17 au 24 Juillet 2023. Cambrai. Lac de Der. Tarquimpol. Ventron. Lyon

17 juillet 2023. Cambrai

Cambrai : la ville des célèbres bêtises ! Et pas que !

Dominée par les tours de l’église St Géry, du beffroi et de la cathédrale, Cambrai, détruite lors de la première guerre mondiale, a été reconstruite de façon harmonieuse. Elle est aussi la patrie de Fénelon et de l’aviateur Louis Blériot.

Nous nous garons vers l’écluse et partons à pied à la découverte de cette ville.

St Géry possède le plus haut clocher de la ville : 76 mètres de haut ! Cette église est l’ancienne abbatiale St Aubert construite de 1698 à 1745. Nous ne pourrons pas voir ses chefs d’oeuvres, dont le baldaquin, car elle est fermée.

L’hôtel de ville de style classique dresse fièrement son campanile à colonnes. Il abrite deux jacquemarts en bronze, du XVIème siècle : Martin et Martine. Hauts de 2 mètres, vêtus comme des Maures, ils frappent la cloche toutes les heures.

La cathédrale Notre Dame de Grâce a été édifiée entre 1696 et 1702. A part son clocher du XIXème siècle, elle est de style classique Louis XIV. Hélas, encore une fois, nous trouvons porte close.

La porte de Paris, vestige de l’enceinte du Moyen-Age, offre une belle perspective sur l’hospice Notre Dame de Grâce.

La maison espagnole avec ses pans de bois n’a d’espagnol que l’époque de sa construction : 1595 ! Elle est typique des 2/3 des demeures de Cambrai de l’époque. Ses encorbellements permettaient de gagner un peu de place à l’intérieur des habitations sans empiéter sur le trottoir.

La chapelle des Jésuites présente une magnifique façade baroque.

A quelques pas, en levant les yeux, une porte est ornée d’une belle scène de vie !

Le beffroi se dresse fièrement et offre de belles sculptures. Haut de 70 mètres, il est le seul vestige de l’église St Martin.

17 juillet 2023. Lac de Der.

A la recherche du bivouac du soir, nous irons de déconvenues en déconfitures, entre camping-caristes sans gêne qui prennent leurs aises au détriment des autres, aires complètes, barres de hauteur, barrières…Pour la 1ère fois, il nous faudra 2 bonnes heures pour trouver un stationnement. Nous ferons contre mauvaise fortune bon cœur en nous posant sur l’une des aires camping-car park du lac de Der. Bien qu’en cours d’aménagement, elle est au prix fort ! Comptez sur nous pour faire remonter cette arnaque !!!

19 juillet 2023. Houdemont.

Ben oui ! La Lorraine n’est pas la route directe pour le retour à Lyon. Que voulez-vous ? Routes en Exsis possède sa propre logique guidée par ses envies ! Notre famille habite en partie en Lorraine. Nous la retrouvons avec plaisir pour un agréable moment.

20 juillet 2023. Tarquimpol.

Cette presqu’ile est en plein développement. Elle offre une maison des étangs pour sensibiliser le grand public à la faune et flore fragiles des étang qui l’entourent et aussi un parcours explicatif sur les vestiges romains de son sous-sol.

Nous profitons largement de la vue sur les volatiles de l’étang, les cigognes au nid et aussi du calme de ce village.

21 et 22 juillet 2023. Ventron

Nous rentrons sur Lyon par petites étapes tout en cherchant la fraicheur. Nous refusons aussi de rouler le samedi en ces périodes de grands chassés-croisés puisque désormais nous avons le temps. Nous connaissons Ventron, petite station de ski des Vosges mais n’étions pas revenus depuis 10 ans. L’occasion est donc belle pour une halte ! Ce que nous n’avions pas anticipé est le passage du Tour de France dans le coin !!! Nous voici vraiment bloqués car toute circulation est interdite demain pour laisser place aux coureurs !

Qu’importe ! Dimanche soir, nous bivouaquerons aux alentours de Lons le Saunier chez une amie et lundi nous serons à Lyon. Fin du périple Pays-Bas !

