, en plein cœur de la réserve de Kattevennen. Il faut dompter l’automate d’entrée, un brin récalcitrant …Enfin…Un gros gros brin !!! Il ne veut pas me donner la main, me demande de choisir le nombre de litres d’eau à mettre dans notre cuve et le nombre de kilowatts que je pense utiliser !!! Qu’est ce que j’en sais !!!
Au bout d’un nombre incroyable d’essais, on peut accéder au site ! Intelligence artificielle : mon œil !!! Jamais vu une usine à gaz pareille ! Il faut un code pour utiliser la prise électrique, un autre pour remplir….PFFF ! Heureusement, le site est beau et un jeune cerf viendra nous voir.

Demain lessive, repassage et vérification de la feuille de route pour la Hollande . Nous y serons le 22 juin, avec 4 jours de retard sur le programme…Peu importe ! Ce rythme nous convient et nous serons de retour comme promis pour relayer nos voisins.

Nous avons aimé cette partie de la Belgique : très verte, bien vallonnée, avec de belles villes plutôt paisibles. Dans les offices de tourisme, les hôtesses ont pris un temps fou pour nous expliquer, plus qu’en détail, tous les sites à voir, nous donner des brochures, promouvoir tel ou tel site en lien avec nos aspirations. C’est sûr : on reviendra ! Avec nos vélos électriques ! Parce que les côtes à 10%, à vélo classique…ce n’est plus pour nous !
Pour le moment, nous marchons quotidiennement entre 8 et 15 kms.

Enfin, voici l’histoire des frites. Autrefois, en bord de Meuse, les pêcheurs avaient coutume à l’Epiphanie de frire tous les petits poissons qu’ils attrapaient. Lors d’un hiver particulièrement rigoureux, il fut impossible de pêcher…Un pêcheur a alors eu l’idée de tailler des pommes de terre en petits bâtonnets pour rappeler les poissons et il les a fait frire dans la graisse de bœuf ! Ainsi a été inventée la frite !

19 juin 2023. Blégny mine. Spa. Belgique

Blégny mine.

En fin de matinée, nous avons rendez-vous pour visiter la mine de Blégny. Ce site de charbonnage a été le dernier à fermer dans le bassin liégeois en 1980.

La mine a été exploitée longtemps, d’abord en surface, puis, au XIXème siècle en sous-sol. Elle descendait sur 8 étages et jusqu’à 530 mètres de profondeur.

Nous commençons par parcourir le terril. Il est composé les déchets d’extractions : pierres, charbons impropres…

Le terril ressemble à un petit mont couvert de végétation. Le tapis roulant déverse en haut les déchets qui finissent par former une sorte de tas.

De la végétation pousse sur les pentes. Les bouleaux vrillent leurs racines pour s’adapter à la déclivité et tenir les « gravats ».

Un escalier, bien raide, de 240 marches nous conduit tout en haut !

Le train des mineurs est à lui seul angoissant : tassés, serrés, les mineurs étaient emmenés dans les galeries jusqu’au point d’extraction.

Nous prenons des forces avant de descendre dans la mine. Il n’y a pas à dire : les frites belges à la graisse de boeuf…C’est autre chose que les nôtres ! Moelleuses dedans, croquantes dehors, avec un goût particulier !

Il faut s’équiper en conséquence : casque et veste de mineur sont obligatoires. EUH…. Pas très propre la veste ! Et pour le casque…Pas de charlotte ! …çà craint un peu non ?!?! On fait la grosse tête de « punis »…

Blégny est l’une des quatre authentiques mines de charbon en Europe où vous pouvez descendre d’abord à -30 mètres avec la cage des mineurs, sorte d’ascenseur de fer, sans éclairage, et bringuebalant à une vitesse folle…Je n’en mène pas large…Même si le « mineur sympa » se veut rassurant…

Nous voici dans la galerie ! Les parois sont toutes en fer. Quel travail colossal fait par les mineurs pour sécuriser !

Cette porte sert à diriger les flux d’air de la surface à -60 mètres et donc à ventiler les galeries.

Un escalier nous conduit à -60 mètres, le long d’une pente à 10% qui était exploitée par les mineurs dans des conditions déplorables. Jugez plutôt !

Le charbon forme une veine sombre et brillante entre deux couches de pierre.

Toutes les machines fonctionnent et nous nous trouvons vite dans un vacarme qui est celui de la mine ! Pauvres mineurs !!!

Retour à la surface par la cage : Beurk !!! Sainte Barbe, patronne des mineurs, nous accueille au sortir de la cage. Nous voilà sauvés !

