Dès 8 heures ce matin, nous sommes cernés par une horde de jardiniers armés de roto-fils vrombissants. Ils ont choisi de tailler toutes les herbes du parking et bien sûr…Leur tâche commence par la partie « camping-car » ! Il était pourtant plus simple et plus efficace d’attaquer le côté « voiture » en 1er, histoire qu’on ait tous le temps de plier bagage et faire les services sans risque de projection.
Pour rejoindre Anvers, nous choisissons d’emprunter la N 57 pour emprunter le barrage de l’Escaut oriental. En fait, il s’agit d’un ensemble de 4 barrages dont 2 avec écluses. Ils ont pour rôle de protéger les villes et villages du delta des raz-de marée et courants trop violents qui détruisent les digues. Nous sommes à -5 mètres en dessous-de la mer !

Décidée en 1058, la construction du « Plan Delta » s’achèvera près de 40 ans après avec la construction du barrage anti-tempête de Nieuwe Waterweg.
Le barrage de l’Escaut Oriental, long de 3 kms, est constitué de 65 piliers, entre lesquels peuvent coulisser 62 vannes d’acier. La hauteur d’un pilier est de 30 à 38 mètres et son poids peut atteindre 18 000 tonnes. Les vannes ont une largeur de 40 mètres et une hauteur variant entre 6 et 12 mètres.

Ici, l’air est vif et vivifiant, un brin iodé, le vent fréquent comme en attestent les nombreuses éoliennes.



On aurait bien aimé passer la nuit ici mais, le panneau d’interdiction est bien présent hélas.

Nous nous arrêtons finalement sur l’aire de Brasschaat, à quelques kilomètres au nord d’Anvers, que nous rejoindrons demain en bus.