Reste à ajouter dans ces pages la carte du périple et quelques informations pratiques…Ce qui ne saurait tarder.

12 au 16 juillet 2023. Comines. Bassin minier. Lens. Arras. Ecourt St Quentin.

12 juillet 2023. Comines.

Eh bien oui ! Le clown nous a préparé un sale coup en ce début de matinée sous forme de pluie battante. Nous ne sommes pas retournés à Lille et prenons une bonne journée de relâche, bienvenue après la chaleur d’hier.

13 juillet 2023. Bassin minier. Lens.

Ce matin, frais et dispos, nous partons à la découverte du bassin minier de Lens, en commençant par la cité des électriciens à Bruay la Buissière.

Il s’agit de la plus ancienne citée minière de France encore visible. Elle doit son appellation, non pas à des électriciens, mais aux noms de ses rues, tous en référence avec l’électricité. Il s’agit d’une cité de mineurs, avec des petites maisons d’environ 50m2, avec cave, grenier, et jardin, ce dernier permettant d’éloigner les ouvriers des estaminets et …Des réunions syndicales.

La cité a été réhabilitée et accueille aujourd’hui un centre d’interprétation.

Autre cité minière : celle des provinces à Lens. Elle était habitée à la fois par des mineurs et des ingénieurs, les maisons de ces derniers étant plus grandes que celle des premiers !

Les « dessins » à la peinture blanche sur les façades représentaient les diverses compagnies minières « propriétaires » des habitations.

Le musée du Louvre-Lens a été bâti sur le carreau de l’ancienne fosse 9-9bis de la société des mines de Lens et s’intègre parfaitement au site.

Il abrite des œuvres du Louvre présentées selon une logique chronologique dans une vaste salle.

Des oeuvres plus contemporaines agrémentent le parc, où, de ci, de là, des vestiges de la mine sont visibles en mémoire à l’activité ancienne du site.

Pour notre tranquillité nocturne en cette veille de fête nationale, nous préférons un camping municipal ; celui de Plouvain sera une excellente étape.

14 juillet 2023. Plouvain.

Nous consacrons notre matinée à une belle balade à vélo dans les étang tout proches, et l’après-midi à la lessive et un grand nettoyage du camping-car.

15 juillet 2023. Arras.

Après de chaleureuses retrouvailles, notre ami Richard et son épouse Chantal nous entrainent dans une visite d’Arras.

Capitale de l’Artois, Arras reste paisible et discrète. La Grand’Place et la Place des Héros alignent de belles façades de style flamand, dont certaines surmontées de pignons à volutes. Il y en a 155 couvrant une surface de 23 000m2, le tout formant un ensemble unique en Europe !

Certaines arborent des décors évoquant l’activité des anciens propriétaires.

Comme des clins d’oeil, des clochers se dressent entre les toits…

…tandis que la gargouille veille !

La plus ancienne maison de la ville n’a à rougir ni de sa façade de briques, aux hautes fenêtres, ni de sa tour.

L’hôtel de ville, de style gothique flamand, est surmonté d’un beffroi haut de 75 mètres dont la construction durera près d’un siècle, de 1463 à 1554. Il abrite un carillon de 37 cloches. A son sommet se dresse le lion d’Arras, animal emblématique de la ville.

De son sommet, la vue sur les places est belle et permet de mieux apprécier l’ensemble.

Nous n’aurons malheureusement pas la chance de visiter les boves (souterrains) les visites étant toutes complètes. Tant pis ! Ce sera pour une autre fois !

16 juillet 2023. Escourt St Quentin.

Ce matin, Richard et Chantal nous entraine dans une randonnée autour des étangs des grands marais d’Escourt St Quentin et de Palluel. Faune et flore sont au rendez-vous de cette balade bucolique.

Depuis hier, nous bivouaquons sur un parking proche d’un ancien camping, dans lequel subsistent encore des bugalows d’habitués. L’un d’eux frappe à notre porte en ce début d’après-midi pour savoir si nous avons un besoin quelconque. Merci pour cette délicate attention. Un Grand Merci à Richard et Chantal pour leur accueil chaleureux ! Demain nous reprenons notre route de retour sur Lyon.

