4 juillet 2023. Anvers. Belgique.

Miffy, ce matin, fait grise mine. Les côtés de sa coiffe pendent lamentablement. « J’ai peur. Je ne suis jamais sortie de mon pays. Là, on a dormi la nuit vers un grand bois, à l’étranger…C’est quo cette vie ??? »

Aussitôt, les baroudeurs, Sam, Edwige, St Ex, Mégevand, Lans et GR20 tiennent un conciliabule. « Elle est pétocharde la nouvelle ! Va falloir qu’elle s’y fasse ! Chez Routes en Exsis, on ne va pas dans les hébergements de luxe. Pas plus de 20€ la nuitée ! Et encore… Faut que les prestations soient à la hauteur ! Allez, on va la briefer ! »

Nous laissons là nos baroudeurs, traversons le grand parc proche de l’aire et rejoignons le bus 640 qui nous conduit pour 2,50€ chacun en plein centre d’Anvers !
Au XVIème et XVIIème siècle, Anvers régnait sur le commerce de l’Europe du Nord. Il n’est donc pas étonnant de voir Mercure, le dieu du commerce et des voyageurs, trôner sur le pignon des riches demeures.

Le chameau sur le toit, près de la gare centrale, indique aisément l’entrée du plus ancien zoo du monde (1843).

La gare centrale a été construite entre 1895 et 1905 dans un style néo-baroque. Elle est considérée comme l’une des plus belles gares du monde.

Tout proche aussi, le quartier des diamantaires aux vitrines scintillantes offrant aux regards de belles pièces de joaillerie comme des objets plus clinquants, plus tape à l’oeil et de mauvais goût.

Le Meir représente les « ramblas » de la ville : c’est l’une des plus grandes artères commerçantes de la Belgique. Nous admirons les façades des maisons et monuments ainsi que les ornements des toits.

La capricieuse déesse de la foudre, Elwynn, surveille la rue, prête à lâcher ses éclairs.

Une chose nous intrigue. Nous observons à l’angle de plusieurs rues des statues de la vierge. Selon notre guide papier, les rues dont l’angle était orné de la vierge étaient exemptées des taxes perçues pour l’éclairage.

Proche de la place du marché, un marchand veille aux affaires. Seront-elles juteuses aujourd’hui ?

Grote Markt est entourée par les maisons Renaissance des guildes, ces «corporations » par métier.

Tandis que le chat guette sur le toit…

…Un enfant et son chien dort sur la place. Leur histoire est très triste. L’enfant et le chien venaient tous les soir se réfugier et dormir dans la cathédrale. Malheureusement, à force de privations, ils y ont tous les deux été trouvés morts.

L’hôtel de ville est lui aussi de style renaissance. La statue de la vierge a détrôné celle de Brabo, le héro de la ville. Au dessous, la Justice n’a pas les yeux bandés et est accompagnée de la Prudence.

La cathédrale est la plus grande église gothique des Pays-Bas et sa construction a duré près de 2 siècles (1352-1521). Le prix d’entrée en est prohibitif et nous passons notre chemin.

Nous préférons rendre hommage aux travailleurs en admirant une œuvre en bronze qui leur est dédiée.

Le puits est une véritable dentelle de fer forgé.

Dans une rue adjacante, les immeubles récents respectent le style des plus anciens.

Le château de Steen aurait été construit au IXème siècle et il faisait office de prison avant de devenir militaire et de défendre l’estuaire de l’Escaut.

La vleeshuis ou maison des bouchers a été occupée par la guilde de 1503 à 1795. Le mélange de briques et de pierres représente des couches de lard. Son but était hygiénique : empêcher que le quartier continue d’être imbibé par le sang des bêtes tuées.

Prenons des forces pour le retour et dégustons une bonne gaufre !