Arad. Région Banat et Crisana

dsc04643 17 juin 2016 :

Nous partons à 9h avec quelques regrets et cherchons une station où acheter la Ro-vignette, obligatoire pour tout véhicule étranger sur le territoire. Depuis peu, elle se prend au poste frontière.

Un poste digne d’un grand moment. Barrière hongroise : contrôle des papiers, du véhicule. Le douanier plonge littéralement dedans, casquette comprise, par la fenêtre conducteur ! Sa curiosité est vive mais…Le chef est là… Nous passons.

Barrière roumaine, files désordonnées de véhicules…On est dans la bonne ? A priori oui…La vignette c’est où ? Il n’y a pas de cabane pour l’acheter…çà sent l’arnaque…Méfiance…Nous stoppons quelques millimètres avant la « cabirotte » douanière…C’est tout bon. Avancez ! NON ! On ne bouge pas car on n’a pas la vignette ! Gros soupir douanier «  à 100 mètres à droite ». On va avec le véhicule ? Re-soupir… « oui » ! C’est qu’on ne nous la fait plus ! On a déjà donné sur ce type de bêtise. Une roue dans le pays, sans le bon papier et c’est l’amende !!!

La préposée à la vignette est charmante. Elle me tend le sésame et la facture, explique que tout est électronique donc pas de boitier, pas d’autocollant…Juste le document en cas de contrôle. Vérification du dit document au Ccar avant de partir…Vieille méfiance ! La facture est juste et les coordonnées aussi. Vérification de la vignette…Et là !!! Erreur sur notre immatriculation ! J’y retourne…La préposée se confond en excuses, j’en tombe des nues…Ce n’est pas comme çà d’habitude… Voici la vignette en règle.

A Arad, nous stationnons sur un parking au centre du boulevard de la Révolution le long de la voie de tram. C’est exigu…Va-t-il passer sans nous rayer ? Oui !

Arad est écrasée par la chaleur. A l’office du tourisme, l’hôtesse parle un excellent français et s’étonne de notre venue : la destination est peu prisée par les Français. Elle s’étonne encore plus quand nous lui apprenons que nous séjournerons un mois. Elle donne des infos précieuses.

Arad est la porte de la Roumanie, située dans le Banat et arrosée par la Murès. Elle est douloureusement belle avec nombres d’immeubles anciens dont la splendeur n’est plus que décrépitude, d’autres ravalés à grand frais sans doute, et enfin les derniers… Modernes et clinquants ! La promenade dans les jardins le long du Murès est la bienvenue pour résister aux 38° !

Direction Lipova pour l’étape nocturne et son camping international qui…n’existe plus ! Nous cherchons une place vers une église, une place de village bien de chez nous… Or, le tour des églises est barrièré et ne permet pas le stationnement. La route est coincée entre la montagne, les quelques habitations, la voie ferrée et la rivière. Les prés sont détrempés…Nous roulons et cherchons… Fatigués par la chaleur, de guerre lasse, nous stoppons dans un restaurant pour routier avec parking et demandons s’il est possible d’y passer la nuit en contre-partie de nos repas. L’hôtesse a du mal à me comprendre et vice-versa. Une dame s’instaure interprète et nous échangeons en…Italien ! C’est OK pour les repas et la nuit au prix de 10 lei cependant, soit un peu plus de… 2€. Le repas est composé de viandes grillées : poulet, porc et veau, d’une salade de choux et de frites.

Il fait lourd…L’orage éclate…Le ballet des camions est incessant sur la route ! Une horreur ! Las, la pluie s’arrête et les routiers discutent dehors… Certes, gentiment, sans hausser le ton, sans éclat de voix ou de rire…Mais entre deux passages de camions, on n’entend que leurs voix… Jean-Paul finit par s’endormir. Quant à moi, je compte : les intervalles entre les véhicules, puis leur vitesse estimée puis …Angoisse ! Si l’un d’eux quitte la route, il nous écrase direct !!! Bon, çà suffit !!! je finis par sombrer sur le matin.

C’est décidé : il faudra gérer autrement l’étape nocturne !!!

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Arad

Scarisoara. Grotte de glace. Banat et Crisana

img_3004 23 juin 2016.

Nous pensions rejoindre ce site en randonnée ; notre voisin de camping nous le déconseille : trop loin (10 km ce n’est rien pour nous!), trop raide ! Nous nous fions à ses conseils et bien nous en a pris. Les 6 derniers kilomètres ont une pente à 15° et le soleil tape dur : 32° déjà !!!

Nous accédons à la grotte située à 46 mètres de profondeur par un escalier escarpé et glissant pour sa partie en bois. Nous découvrons un des plus grands glaciers souterrains du monde : 120 000M3 de glace ! Des stalactites de glace, des draperies, des stalagmites. La température même au plus fort de l’été oscille entre -1 et +1° : du bonheur !