11 juillet 2023. Lille

En route pour Lille ! Ou plutôt en bus ! Nous laissons volontiers notre Exsis sur l’aire pour emprunter, l’esprit tranquille, les transports publics. Il nous faudra presque une heure pour rejoindre la gare de Lille-Flandres depuis Comines. La dame qui nous accueille…pétille de son orange dynamique, comme un prélude au dynamisme lillois !

Et ce n’est pas le Pélican, fièrement posé au sommet de l’immeuble, qui nous aidera dans nos choix de visites !

Autour de la place de la gare de Lille Flandres, les façades des hôtels rivalisent de décors architecturaux.

Lille est une ville dynamique, vibrante, au riche passé. Par où commencer notre circuit entre la citadelle, le quartier Vazemmes, le Vieux Lille ?

Regarde : il y a un beffroi là bas ! On peut aussi suivre l’itinéraire proposé par le Michelin ?

Allez…le beffroi en premier…Cheminons dans sa direction !

L’église St Maurice est malheureusement fermée. Sa particularité ? Etre une église gothique construite au… XIXème siècle ! …En fait, sa construction a commencé au XIVème siècle par le transept et quelques travées de la nef pour se terminer par sa façade néo-gothique au XIXème siècle.

L’Hermitage gantois fondé en 1462 a accueilli jusqu’en 1995 des personnes âgées défavorisées et des malades. Hélas, le voici devenu un hôtel…de prestige !

La porte de Paris construite entre 1685 et 1692 en l’honneur de Louis XIV faisait partie des remparts . Elle est la seule porte de ville faisant office d’arc de triomphe.

L’hôtel de Ville a été construit en 1927 et mêle une architecture flamande au béton. Il est grandiose, imposant…Presque trop !

Le beffroi est la tour la plus haute de la région : 104 mètres ! A sa base trône les deux géants de Lille : Lydéric et Phinaert.

La chapelle du réduit est bien cachée …dans une enceinte militaire…où les photos sont interdites ! Et bien sûr, au moment où je pointe mon objectif à travers les grilles….Un groupe de militaires sort ! Ils ne vont rien dire à une Mamy ?…Pire !!!! ils nous ignorent !!!
La chapelle est le seul vestige du fort du réduit et elle garde sa façade Louis XIV.

On retourne sur le Vieux Lille ? Allez c’est parti !
Tiens : une « impasse » comme en Belgique. Sauf qu’ici çà s’appelle « arrière-cour « !  La cour des Brigittines est l’un des très rares ensembles du XVIIème siècle qui ait échappé à la destruction. Elle dépendait du couvent des Brigittines où intervenaient des exorcistes et se déroulaient des procès en sorcellerie qui se terminaient par le bûcher pour les présumées coupables !

Le Palais Rihour abrite l’office du tourisme. Il a été édifié entre 1454 et 1473 par Philippe le Bon.

Un « banc sous la fenêtre » incite au repos dans la fraicheur de l’escalier en pierre aux voutes en réseau ; la chaleur est en en effet importante dehors.

Nous grimpons à l’étage admirer la salle du conclave et l’oratoire ducal.

Sur le côté, un mémorial rappelle le prix payé par les Lillois aux diverses guerres.

Tout au bout de la Place Rihour, une maison encastrée dans un immeuble résiste vaillamment à la pression immobilière !

La Grand’Place est l’ancienne place du marché au Moyen-Age ; elle reste un centre d’activités important ! Malgré la chaleur, elle grouille de monde !

A l’angle…Serait-ce encore un hommage à Louis XIV ? Il faisait quoi ici ??? Ah oui ! ….Il a pris la ville ! Et a demandé à Vauban de la fortifier !

