12 août 2019. Où sont fabriqués les masques de Venise ?

12 aout 2019. Où sont fabriqués les masques de Venise ?

A Shkodër, Albanie !

31° à 8 H

Nuit sans sommeil ou presque …à s’éponger … le rouleau d’essuie-tout y est passé ! La pluie? Non, la chaleur d’enfer ! Impression être allongée sur une pierrade ! On n’en peut plus ! Les copains en Land Rover sont dans le même état !

Nous avons décidé de chercher la fraîcheur dans les alpes en zappant Budva et Kotor en Croatie pourtant au programme de la journée.

Malgré tout le moment magique de la journée a été la visite de la fabrique de masques vénitiens. On se gare facilement sur site. Et depuis 4 ans le propriétaire se bat avec Le Futé pour mise à jour de l’adresse ! Comptez sur moi pour affûter les oreilles du renard en rentrant !!!

Les photos sont interdites dans l’atelier. Il faut pas moins de 15 étapes pour fabriquer manuellement ces masques en papier mâché et qui nous sont vendus à Venise comme d’authentique masques vénitiens. Par contre, dans la boutique-exposition, aucun souci pour toutes les photos qu’on veut !!! Quel beau moment, en compagnie de cet homme charmant et cultivé, à admirer les merveilles créées par les artisans de l’atelier !

Voici les coordonnées :

Edmond Angoni. Inxl.Gjovalin Gjadri. Shkodër. + 355. 68.20.47291

www.veniseartworld.com

Il est prudent de téléphoner la veille de la visite pour s’assurer de la disponibilité du propriétaire.

Longue attente au passage de frontière Monténégro / Bosnie : 1h15 d’attente sous 40* à 14 h !

Puis arrivée au camping heaven in nature de Stolac ! Le propriétaire nous reconnaît et même si sa joie est discrète, nous comprenons que notre retour est pour lui la marque de notre satisfaction des prestations offertes. Il fait 41,5° au camping C’est où le froid ????

Album photos. cliquez : Les masques de Venise

13 au 17 août 2019. La route du retour.

13 aout 2019. Slovénie

37,5° à 8 H 30

Je devais être bien décatie de chaleur hier car le patron du camping m’avait installée dans un endroit venté et bien ombragé. J’aurais dû être alertée par cette attention…Grosse chaleur encore cette nuit …Ce qui devait arriver est arrivé. Coup de chaleur, état vaseux et le corollaire : méga diarrhée ! Je vais pensais avoir tout évacué en quittant le camping …Et voilà que…Dans la file d’attente de la frontière croate, par 37° vers 9h30… ça me reprend ! Je fonce à l’arrière de l’Exsis pour « trôner » à 30 mètres du poste Alors que Jean-Paul continue son avance vers le contrôle douanier… Horreur ! …Ouf ! Accalmie..Reculottée hyper rapide…Et me voilà présentable devant le douanier !

La Croatie se traverse facilement par l’autoroute. Nous avons eu le bonheur de perdre quasi 20° puisque nous sommes descendus à 20,7 au milieu de la Croatie et avons accueilli la pluie avec bienveillance.

Ce soir nous sommes au camperplatz Patrik en Slovénie à 35 km de la frontière italienne. L’air est enfin respirable et embaume les sapins proches. Tout va bien !

Album photos. cliquez : Slovénie

14 aout 2019. Italie. Ivrea.

15° à 9 H

On a un clandestin à bord !!

Ce matin, profitant de notre inattention, un jeune chaton noir et blanc est grimpé à bord et s’est caché sous le siège conducteur ! Nous avons eu le temps de faire tous les services avant de nous apercevoir de sa présence…Et à ce moment : grande offensive de charme de la part du minet !!! Non Minet tu ne viens pas ! Tu restes au camperplatz ! Il a fallu le chasser fermement cependant !

Ivrea pour ce soir et l’aire de la Dora Baltea…qui nous a mis en rogne ! Squattée par des Français garés n’importe comment pour avoir le plus de place possible pour leurs kayaks ! Tant qu’y en a pour ma gueule Nénesse c’est bonnard ! Moi je dis « connards ». Une pure honte ce sans gêne! L’aire a fini de se remplir pendant la ballade dans Ivrea, la ville d’Olivetti. Les véhicules sont mieux garés.est-ce l’intervention de l’association qui gère l’aire ? Demain visite à ma marraine qui habite à quelques pas…Comment sera-t-elle ? Grande question même si elle porte bien ses 94 ans.