Nous remontons sur le plateau et…nous voici interviewés par une chaine de Tv roumaine. La journaliste est sympa ; alors pour lui faire plaisir…Nous redescendons dans la grotte ! Quand on aime…

Des étals sont installés le long du sentier et nous ne résistons pas au plaisir de quelques achats. Ici, de la confiture de baies sauvages et là…A une authentique Mémé, toute chenue, des girolles ! Elle en veut 10 lei ( 2,30€) pour un sac bien rempli. Elle n’a pas la monnaie te moi, j’ai 9 lei dans le porte-monnaie…Affaire conclue ! Avec une jolie photo en prime !

A la boutique d’artisanat en bois, la vendeuse refuse la carte bleue. Je lui tends un billet de 100 lei (22€). Elle n’a pas la monnaie. Je lui laisse le billet et elle file à l’hôtel voisin le changer, et ce, sans aucune appréhension ! Elle me laisse la garde de sa boutique !

De retour au camping, pour éviter le lever de fils électrique, le propriétaire nous demande de rouler sur le foin qui sèche. NON ! SI ! NON ! Cette fois, c’est lui qui gagne et nous qui obtempérons la mort dans l’âme.

L’alarme du camping-car se déclenche à nouveau intempestivement ! Jean-Paul prend la mouche et la neutralise…définitivement.

Alors que nous sirotons tranquillement un apéro bien mérité, l’orage gronde…Se rapproche…Agitation de paysannes autour du foin. Notre voisin leur prête main forte…L’orage est là…Nous nous y mettons aussi ! Nous couvrons les tas à l’aide de plastiques et maintenons ces bâches avec des bois qui nous trouvons ici ou là ! Vite fait, bien fait ! Gratitude des paysannes qui décidément trouvent les 2 Français bien étranges : des touristes qui aident sans façon, alors que les Roumains sont indifférents çà existe ?

La vidange des eaux grises du camping-car s’effectue au seau. Jean-Paul s’applique à verser le liquide dans la fosse. Non ! Il faut jeter à la rivière. Nous restons cois et obtempérons là encore la mort dans l’âme. Et non, pas comme cà ! Le propriétaire fait la démonstration : il faut jeter avec un bon élan, presque jusqu’au milieu de la rivière !

Dernière péripétie de cette journée particulière : plus d’eau sur l’évier, plus sur le lavabo et plus pour la chasse des WC….Alors que notre réservoir contient 100 litres …Jean-Paul vérifie. Fusibles : OK…Pompe à eau…Là, il y a un problème. Elle semble défectueuse. Jean-Paul sort la caisse à outil : çà va barder ! Il change la pompe en tour de main et tout rentre dans l’ordre. La malédiction de Dracula nous poursuit-elle ???

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Scarisoara

Oradea. Région Banat et Crisana

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24 juin 2016.

Oradea était au XIIIéme siècle, un important centre artisanal et commercial et le berceau de nombreux artistes à partir du XVème siècle. Nous arrivons en plein travaux de rénovation à la fois de la chaussée et des bâtiments !

Pourtant la visite vaut le détour. Ne serait-ce que pour la galerie de l’aigle noir, toute couverte d’une belle verrière, toute en courbes et douceur. Elle relie les deux corps du Palais de l’aigle noir, construit entre 1907 et 1909, dans le style art nouveau.

Nous avions jeté notre dévolu sur un village d’artisans : Vadu Crisului. Soit les boutiques étaient fermées, soit les artisans…Bref ! Çà ne vaut pas le détour ! Par la route secondaire, nous voulons rejoindre Sancraiu. Mauvaise idée !

La rivière a emporté une partie de la route ! Nous slalomons entre les trous, roulons en deuxième, sur des blocs de pierres directement issus de la rivière pour aboutir face à un pont sous lequel…Nous ne passerons jamais ! Sa hauteur est de 2,10 mètres et celle de notre véhicule de 3,05. Consternation ! Stupeur ! On ne va quand même pas refaire tous les kilomètres de « gaz » ??? Un Roumain nous vient en aide dans un bon français : « prenez tout de suite à gauche après la voie ferrée. Il y a un petit bout un peu dur mais après c’est tout bon. Çà passe. » çà passe ? Mon œil !!! Nous avons beau chercher le passage, ausculter le terrain, inspecter à pied…Impossible de franchir en toute sécurité les fondrières remplies de boue.

Sur ma carte Michelin, je remarque un passage en rebroussant chemin quelques kilomètres. Je tente une confirmation avec le GPS…Qui reste muet ! Celui-là ! Jamais au boulot quant on en a vraiment besoin ! Quitte à faire demi-tour, nous tentons le coup…Au feeling ! Au pif le plus total ! Et çà marche ! Nous revoici sur la route principale direction Giläu, vers Cluj Napoca.

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Oradea