La Vieille Bourse est le 1er bâtiment édifié sur cette place. Elle a été construite en 1652 à la demande des riches marchands. Elle a fonctionné pour les échanges commerciaux jusqu’au XIXème siècle, époque où elle abritait une « corbeille ». Aujourd’hui, la cour intérieure est occupée par des bouquinistes.

La « Voix du Nord », siège du quotidien du même nom depuis 1944, a été édifiée en 1936 dans un style néo-flamand.

Au sommet, le groupe de statues symbolise la Flandre, l’Artois et le Hainault.

Le travail est mis à l’honneur avec cette devise : «  Défendre le travail dans la région du nord ». A remettre d’actualité  dans la France entière ! Et de toute urgence !

Le « furet du nord » : une incroyable découverte ! Nous voici dans la plus grande libraire d’Europe, voire du monde ! 7 000 m2, sur 7 étages, dédiés aux livres neufs ou d’occasions, avec quelques vinyles et jeux au sous-sol.

A quoi peut bien servir ce lutin pendu à la cloche ? A inviter à entrer dans l’estaminet ? A annoncer l’arrivée imminente d’ennemis ? A inciter à la fête ?

La statue du « P’tit Quinquin » a été réalisée en hommage à la chanson en patois composée par Alexandre Derousseaux en 1853. Elle raconte l’histoire d’une dentellière s’évertuant à endormir son enfant.

A Lille, comme à Amsterdam, de discrets pavés de cuivre, se glissent dans ceux du trottoir au droit de certaines maisons. Ils rappellent que des Humains ont été déportés, puis massacrés par les nazis.

L’Opéra, édifié en 1907 sur la place du précédent entièrement brulé, a été inauguré par…les Allemands ! Les Lillois ne l’ont récupéré qu’en 1923 !

La Chambre de Commerce et d’Industrie a succédé en 1921 à la Vieille Bourse. Le carillon de son beffroi, haut de 86 mètres, égrène le « P’tit Quinquin » toutes les heures.

La rue des Chats Bossus est l’ancienne rue des tanneurs. Lorsqu’ils séchaient leurs peaux sur leurs enseigne, celles-ci prenaient la forme d’un chat bossu !

Pas très loin, une façade art déco est recouverte d’une mosaïque de poissons et crustacés. L’huitrière, ancienne poissonnerie de 1928, présente aussi un balcon en forme de coquille d’huitre encadré de vignes pour rappeler le vin blanc qui accompagne si bien les fruits de mer.

L’hospice Comtesse était un hôpital édifié en 1237 par Jeanne de Constantinople, Comtesse de Flandres.

Rue de la Bourse, sur une façade, le rang des angelots amuse. Pourtant, à bien y regarder…Certains s’enlacent quand d’autres se tournent le dos ! L’explication est simple : quand ils s’enlacent, la maison appartient au même propriétaire, quand ils se tournent le dos les propriétaires sont différents.

De ruelles en places aminées, d’artères commerçantes en places plus intimes, le Vieux-Lille offre plus d’une surprise. Certes, ses pavés sont redoutables pour les pieds, mais quelle beauté sur les façades ! Que de belles portes ouvragées !

Malgré la chaleur intense de cette journée, nous avons parcouru plus de12 kms à pied sans nous en rendre compte. Le Vieux Lille charme le promeneur. C’est les yeux pleins d’images que nous rentrons au camping-car après quasi une heure de trajet dans un bus brinquebalant !

Demain à nous la citadelle et le marché Wazemmes ! Euh…Le clown nous prépare un coup ? Il est drôlement songeur…

8 au 10 juillet 2023. Esquelbecq. Mont des Cats. Comines.

8 juillet 2023. Esquelbecq.

A nuit courte, étape courte ! Entre la chaleur excessive et le bruit de fêtards jusqu’à 3 heures ce matin, la nuit n’a pas été réparatrice. Nous sommes toujours en Flandre Occidentale et cherchons un endroit calme où passer la prochaine nuit. Une tempête étant annoncée, nous éviterons aussi les forêts. C’est dans ces conditions que nous arrivons à Esquelbecq.

Esquelbecq, traversé par l’Yser, est un bourg typiquement flamand.