Album photos. cliquez : Ivréa

16 aout 2019. Cormet de Roseland. France.

Depuis Ivrea, nous empruntons la départementale à travers la si belle vallée d’Aoste, le col du Petit St Bernard et enfin le Cormet de Roseland oú nous bivouaquons. Soirée de brouillard.

Nuit à 3,5°… De la Fraicheur enfin !!! . Marmottes. Vaches avec cloches. Renard. Rapaces…

On se régale.

17 aout 2019. Cormet de Roseland.

23° à 8 H 30

La fraicheur est agréable après les chaleurs endurées en Albanie ; aussi, nous  avons décidé de faire relâche et engageons une randonnée avec vue sur le Mont Blanc.

Album photos. Cliquez : Cormet de Roselend

18 août 2019. Clap de fin.

18 aout 2019.  Clap de fin du périple albanais.

Nous voici de retour à Lyon.

Kms parcourus : 5 084

Gas-oil consommé : 539 litres pour un coût de  764,53 € soit un prix moyen au lite de 1,42 €

L’Albanie est un pays à visiter au moins une fois. Elle s’ouvre lentement au tourisme dans certaines régions et bien plus vite dans d’autres, la riviera notamment, avec tous les ravages que cela comporte.

L’Albanie est un pays où l’écologie est une notion complément abstraite et c’est fort dommage puisque les paysages sont magnifiques !

Les Albanais sont gentils et serviables vis à vis des touristes respectueux.

Nous avons aimé : Butrint, la vieille ville de Gjirokastër, Syri i Kalkër, la balade sur le lac Koman même si l’embarquement et le débarquement sont « périlleux » (pensez à réserver vos billets au moins 15 jours avant sur leur site internet et imposez vous dans la file d’embarquement), Bérat, Lin, Farma Sottira au-dessus de Leskovik, la fabrique de masques vénitiens de Shkodër.

Côté artisanat : essentiellement du made in china. Vous trouverez de l’authentique dans la citadelle de Bérat, dans la vieille ville de Gjirokaster et à Tirana dans les maisons ottomanes de Toptani. Regardez bien pour comparer les objets proposés, les prix n’étant pas forcément une indication.

Côté routes : les Albanais sont les pires chauffards que nous ayons rencontrés dans nos voyages, et les routes albanaises à l’avenant.

Nous vous déconseillons le tronçon de la SH 11 entre Carshove et Leskovik : c’est du hors piste tant la route est défoncée. A Carshove, allez tout droit direction la Grèce. Peu avant la frontière, vous trouverez la SH 65 qui vous ramènera sur Leskovik.

Le camping sauvage est fortement déconseillé. Il existe de nombreux établissements pour nous accueillir, y compris sur leur parking (voir site park4night et Campercontact). Garez-vous comme votre hôte vous l’indiquera car la place proposée est celle qui, de son point de vue,  est la plus belle et aussi celle où il vous garantit la meilleure sécurité.

Côté sécurité, il faut être vigilant ( ne rien laisser en vue, se garer en sécurité y compris sur les parkings gardés et payants). Dans la région du Nord-Est, ne vous arrêtez pas n’importe où et ne photographiez pas sans discernement. C’est en effet ici que les mafiats ont rapatrié la culture de la drogue. Vous verrez en pleine forêt une personne assise sur le bas côté : c’est un guetteur. Vous sentirez aussi des odeurs « étonnantes » en pleine nature. Nos amis en 4X4 ont été priés par un Albanais de rejoindre la route goudronnée au prix d’un long détour : certainement, il y avait quelque chose qu’ils ne devaient pas voir ou une zone d’insécurité connue des seuls autochtones.

De même si lors d’une visite à pied, un Albanais vous demande gentiment de ne pas vous reposer sur tel banc, d’éviter telle rue, ou de ne pas photographier : respectez la consigne. Il ne vous donnera pas la raison, mais il sait que vous courrez au-devant d’ennuis.

Nous avons souvent demandé notre chemin car les sites à visiter sont peu indiqués. Certains sont même à l’abandon. Prévoyez dans tous les cas de bonnes chaussures (baskets) car les chardons sont féroces et les pavés des rues en pente très glissants.

Acheter un forfait téléphonique « touriste » chez Vodafone dès votre arrivée est très utile. Pour environ 13 euros, vous disposerez pendant un mois de 15 Go d’internet qui vous permettrons d’utilisez Google Maps et de téléphoner pour vous faire guider, ou vérifier les horaires d’ouverture (ne pas se fier aux indications du Petit Futé).

