Nous avons beaucoup aimé la Wallonie, si accueillante, si verdoyante, si respectueuse. Nous avons moins apprécié la Flandre qui part son fonctionnement nous rappelle trop les Pays-Bas. Clairement, nous avons ressenti que le camping-cariste n’est tout à fait le bienvenu que s’il va au camping et nulle part ailleurs !
Le camping sauvage est facile en Wallonie, difficile en Flandre.
Attention aux zones à faible émission (LEZ). La verbalisation s’opère par voie électronique donc ne tentez pas de rentrer dans ces zones en pensant échapper au PV. Il faut s’enregistrer en amont de sa venue sur un site particulier. Pour Bruxelles, l’enregistrement doit avoir lieu au moins 96 jours avant la date de séjour prévue et il faut attendre la dérogation camping-car ! Pour les autres villes, un ticket journalier au prix de 35€ par jour est vendu en ligne.
Mieux vaut donc stationner en périphérie et prendre les transports publics, très bien organisés et à fréquence rapprochée.
Côté prix : identiques à la France dans l’ensemble. Le panier s’équilibre.
Nous retournerons avec plaisir en Wallonie. La meilleure bière bue est la Maredsous. Il est peu probable que nous retournions en Flandre.
Après une nuit où le vent a soufflé en rafale, où des branches, heureusement plutôt petites, sont tombées sur le camping-car, le temps se calme soudain. Voilà qui sera parfait pour la visite de la jolie ville de Gand.
Pour remplir 50 litres d’eau dans notre réservoir, nous nous acquittons de la somme de 0,50 cts au monnayeur de l’aire de Brasschaat. L’eau coule à un débit raisonnable et s’arrête au bout de quelques minutes. 20 litres à peine nous ont été délivrés !!! Encore une fois !!! Et bien sûr, aucun numéro de téléphone a appeler pour signaler ce dysfonctionnement !!!
Nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur et partons pour l’aire de Gentbrugge, proche de Gand et du tram permettant de rejoindre cette ville.
A notre arrivée, voilà ce que nous trouvons : une cage à camping-cars ! Chaque véhicule est stationné, dans son emplacement matérialisé au sol, à à peine 90 cm du voisin ! C’est le minimum pour ouvrir la porte de la cellule mais vous ne pouvez pas ouvrir vos fenêtres en projection car le « voisin » ne peut plus accéder à son véhicule. La preuve en image avec le véhicule derrière l’arbre et l’Hymer !
Admirez aussi le grillage surmonté du fil de fer barbelé !!! Et tout ceci pour la modique somme de 12€, avec électricité quand même, auquel vous aurez l’obligeance de rajouter 1€ pour 50 litres d’eau !
Là…Trop c’est trop ! Nous refusons la cage à camping-cars et nous poursuivons notre route pour la France. Tant pis pour Gand ! Pour nous, il est inconcevable de payer pour ce type d’équipement méprisant qui s’apparente à une prison ! Il ne manque que le mirador. Clairement nous boycottons ! Et nous boycotterons toujours dès lors qu’on se moque de nous ! A chacun ses choix ! Ce type d’endroit n’est clairement pas le notre.
Tout au long de nos voyages, il y a eu des stationnements difficiles, bruyants ou peu reluisants mais, jamais, au grand jamais, une cage payante surmontée de barbelés !
Cette affirmation vaut bien un boycott de Gand !!!
Miffy, ce matin, fait grise mine. Les côtés de sa coiffe pendent lamentablement. « J’ai peur. Je ne suis jamais sortie de mon pays. Là, on a dormi la nuit vers un grand bois, à l’étranger…C’est quo cette vie ??? »
Aussitôt, les baroudeurs, Sam, Edwige, St Ex, Mégevand, Lans et GR20 tiennent un conciliabule. « Elle est pétocharde la nouvelle ! Va falloir qu’elle s’y fasse ! Chez Routes en Exsis, on ne va pas dans les hébergements de luxe. Pas plus de 20€ la nuitée ! Et encore… Faut que les prestations soient à la hauteur ! Allez, on va la briefer ! »
Nous laissons là nos baroudeurs, traversons le grand parc proche de l’aire et rejoignons le bus 640 qui nous conduit pour 2,50€ chacun en plein centre d’Anvers ! Au XVIème et XVIIème siècle, Anvers régnait sur le commerce de l’Europe du Nord. Il n’est donc pas étonnant de voir Mercure, le dieu du commerce et des voyageurs, trôner sur le pignon des riches demeures.
Le chameau sur le toit, près de la gare centrale, indique aisément l’entrée du plus ancien zoo du monde (1843).
La gare centrale a été construite entre 1895 et 1905 dans un style néo-baroque. Elle est considérée comme l’une des plus belles gares du monde.
Tout proche aussi, le quartier des diamantaires aux vitrines scintillantes offrant aux regards de belles pièces de joaillerie comme des objets plus clinquants, plus tape à l’oeil et de mauvais goût.
Le Meir représente les « ramblas » de la ville : c’est l’une des plus grandes artères commerçantes de la Belgique. Nous admirons les façades des maisons et monuments ainsi que les ornements des toits.
La capricieuse déesse de la foudre, Elwynn, surveille la rue, prête à lâcher ses éclairs.
Une chose nous intrigue. Nous observons à l’angle de plusieurs rues des statues de la vierge. Selon notre guide papier, les rues dont l’angle était orné de la vierge étaient exemptées des taxes perçues pour l’éclairage.
Proche de la place du marché, un marchand veille aux affaires. Seront-elles juteuses aujourd’hui ?
Grote Markt est entourée par les maisons Renaissance des guildes, ces «corporations » par métier.
Tandis que le chat guette sur le toit…
…Un enfant et son chien dort sur la place. Leur histoire est très triste. L’enfant et le chien venaient tous les soir se réfugier et dormir dans la cathédrale. Malheureusement, à force de privations, ils y ont tous les deux été trouvés morts.
L’hôtel de ville est lui aussi de style renaissance. La statue de la vierge a détrôné celle de Brabo, le héro de la ville. Au dessous, la Justice n’a pas les yeux bandés et est accompagnée de la Prudence.
La cathédrale est la plus grande église gothique des Pays-Bas et sa construction a duré près de 2 siècles (1352-1521). Le prix d’entrée en est prohibitif et nous passons notre chemin.
Nous préférons rendre hommage aux travailleurs en admirant une œuvre en bronze qui leur est dédiée.
Le puits est une véritable dentelle de fer forgé.
Dans une rue adjacante, les immeubles récents respectent le style des plus anciens.
Le château de Steen aurait été construit au IXème siècle et il faisait office de prison avant de devenir militaire et de défendre l’estuaire de l’Escaut.
La vleeshuis ou maison des bouchers a été occupée par la guilde de 1503 à 1795. Le mélange de briques et de pierres représente des couches de lard. Son but était hygiénique : empêcher que le quartier continue d’être imbibé par le sang des bêtes tuées.
Prenons des forces pour le retour et dégustons une bonne gaufre !