Ce village est l’un des 8 villages du livre français ! Sur la Grand’Place plusieurs boutiques de bouquinistes proposent des ouvrages et une nuit du livre est organisée chaque année le 1er week-end de juillet. OUF ! Nous sommes le 2ème week-end de juillet ! Nous devrions trouver la tranquillité que nous cherchons.

Le château est de type flamand. Il est entouré de douves remplies d’eau et un jardin « compartimenté », typiquement flamand, l’agrémente.

Il accueille une exposition d’oeuvres d’art dont cet arrosoir de belles proportions !

La façade de l’église est décorée de briques bicolores et de motifs géométriques. Elle comporte 3 nefs aux plafonds en « quille de bateau » inversée et est une bel exemple de hallekerque (église halle) typique de la région.

Elle a été incendiée en 1976 est expose les statues de bois qui ont été calcinées, comme une mise en garde de la fragilité des objets.

Son orgue est lui aussi de belle facture.

Le mémorial occupe vraisemblablement une ancienne porte de l’église.

Une maison a conservé son toit en « pas de moineau » et présente des dessins sur sa façade : étoiles, cœurs, croix de St André. Nous ne parviendrons pas à déchiffrer cette symbolique, sauf pour la croix de St André. La Flandre a appartenu aux Ducs de Bourgogne et leurs héritiers ont maintenu ce symbole de la monarchie catholique en Flandre.

9 juillet 2023. Esquelbecq.

Encore une nuit gâchée par des fêtards ! Heureusement, nous étions assez loin de la salle et nous n’avons entendu que des cris vers 4 heures du matin. Puis le coq et le paon du château voisin ont pris le relai ! Et un paon…crie plus fort et plus longtemps qu’un coq !

Nous nous inscrivons pour la visite guidée du patrimoine architectural de Esquelbecq. Nous ne serons pas déçus : le guide, passionné, émaille son commentaire d’anecdotes. Nous découvrons des éléments que nous n’avions pas vu hier ! Par exemple, ce fronton au dessus du porche de l’église, dédié à St Jolquin.

Clou du spectacle : dans l’église, il nous fait passer par une toute petite porte afin que nous accédions à la passerelle puis aux cloches par des escaliers très étroits, d’abord en pierre, puis en bois.

Quelle belle vue sur la nef depuis la passerelle !

Les cloches ont été fondues à Villedieu les Poêles, ville que nous avons visitée lors d’une précédente vadrouille.

Le mécanisme aurait bien besoin d’un bon nettoyage !

Et ici, une cloche est ornée d’un lutin malicieux ! Ne vous moquez pas de lui ! Il pourrait vous en cuire !

L’après-midi a passé à toute allure ! Il est l’heure de mettre sérieusement à jour notre feuille de route du retour.

10 juillet 2023. Mont des Cats.

Nous avions décidé de visiter Cassel, présentée comme une des plus charmantes villes du Nord. Sur la Grand’Place, nous renonçons et prenons la route du Mont des Cats, l’un des points culminants de la région. Enfin…Route… Plutôt un enfer de pavés sur des kilomètres !!!

Au sommet du mont, l’abbaye trappiste dresse fièrement son clocher. Elle a été construite en 1847 et produit du fromage et de la bière.

Nous profitons du beau panorama sur les prairies et les plantations de houblon. La Flandre est bien vallonnée !

Nous devons visiter Lille demain et après-midi. Or, comme Lyon, Lille ne propose aucun parking spécifique pour camping-car, ni camping. Aussi, avons nous choisi de rejoindre l’aire de service et stationnement de la ferme hélicicole de Comines, puis de prendre les transports en commun pour rejoindre Lille.

L’église St Chrysole, néo byzantine, surprend par sa forme et les couleurs de ses mosaïques.

A la ferme, un âne nous accueille et bien sûr…Les escargots sont présents …

7 juillet 2023. Dunkerque.

Dunkerque, ville prospère, a été détruite à 80 % pendant la guerre de 1940. Aujourd’hui, elle est dynamique, moderne et son port est le 3ème de France !