Distributeurs de billets : assez fréquents. La CB n’est pas utilisable partout : prévoir du liquide y compris pour le plein de gas-oil.

Il vous sera souvent demandé de payer en euros. Faites comme vous le sentez. Le change pratiqué en 2019 est de 1€ = 125 Lek

Services camping-car : à peu près partout dans le pays, y compris dans des stations services. Prévoir un seau pour la vidange des eaux grises.

L’eau n’est pas potable sauf dans de très rares endroits en montagne.

Il y a des mini-markets partout, plus ou moins achalandés. La plupart du temps, le pain s’achète en boulangerie et la viande en boucherie, en tout cas pas en mini-market qui ne propose que des morceaux surgelés.

Quelques prix :
Gas oil : 1,85€ en Italie sur l’autoroute, 1,24 en Slovénie, 1,32 en Croatie, de 1,35 à 1,45€ en Albanie.
Nuitée : de 10 à 25€ selon les lieux, avec ou sans service ( voir les sites citées ci-dessus)
Musées : entre 7 et 10€ / personne. Il n’y a pas forcément un tarif retraité pour les étrangers.
Nourriture bien moins chère que chez nous
Repas complet au restaurant avec une pinte de bière : entre 5 et 8 €/personne

Moustiques : la MAAF ( Mosquito Albanian Air Force) est féroce et quasi impossible à arrêter. Prévoyez des répulsifs puissants et des crèmes apaisantes.

Températures : très très hautes lors de notre passage (notre maximum : 50°) : pensez à vous équipez d’un ventilateur.

La journée type : 4 H concertos canins,  5 H levée du jour, 6 H voire 6 H 30 début de l’activité, 20 H 20H30 nuit noire. Il ne fait pas forcément frais la nuit et la température monte dès 8 H du matin.

Roumanie 2016. Mise en bouche…

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Durée du voyage : 5 semaines du 14 juin 2016 au 20 juillet 2016.

trajet aller : départ de Lyon via l’Italie, la Slovénie, la Hongrie. Entrée en Roumanie à Arad

trajet retour : sortie de Roumanie par Nadias/ Vrsac et retour Lyon via la Serbie, la Croatie, la Slovénie, l’Italie.

Kms parcourus : 7887

Gas-oil : 748 litres ( coût moyen : 1,15€)

Cartes routiéres : Michelin Europe 2016, Michelin 738 national, IGN découverte du monde Roumanie Moldavie

Livres: Guide vert Michelin Roumanie, Le Routard Roumanie Bulgarie, National Géographic Roumanie

Coups de cœur :

Delta du Danube. Camping Dan Pescarul à Murighiol

Volcans de boue : muddy land ( www.muddyland.ro ) GPS : N45° 20′ 48 » E26°42′ 34 »

Sovata (Praid) : camping Vass KertChange : 1€ = 4,5039 Ron

Scarisoara : glacier souterrain

Toutes les régions sont belles et à découvrir. On retournera avec plaisir en Roumanie.

Accueil : parfois indifférent, souvent très chaleureux

Etapes de nuit : www.campingcar-infos.com, www.campercontact.com

Nous avons dormi aussi bien en camping qu’en « sauvage ». Le camping permet de rencontrer les gens et de faire travailler l’économie. Nous avons trouvé des campings très coquets et très propres.

Aires de service camping-car : quasi inexistantes. Prévoir un seau pour les vidanges.

CB : pas acceptée partout. Il faut impérativement avoir du liquide sur soi. Distributeurs automatiques dans les grandes villes

Vignettes automobiles obligatoires :

Slovénie /Hongrie : Ematrica D1(28€ les 2, décomposés comme suit : 15€ pour 7 jours en Slovénie + 13€ Hongrie) Prise à la station autoroutière italienne de Duino Sud (vers Trieste)

Roumanie : Rovignette. 7€ pour 30 jours de date à date. Prise à la frontière Hongrie/Roumanie

Slovénie (retour) : Prise dans une station service avant la frontière.

Pour des tarifs à jour voir le site : www.vab.be/fr

Attention : bien vérifier sur les vignettes l’absence d’erreur sur le numéro d’immatriculation du véhicule !

Réseau routier : déplorable le plus souvent à part les autoroutes.

Insécurité : pas plus qu’ailleurs. On ne laisse rien en vue et on ne stationne pas n’importe où. Gare aux Gypsies !

