16 juin 2024. Vidin. Bulgarie.

Depuis San Vito al Tagliamento, nous n’avons pas trainé ! Il faut dire aussi que les prix des autoroutes en Slovénie, Croatie et Serbie est moins rédhibitoire qu’en France ou en Italie.

Pour traverser la Slovénie, nous avons acheté une vignette à la frontière Italie/Slovénie. Pour notre camping-car, c’est le même prix que pour une voiture : 18€ pour 7 jours.
Le passage de frontière sera un peu long… Qu’importe !

Nous faisons étape vers Zagreb (Croatie), à Svetla Nedelja, sur le parking du cimetière, dans un quartier très résidentiel. Pour éviter de gêner et être discrets, nous nous garons sur la place la plus au fond. Cependant, Jean-Paul, en allant et venant sur les emplacements alentours, remarque nombre de mégots et de canettes abandonnées. Voilà qui augure mal de notre tranquillité un vendredi soir ! Ce lieu doit être propice à des rassemblements de la jeunesse ! Il propose que nous nous rapprochions des maisons…Pas de souci ! Chez Routes en Exsis, dès que l’un ne « sent » pas un lieu, d’un commun accord, nous en changeons, et, sans qu’il y ait même matière à discussion !

La nuit sera très calme et, le lendemain, nous reprenons notre route en direction de Belgrade (Serbie) à travers des forêts de feuillus et des champs de céréales. Nous aurons même la surprise de découvrir des puits de pétrole !

L’autoroute nous coutera 25€ pour plus de 300 kms en classe 2.
Nous faisons étape chez un particulier qui ouvre son verger aux camping-caristes, à Dobanovci, quelques kilomètres avant Belgrade.

Nous profitons de ce havre de paix tout l’après-midi. Ici, nous sommes raccordés à l’électricité et le réseau wifi mis à notre disposition est très performant. Puisque nous sommes en panne d’antenne satellite, je teste la TV par partage de connexion avec le téléphone. Jusque là, nous n’avons eu aucun ici, mais ici…Ce n’est pas « l’Union Européenne » !!!
Bien m’en prend ! Message : « dans la zone où vous êtes, votre connexion n’est pas autorisée ».
J’enrage !!! Et essaie le plan B ! Vérification du VPN de mon Macbook…Installation sur ma tablette et nos téléphones…Et voilà !!! Réception parfaite !!! Non mais !!! ce n’est pas l’informatique qui aura le dernier mot !

La nuitée nous coutera 20€ avec les services (vidange eaux noires et grises, et plein d’eau potable, électricité).

Nous attaquons la dernière étape ! De Belgrade à Paracin, environ 180 kms) l’autoroute nous revient à 8,54€.
Nous traversons le Danube et voyageons dans de beaux paysages qui nous donnent envie de revenir découvrir la Serbie.

La sortie de la Serbie sera assez rapide même si le douanier s’y reprend à plusieurs fois pour scanner notre carte grise ! Encore un coup de l’informatique !!!
La vignette routière est obligatoire en Bulgarie et doit être achetée avant de poser les roues en Bulgarie ! Eh bien…j’ai zappé !!!
Le douanier serbe nous indique qu’il y a un guichet juste avant la barrière de la douane !
On se gare…On y va ! Ah non ! Il faut aller dans le bâtiment de…la douane ! Nous voici face à un automate qui parle au moins une langue de nous maitrisons un peu : l’anglais ! Le précieux sésame électronique nous est délivré pour la somme de 13,80€ pour un mois !
Le douanier jettera un coup d’oeil dans notre véhicule, nous adressera quelques mots en français et …Nous voici en Bulgarie !

Premier choc : tout est en cyrillique !!! Et…Nous n’avons pas vraiment révisé !

En zone frontière, plusieurs maisons portent les stigmates de la guerre ; d’autres sont en très mauvais état ; quelques unes sont très belles, presque flamboyantes !
Les rues des bourgades traversées sont en piteux état, pleines de saleté. Nous sentons bien que la préoccupation première de la population est tout autre. La Bulgarie est en effet l’un des pays les plus pauvres d’Europe.

Vidin ! Nous nous garons sur le parking de la citadelle Baba Vida et partons à la recherche d’un distributeur de leva (BGN). En voici un vers la porte d’Istanbul !


Nous revenons sur nos pas en longeant la mosquée Pazantogul…

…à laquelle fait face une belle église orthodoxe.

Plus loin, une belle demeure est entourée d’un luxuriant jardin équipé de bagnas.

La promenade le long du Danube est agrémentée d’un imposant monument à la gloire des soldats…


…de grafs…

…de jolis kiosques…

…ou encore de statues de baigneurs !

Le Danube est très haut en ce moment et les pêcheurs ou baigneurs n’ont plus de plage !

Après une dernière bière au pied de la citadelle…

…nous nous familiarisons avec la monnaie !

Au programme de demain : la vieille ville de Vidin et la citadelle Baba Vida.