Ici, le guide nous explique toute les opérations de lavage…Euh…pour le bain de boue…merci , çà ira ! Même si c’est gratuit !

Le guide nous présente le joli train qu’utilisaient les nantis pour se rendre à Liège ou Maastricht. Quel contraste avec celui des mineurs !

Nous jetons un dernier regard sur le Puit Mary et le site avant de rejoindre Spa.

Non, Jean-Paul ! Ce n’est pas notre Exsis ! Nostalgie…Quand elle te tient…

Spa. Ville d’eau.

Spa nous attire en tant que ville d’eau. Elles ont toutes un charme suranné et une élégance particulière, un peu désuète, qui me plait.

L’office du tourisme est aussi une référence pour obtenir des renseignements sur le parc naturel des Hautes-Fagnes, où nous comptons randonner pour rejoindre le point culminant de la Belgique : le signal de Botrange ( hauteur : 694 mètres). Le parc abrite par ailleurs une riche faune et flore.

Hélas ! Mille fois hélas ! Le parc est strictement interdit d’accès à cause de la sécheresse et d’un incendie qui s’est déclaré dans la semaine.

Devant nos mines déconfites, l’hôtesse nous propose une autre balade, au-dessus de Spa, qui nous permettra de découvrir les fagnes : le domaine de Bérinzenne. C’est ici que nous bivouaquons ce soir, sans réseau pour mise en ligne du billet quotidien sur le site.

Revenons à Spa ! Dans la ville, des Pierrots facétieux jouent à saute-mouton…

Sous l’oeil un brin agacé de Pierre Le Grand…

Ce dernier possède son pouhon : la source la plus célèbre de Spa, de style art déco, équipée d’une baignoire en cuivre et ainsi que sa table personnelle.

La source était fréquentée par, entre autre, la Reine Margot, Victor Hugo. Les vertus curatives des sources de Spa sont connues depuis les Romains !

L’eau est légèrement piquante, acidulée et riche en fer, ainsi qu’en témoigne la fontaine Marie-Henriette.

Un funiculaire, ultra moderne, permet de rejoindre, sans fatigue, les nouveaux thermes au sommet de la colline.

Les façades Art Déco se distinguent parmi d’autres d’inspiration plus classique.

Cachée au fond d’une impasse, nous découvrons une cour paisible et accueillante.

La cascade monumentale est plutôt un bassin minuscule que nous avons failli rater.

L’église Saint Remacle surprend par ses divers clochers.

La micro brasserie est bien élégante dans le parc des 7 heures qui abrite aussi un moulin qui servait de pigeonnier.

Les anciens thermes présentent une façade Napoléon III.

Sur la Place Royale, la station météo tente vaillamment de résister aux affres du temps.

Le casino demeure le plus ancien du monde ; construit en 1763, il a cependant subi plusieurs rénovations chamboulant son style initial.

Spa est une ville pleine de charme où il fait bon déambuler le nez en l’air, sous les frondaisons ou dans le parc.

18 juin 2023. Liège. Belgique

Quelle nuit ! A croire que tous les fêtards et les automobilistes se sont donnés rendez-vous pour passer par notre rue… »Fanfare » jusqu’à 2 heures du matin !
La pluie tombe dru et nous dissuade d’aller aux Puces. Nous prenons donc la route pour Liège où un timide soleil nous accueille.

Nous traversons un beau marché, grouillant de vie, pour rejoindre l’office du tourisme et retirer le parcours du centre historique.

Liège est elle aussi en travaux d’embellissement et la marche est parfois malaisée…Surtout quand nous levons les yeux pour profiter des décors des façades ! Gare à la chute !

La brique et le grès houiller teintent de rouge le quartier ancien.

Certaines demeures ont été entaillées pour permettre le passage des carrosses.

Au sommet d’un puits, la minuscule porteuse d’eau cherche un sens à toute l’agitation de la rue.

Notre Dame de l’Immaculée Conception attire par sa façade écarlate et or.

La collégiale St Barthélémy a été édifiée au XIème et XIIème siècle en grès houiller. Elle est un bel exemple de l’architecture romane liégeoise.

L’intérieur embaume le benjoin. Nous profitons d’un concert d’orgue tout en admirant la clarté dans la nef et les sculptures.

Les fonds baptismaux sont présentés comme une des sept merveilles de la Belgique à cause de la haute qualité des reliefs et de leur exécution.

Nous découvrons les fameuse impasses, mini ruelles qui débouchent sur des trésors d’architecture et des cours intérieures soignées. De véritables bulles de paix !