Achats :

Les magasins sont bien achalandés. Les marchés sont hebdomadaires. Nous avons achetés fréquemment fromages, fruits et légumes à des paysans en bord de route : excellente qualité et souvent moins cher qu’en boutique.

Coût de la vie : moins élevé qu’en France.

Wifi : bien présent. Il suffit souvent de le demander car il n’y a pas toujours des étiquettes.

Langues parlées : roumain, un peu de français, d’italien et d’allemand.

Prévoir le guide Gépalémo du Routard !

Cartes du périple total Lyon/Lyon.

Carte du périple à l’intérieur de la Roumanie.

En route pour la Roumanie !

dsc04630 14 au 16 juin 2016.

De Lyon, notre première étape est le col du Mont Cenis où nous dormons bercé par les cloches des tarines.

Puis, le lendemain, nous traversons l’Italie d’une seule traite en prenant les autoroutes. Nous arrivons sur l’aire de camping-cars de Trieste. Idéalement située sous un auto-pont, proche des docks et de la voie de chemin de fer…Idéale pour une nuit…bruyante ! Elle a le mérite d’exister…Nous nous installons sur un emplacement plat, presque épargné par les crottes de chien et partons à la recherche d’une bière bien méritée. Nous demandons à un passant qui s’esclaffe de rire…Pourtant rien de tel pour pousser la poussière de la route !

De retour à notre emplacement, un agent nous prie de changer de place ! Allons bon ! Nous étions sur des places louées pour les voitures !!! C’est ainsi que nous nous trouvons « glissés » sous le tablier de l’auto-pont ! Impossible d’ouvrir le lanterneau de toit mais c’est propre et plat.

Le 16 juin, nous partons tôt. Nous avons acheté hier les vignettes pour la Slovénie et la Hongrie, fait nos pleins… En route pour Szeged, à 50 kms de la frontière roumaine.

La Slovénie est belle, diverse, très ordonnée…Coquette !

A midi, nous voici à la frontière hongroise…Immédiatement arrêtés par une armada de policiers en embuscade !!! Pendant que je rassemble les documents, Jean-Paul suit les signes des « pandores »…Avec celui-ci, nous avançons de 1 mètre, avec celui-là, nous stoppons, avec l’autre sous l’arbre qui manipule un téléphone…Tout à coup … « GO ! GO ! GO ! » Là, il y a un truc…Nous attendons le contre-ordre : impossible de filer sans être contrôlés. En fait, c’est le douanier bien à l’ombre sous l’arbre qui a vérifié notre numéro d’immatriculation à l’aide de son téléphone : nous sommes en règle…Ah la technologie moderne…

La Hongrie paraît plus pauvre que sa voisine slovène et le paysage est plus morne. Peu importe, nous filons !

Szeged enfin et la promesse d’un camping. Au point GPS…Un vaste pré et…Plus rien !!! Plus de camping ! Le GPS en indique un autre…Fermé lui aussi. Le gardien nous assène : « NICHT ». En voici un en sortie de ville…Naturiste ! Nous filons dans la campagne…Suivant le GPS qui en trouve un à 20km de Zegded…Dans la direction…Dont nous venons ! Nous empruntons une piste sableuse, sous des pins, pendant 2 bons kms. Si le camp est fermé, nous pourrons toujours aller dans la pinède ! Au bout du chemin, une oasis : Oazis Tanya : coquet, dans une clairière, avec un accueil un peu en français, surtout en anglais et …Le verre de bienvenue ! Nous échangeons longuement avec notre hôte qui nous incite à la prudence. Des renards visitent le camping la nuit et chapardent les chaussures laissées hors des véhicules ! Quelle nuit ! Un régal !

Album photos. Phase d’approche. Cliquez ci-dessous :

En phase d’approche !

Arad. Région Banat et Crisana

dsc04643 17 juin 2016 :

Nous partons à 9h avec quelques regrets et cherchons une station où acheter la Ro-vignette, obligatoire pour tout véhicule étranger sur le territoire. Depuis peu, elle se prend au poste frontière.

Un poste digne d’un grand moment. Barrière hongroise : contrôle des papiers, du véhicule. Le douanier plonge littéralement dedans, casquette comprise, par la fenêtre conducteur ! Sa curiosité est vive mais…Le chef est là… Nous passons.