Que de changements depuis notre 1ère visite en 1993 ! Le sablier du temps s’écoule lentement et surement !

Nous parcourons avec plaisir le port de plaisance.

Les pieuvres nous accueillent gentiment sur le chemin.

La maison des phares et balises est toujours là et veille sur la signalétique marine.

Au musée maritime, la couleur rouge du Sandettié attire le regard. Utilisé jusqu’en 1989, il signalait les bancs de sable à l’entrée du port, son phare pouvant éclairer jusqu’à 25 miles.

Le trois mâts Duchesse Anne est le plus grand voilier du pays et, désormais, il sert de bâteau-école.

Quant à l’Entreprenant, il s’agit d’une péniche qui naviguait sur les canaux du nord de la France et de la Belgique.

La tour du Leughenaer était utilisée comme point de repaire par les marins et elle est la dernière des tours du mur d’enceinte érigé au début du XVème siècle. Elle a été rehaussée en 1824 pour devenir le 1er phare de Dunkerque… Avant d’être surnommée la « tour du menteur » car les naufrageurs l’utilisaient pour envoyer de faux signaux !

L’hôtel de ville a été rebâti en 1901 dans le style Renaissance flamande. C’est de son balcon que sont lancé les 500 kg de hareng (emballés individuellement) lors du carnaval de Dunkerque.

L’église St Eloi a subi bien des avanies. Consacrée en 1450, détruite par l’armée française en 1558, elle a été reconstruite patiemment sans réussir à financer la réintégration du beffroi, miraculeusement épargné, à la nef.

Le beffroi est donc le clocher de l’église St Eloi ! Haut de 58 mètres, il a servi de tour de guet et de phare ! Une même famille en a assuré la charge pendant 6 siècles. Son carillon de 50 cloches égrène sa mélodie tous les quart d’heures !

La statue de Jean Bart trône fièrement sur la place du même nom. Jean Bart était un illustre corsaire dunkerquois qui, en 1694, s’est emparé de 130 bateaux, sauvant ainsi le royaume de la famine. En suite de quoi, il sera anobli par Louis XIV. Ses ossement reposent dans l’église St Eloi. Les analyses conduites estiment sa taille à 1,90 mètres ! Cet homme est encore la fierté des Dunkerquois.

5 et 6 juillet 2023. Bray-Dunes. France

Ce 5 juillet, nous jetons notre dévolu sur le camping municipal de Bray-Dunes qui nous offre pour 19€ un emplacement spacieux, bien délimité, avec électricité, services compris ! Quand on compare avec les 12€ de la « cage à camping-car »…Pas de regret ! Nous sommes à 100 mètres de la plage et de la mer du Nord. Pour autant, le temps menaçant ne nous incite pas à une balade. On verra demain.

Et nos bonsaïs voyageurs dans tout çà ??? Ils se portent à merveille ! Ils se sentent bien mieux que quand nous les laissons à Lyon aux excellents soins de notre voisine ou en gardiennage. Ces deux là ne sont bien qu’en vadrouille avec nous !

Ce 6 juillet, nous partons à la découverte de Bray-Dunes, une station balnéaire familiale datant du début du XXème siècle. Elle se situe au point le plus au nord de la France, presque à la frontière belge et dans un espace dunaire assez exceptionnel, baptisé les dunes de Flandre.

Le long de la plage, la pêche à pied se pratique à marée basse.

Nous nous rendons, à pied, au marché distant de 3 kilomètres. Pour rentrer, Google Maps nous fait prendre un raccourci à travers les dunes…Puis « plante » lamentablement ! Nous nous dirigeons, à l’instinct, au milieu de ces bosses et de ces creux : les pannes. Si çà continue, c’est nous qui allons être en panne !!!

Nous débouchons enfin à quelques mètres du camping sur une belle avenue.

Cette après-midi, c’est laverie et nettoyage du véhicule avant d’envisager la route du retour par Dunkerque/Lens/Cambrai…Enfin…Tout ceci n’est que du « prévisionnel » !