L’escalier de la montagne de Bueren compte 374 marches. Il a été construit à la fin du XIXème siècle pour permettre aux militaires de relier directement la citadelle au bas de la ville.

Au lieu de le gravir, nous optons pour l’impasse des Ursulines et le début du sentier des Coteaux de la Citadelle.

Le Palais des Princes Evêques étire son austère façade de style gothique. Lieu de puissance et de pouvoir, il date de 1526.

Que voilà une jolie échoppe !

Et ce curieux vélo : comment l’utilise-t-on ???

La cathédrale St Paul séduit d’abord par son carillon harmonieux. Ancienne collégiale de 966, elle a été remaniée au fils des siècles.

Puis à l’intérieur, la surprise est totale : les vitraux sont d’époque différente, de facture classique à contemporaine. Une même scène est traitée à la fois en classique et en moderne et les œuvres, proches l’une de l’autre se répondent !

La lumière joue sur les murs.

Les tableaux impressionnent par leur finesse et leur qualité picturale.

Le trésor est composé, entre autres merveilles, des reliquaires de St Lambert et St Georges.

Du sol au plafond, que de splendeurs !

Après un regard intrigué sur la poste, nous traversons la Meuse pour rejoindre la quartier d’Outremeuse et marcher sur les pas de Georges Simenon.

Georges Simenon est né et a habité à Liège. Au fils de chacun des 80 « Maigret » on retrouve l’esprit de Liège.

Pour ce soir, nous bivouaquons sur l’aire de camping-car de la mine de Blégny à laquelle nous consacrerons une visite demain.

17 juin 2023. Namur

Nous quittons les bonnes énergies de l’Abbaye de Maredsous pour rejoindre Namur. La route serpente dans la vallée de la Meuse namuroise et traverse une succession de vallons encaissés mais si beaux avec leurs pâtures et leurs forêts de feuillus.

Nous voici sur l’aire de camping-car de Namur, coincée entre des établissements sportifs…Huit places de parking en « passe-moi le sel »…Encore bien aise de trouver un équipement ! La borne récalcitre à tout et il nous faudra beaucoup de patience pour la faire fonctionner. Vu les mauvais génies qui grimacent de toutes leurs dents… Pas étonnant qu’il y ait des bugs !!!

Namur est toute proche à pied. Cette ville est coincée entre Sambre et Meuse. Le centre est en travaux. Au demeurant, la ville est très propre. Gare au contrevenants ! Ici on ne badine pas avec l’ordre comme en atteste ce panneau !

Au marché, je me fais presque gronder pour avoir photographié une poule en cage. Le vendeur est mécontent et me réclame 2 euros pour la photo ! Il me suivra tout le long de son banc…Je ne cède pas !!! Et puis, un renard guette…

A quelques pas, autre scène étrange : un individu prête une oreille gigantesque à un vendeur ahuri ! Me voilà prévenue : méfiance avec les vendeurs et les poules !

Nous nous procurons le plan-guide du circuit de découverte de la ville. Bien fait, il explique les principaux sites à voir.

Tandis que l’ange s’époumone…

…nous déambulons dans le centre ancien à la découverte de belles demeures, toutes en élégance,…

…testons une belle chaise…

…achetons un Tupperware dans une boutique dédiée (inimaginable en France)…

…rêvons devant la Namourette, cette navette fluviale comme sortie d’un décor de conte de fée. Elle permet de se rendre d’une rive à l’autre en toute quiétude.

Pour grimper à la citadelle, nous préférons le téléphérique mais redescendrons à pied à travers des voies et escaliers en pavés.

La vue est fantastique sur la Meuse.

Une tortue « pilotée » par un homme aux yeux bandés trône dans une des cour de la citadelle. Elle symbolise une ile imaginaire avec un système politique idéel. Elle a été réalisée par Jean Fabre, un artiste anversois, condamné en 2022, avec sursis, pour des faits de violence, comportement inapproprié et attentat à la pudeur. Or, la Ville de Namur conteste ce jugement ! Elle utilise la notoriété de cette œuvre pour dénoncer les violences sexistes et promouvoir l’égalité des genres.

Partout, l’élégance se fait discrète. Ainsi cet œil de bœuf…

…Ou ces fleurs si délicates.

La fresque des Wallons, quant à elle, orne le jardin de l’hôtel de ville. Sur 320m2, toute la culture et l’histoire wallones s’étalent. Citons entre autres : Charlemagne, Blanche de Namur, Georges Simenon, Salvatore Adamo, Benoit Poelvoorde.