13 juin 2024. de Susa à San Vito al Tagliamento. Italie

Depuis Susa, nous traverserons l’Italie d’Ouest en Est en deux étapes.
Notre première escale nous conduira à travers les rizières où s’ébattent avocettes, hérons et mouettes à l’aire de service de Chiari, un peu à l’ouest de Milan.

Nous empruntons les nationales et portons une attention toute particulière aux « ZFE » (Zones à faibles émissions). La réglementation concernant notre Exsis, âgé de 19 ans, impose que nous demandions des dérogations ou que nous renoncions à certaines villes.
Plusieurs beaux bâtiments souffrent des affres du temps au point de devenir des ruines. Quel dommage pour le patrimoine !
A Chiari, l’aire est installée sur le parking du supermarché Conad, face au cimetière, lequel nous fait penser à un monastère. Une pluie violente s’est abattue sur nous dès 18H. Elle tombera sans discontinuer au matin.

Le lendemain, nous avons poursuivi plein Est pour dormir presqu’à la frontière entre l’Italie et la Slovénie, à San Vito de Tagliamento. Les vergers bordent notre route.

Vers Venise, ils seront remplacés par des canaux où flottent des gondoles protégées par de bâches.

A San Vito al Tagliamento…Déception : l’aire est fermée par un portail ! Serait-elle inaccessible ? Jean-Paul tourne la poignée et la voilà qui s’ouvre ! OUF ! Nous avons bien mérité de faire relâche !

San Vito est ceinte de murailles basses, percées de deux portes principales.

L’influence vénitienne est très marquée dans le style des façades.

Certaines sont peintes.

Une villa se dresse fièrement, témoignage des splendeurs passées et de la luxuriance de la végétation.

Une belle halle au plafond décoré de cordage accueille le promeneur pour une halte de fraicheur.

Le duomo dresse fièrement son campanile, visible de tous les endroits de la ville, surtout des entrées principales…

…et abrite de belles fresques.

La petite porte richement sculptée de l’église nous invite à entrer…

…et nous découvrons, là encore, des fresques tout aussi remarquables.

De nombreuses et magnifiques haies de jasmin embaument la ville !

San Vito al Tagliamento a été une étape très agréable lors de la traversée de l’Italie.

11 juin 2024. Susa. Italie.


Après avoir participé, en tant que bénévoles, au salon « sang pour sang polar » de St Chef (Isère), nous nous sommes accordé une journée de relâche sur l’aire camping-car park de Trept (Isère) et avons pris la route ce matin, de bonne heure, pour rejoindre le lac du Mont Cenis.


Bien sûr, nos bonsaïs sont de la partie !

Et notre « Pygmée » aussi !!! Grrrr…. Il est venu « hanté » notre Exsis lors de notre voyage inaugural, en 2006, au Pays Dogon, et ne nous lâche plus. Sa magie est très puissante et, dès qu’il peut en faire des siennes, il n’hésite pas. Là, il s’est attaqué à l’antenne satellite. Elle s’ouvre, tourne un peu, et se bloque dans n’importe quelle position, sans se caler sur le satellite. Nous avons d’abord pensé à un problème de tension électrique ; celui-ci écarté…Eh bien ! Il faudrait monter sur le toit de l’Exsis à 3 mètres de haut…Et nous ne sommes pas équipés pour ! Donc, nous ne prendrons pas le risque d’ouvrir la parabole et de la coincer en position ouverte.
Il y a 2 ans, avant la modification du roaming, notre forfait de téléphonie mobile était illimité à l’étranger. Maintenant, il offre royalement 35 Go…Bien insuffisant pour regarder un peu la télé le soir et mettre à jour le site !
Pendant que Jean-Paul conduit sur les routes agréables des monts du Bugey, puis de la Savoie, je trouve un forfait correspondant à nos besoins et sans engagement. OUF ! Problème résolu pour le trajet « aller » puisqu’en Bulgarie nous achèterons une SIM du pays avec internet illimité.


La Maurienne est très verdoyante cette année et de nombreux torrents impétueux descendent des montagnes encore enneigées.

Le Fort Marie-Thérèse veille sur la vallée de l’Esseillon!

Au Col du Mont Cenis, l’air est vif. Les fleurs de printemps sortent à peine. La neige recouvrait les alpages il y a encore peu de temps.


Le lac du Mont Cenis est paré de ses plus beaux verts… Les nuages s’accrochent aux sommets…Pour qui sait lire la montagne : le mauvais temps n’est pas loin !


Nous poursuivons donc notre route jusqu’à l’aire de camping-car de Susa en Italie. Le temps menace vraiment sur les cols !

Puisqu’il est tôt encore, nous partons à la découverte de cette belle ville. Des maisons sont comme perchées sur une butte !

Nous déambulons dans la vieille ville si tranquille et admirons la rivière parée du gris des pierres d’ardoise broyées par les flots.

Ici des églises, là des kiosques…

Nous dégustons l’incontournable glace artisanale : chocolat noir/ citron pour l’une et mandarine /menthe et bergamote/sauge pour l’autre.

Une enseigne étrangement grivoise prête à sourire. Vous pensez trouver quoi dans cette boutique ???