Namur est une ville attachante, préservée, qui se découvre à pied, le nez en l’air, en musardant.
Demain, avant de rejoindre Liège, nous visiterons son marché aux puces, véritable institution namuroise.

Album Photos Namur. Cliquez ici : https://photos.app.goo.gl/tskeuUCspmobP1Lr6

15 et 16 juin 2023. Strepy-Thieu. Charleroi. Maredsous. Belgique.

15 juin 2023. Strepy-Thieu.

Le spectacle des oies hier soir nous a amusé une partie de la soirée. Elles sont reines du rond-point et régulent la circulation ! Les automobilistes doivent attendre qu’elles se déplacent pour pouvoir passer. Elles se font copieusement klaxonner !

Comble du gardiennage : celui du camping-car entre dans leur prérogatives semble-t-il. J’ai voulu sortir faire une photo. Elles ont toutes foncé sur moi, ailes grandes écartées, pour me faire rentrer !!!

Ce matin, nous nous intéressons à l’ascenseur à bateaux de Strepy-Thieu sur le canal du centre. Du fait du développement industriel, au XIXème siècle, il a fallu relier la Meuse à l’Escault par un canal navigable. Problème : un dénivelé de 90 mètres entre 2 bassins. Le système des écluses s’avère inapproprié du fait de sa forte consommation en eau. Décision est prise de construire un ascenseur hydraulique.

L’ascenseur de Strepy-Thieu est le plus grand jamais construit en Europe ; la construction a duré 20 ans et couté 650 Millions d’euros. Il mesure 117 mètres de haut et permet le passage de péniches des 1350 tonnes en 40 minutes dans ses bacs pesant 8 000 tonnes.

Regardez bien : vous voyez les deux bassins le long de la structure ? Ce sont les deux « rectangles ».

Comment çà marche ? Une péniche se présente. Elle entre dans une sorte d’immense bassin. De l’autre côté de l’ascenseur, il y a le même bassin. Par le jeu des flux d’eau, les bassins vont s’équilibrer puis l’un va descendre plus que l’autre, exactement comme les deux plateaux d’une balance.

Ci-dessus, la péniche est dans le bassin sous la partie vitrée et le tout va descendre au niveau du canal.

15 juin 2023. Charleroi.

Charleroi nous attire surtout pour sons parcours street-art que nous imaginons un peu à l’image du parcours des murs peints de Lyon. Par précaution, nous téléchargeons l’itinéraire de la ballade dans notre téléphone depuis le site visitwallonia.be

1er challenge : garer notre Exsis en sécurité ! Tout le quartier de la gare sud, départ de notre balade, est en travaux, déviations, sesns interdits…A droite..A gauche…Sur le ring…Re-gauche…Re-ring … A en avoir le tournis ! Le GPS en perd le nord ! Plusieurs parkings sont envahis de prostituées bien « crakées ». Hors de question de laisser l’Exsis !!!
Filons de l’autre côté de la gare…Voilà un parking, sans gabarit, rue de la Villette : payant (1,98€/heure) mais bien propre !

C’est parti ! Gaillardement, nous attaquons le chemin sous la 1ère fresque : celle du Petit Chaperon Rouge. Prémonitoire ?!?!….

Pendant plus de 2kms nous évoluerons dans un site industriel apocalyptique, témoignage du passé métallurgique et minier de Charleroi.
Ici des usines désaffectées,…

…Là, « un grutier nous voit ». Mais où se cache-t-il donc ?

A la limite angoissant, si une péniche ne venait de temps à autre nous distraire. Pour la petite histoire, c’est ici qu’a été tourné Largo Winch 2 !

Les fresques sont presque effacées ; L’œuvre maitresse de 700 mètres de long, annonce un avenir au combien sombre…visionnaire !
Les oeuvres ont en effet été réalisées en 2003 dans le cadre du festival Urban Dream ! Elles ont 20 ans….Et n’ont pas été entretenues.

Nous rentrerons en métro puis nous installerons sur un des parking de l’Abbaye de Maredsous, au calme, avant de déguster une bière du même nom et de dévorer, à pleine dents et avec les doigts des fagotins de fromage et des saucisses sèches de Maredsous.

16 juin 2023. Maredret.

Du parking de l’Abbaye, nous partons pour une balade conseillée par le centre d’accueil. La 1ére étape nous conduit à Maredret, abbaye proche de 1km : Imposante façade de pierre bleue, puissance des hautes murailles, mais intérieur raffiné de l’abbaye avec ses colonnes élancées, le soleil à travers les vitraux.

Nous cheminons à travers la campagne dans une alternance de prés et de forets de feuillus. Ici se cache une chapelle…

…Là un village aux maisons sans volet

…Un vieux moulin.

Empruntons l’ancienne voie ferrée et pressons le pas,…

Longeons cette propriété…

…il est bientôt l’heure…

…Celle de visiter l’imposante abbaye de Maredsous !

16 juin 2023. Abbaye de Maredsous.

Toute récente (elle n’a que 151 ans), elle a été construite dans un style néo-gothique.

Ici les portes sont élégantes et les piliers de la nef s’élancent à l’assaut du ciel.

Le plafond en bois est peint d’étoiles et de visages de saints.

Sur les murs, le soleil, à travers les vitraux, met en valeur les œuvres.

Aujourd’hui encore des moines vivent et travaillent ici. Vous trouverez sur site : une micro-brasserie, une ferme qui vous vendra viande et légumes, une fromagerie, une boulangerie, une cafétéria….Bref ! À coté de la dimension spirituelle, la dimension commerciale !

Haut lieu touristique de la Wallonie, l’Abbaye de Maredsous vaut le détour !

14 juin 2023. Spiennes. Mons. Belgique.

Belgique ! 1ers tours de roues.

L’enfer des pavés ! Je ne sais pas par où le GPS nous a fait passer mais nous avons roulé pendant des Kms sur une route étroite toute en pavés en passant la frontière !

Spiennes. Silex’s.

Voici un bon moment que cela nous titillait : le silex c’est quoi ? En passant par Spiennes, l’occasion est belle de répondre à cette question.

C’est ici que se trouve Silex’s, à la fois un musée sur le silex et un centre d’extraction datant du néolithique, le tout sur une surface de 100 ha.

La mine a été découverte, par hasard, au XIXème siècle, lorsqu’il a fallu creusé une ligne de chemin de fer. Bien sûr, tout a été stoppé. Le site est désormais classé à l’Unesco.

Saviez-vous que le silex est un mélange de quartz, calcédoine et en petite proportion d’opale, enfermé dans une gangue de craie ? Admirez ses nuances !

Sur le site, nous accédons à une zone de fouille : le silex n’est pas à grande profondeur ici : Il affleure dans les prés et les puits ne descendent pas à plus de 16 mètres sous terre.

Les archéologues ont imaginé la manière dont nos ancêtres l’extrayaient. Là c’est vraiment « la mine » ! Un travail courbé, couché et l’extraction de gros blocs à l’aide de paniers en osier et de cordes…N’était remonté que l’utile, le tri s’opérant au fond de la galerie, et c’était déjà bien lourd.

Nous ne pourrons pas descendre dans les galeries car elles ne sont ouvertes que le week-end (à réserver) mais nous aurons droit à une visite virtuelle des plus intéressantes !

Silex’s : Un témoignage unique sur nos ancêtres capables d’extraire d’énorme blocs, de les tailler en parfaite symétrie juste à l’oeil ! Une visite que nous ne regrettons pas.

Mons :

Nous nous garons en périphérie du centre et partons à la découverte de cette ville. Ce qui nous frappe au premier abord est la couleur : le street-art est partout !

Ici la série « polars »,…

…Là  « la vie » !

Nous arpentons des ruelles pavés, bordées de belles demeures. Heureusement que nos chaussures ont des semelles absorbeuses de chocs ! La marche sur les pavés est redoutable pour les pieds !

La place du Marché aux herbes présente une ambiance intimiste.

Plus haut la Grand Place vibre de toute une agitation sympathique.

Au coin, comble du raffinement, un bâtiment arbore une grille qui ressemble à une dentelle de fer ornée de médaillons !

Les clochers sont tous différents et se dressent fièrement.

Le beffroi, de style baroque, domine. Ce n’est pas pour rien que Victor Hugo le décrivait comme « une énorme cafetière, flanquée au-dessous du ventre de 4 théières moins grosses » ! L’image est réaliste.

Sur les trottoirs, de ci, de là, nous observons de curieux demi-cercles. Ils symbolisent d’anciens puits de la ville qui ont été comblés ! Sympa cette idée !

Un diablotin nous souffle à l’oreille que notre bivouac du soir, sur un parking dans une rue calme, pourrait être plus sympa ! Pas faux ! Et on a encore du temps aujourd’hui… Cherchons donc sur Park4night.

A voilà ! La Louvière ! Proche de la visite que nous ferons demain matin ! Une belle halte en bord de canal où nous sommes accueillis par un troupeau d’oies !