Barrière roumaine, files désordonnées de véhicules…On est dans la bonne ? A priori oui…La vignette c’est où ? Il n’y a pas de cabane pour l’acheter…çà sent l’arnaque…Méfiance…Nous stoppons quelques millimètres avant la « cabirotte » douanière…C’est tout bon. Avancez ! NON ! On ne bouge pas car on n’a pas la vignette ! Gros soupir douanier «  à 100 mètres à droite ». On va avec le véhicule ? Re-soupir… « oui » ! C’est qu’on ne nous la fait plus ! On a déjà donné sur ce type de bêtise. Une roue dans le pays, sans le bon papier et c’est l’amende !!!

La préposée à la vignette est charmante. Elle me tend le sésame et la facture, explique que tout est électronique donc pas de boitier, pas d’autocollant…Juste le document en cas de contrôle. Vérification du dit document au Ccar avant de partir…Vieille méfiance ! La facture est juste et les coordonnées aussi. Vérification de la vignette…Et là !!! Erreur sur notre immatriculation ! J’y retourne…La préposée se confond en excuses, j’en tombe des nues…Ce n’est pas comme çà d’habitude… Voici la vignette en règle.

A Arad, nous stationnons sur un parking au centre du boulevard de la Révolution le long de la voie de tram. C’est exigu…Va-t-il passer sans nous rayer ? Oui !

Arad est écrasée par la chaleur. A l’office du tourisme, l’hôtesse parle un excellent français et s’étonne de notre venue : la destination est peu prisée par les Français. Elle s’étonne encore plus quand nous lui apprenons que nous séjournerons un mois. Elle donne des infos précieuses.

Arad est la porte de la Roumanie, située dans le Banat et arrosée par la Murès. Elle est douloureusement belle avec nombres d’immeubles anciens dont la splendeur n’est plus que décrépitude, d’autres ravalés à grand frais sans doute, et enfin les derniers… Modernes et clinquants ! La promenade dans les jardins le long du Murès est la bienvenue pour résister aux 38° !

Direction Lipova pour l’étape nocturne et son camping international qui…n’existe plus ! Nous cherchons une place vers une église, une place de village bien de chez nous… Or, le tour des églises est barrièré et ne permet pas le stationnement. La route est coincée entre la montagne, les quelques habitations, la voie ferrée et la rivière. Les prés sont détrempés…Nous roulons et cherchons… Fatigués par la chaleur, de guerre lasse, nous stoppons dans un restaurant pour routier avec parking et demandons s’il est possible d’y passer la nuit en contre-partie de nos repas. L’hôtesse a du mal à me comprendre et vice-versa. Une dame s’instaure interprète et nous échangeons en…Italien ! C’est OK pour les repas et la nuit au prix de 10 lei cependant, soit un peu plus de… 2€. Le repas est composé de viandes grillées : poulet, porc et veau, d’une salade de choux et de frites.

Il fait lourd…L’orage éclate…Le ballet des camions est incessant sur la route ! Une horreur ! Las, la pluie s’arrête et les routiers discutent dehors… Certes, gentiment, sans hausser le ton, sans éclat de voix ou de rire…Mais entre deux passages de camions, on n’entend que leurs voix… Jean-Paul finit par s’endormir. Quant à moi, je compte : les intervalles entre les véhicules, puis leur vitesse estimée puis …Angoisse ! Si l’un d’eux quitte la route, il nous écrase direct !!! Bon, çà suffit !!! je finis par sombrer sur le matin.

C’est décidé : il faudra gérer autrement l’étape nocturne !!!

Album photos. Arad. Cliquez ci-dessous :

Arad

Sibiel. région Transylvanie. Horezu. Région Olténie des Piemonts nord

18 juin 2016.

dsc04712  Sibiel est un village situé à l’ouest de Sibiu au pied des monts Cibin. Peu connu des guides touristiques, il a gardé son authenticité. Les habitants nous font un signe de bienvenue.

Nous dirigeons nos pas vers l’église St Treime, construite en 1765. A cette époque, la foi orthodoxe était bannie de Transylvanie. Les habitants ont donc érigé une façade catholique. La porte est close…Nous traversons le cimetière et rejoignons le musée des icônes sur verre. Il a été créé par un prêtre, Zosim Oancea, qui venait de passer 15 ans en prison pour avoir protesté contre le régime communiste ! Les icônes sur verre se sont développées à partir de 1700 grâce à des paysans qui ne pouvaient pas s’offrir des icônes sur bois. Elles retracent des éléments de folklore : Marie est habillée comme les femmes des diverses régions de Roumanie, St Georges comme les hommes. Marie protège les pièces d’habitation et St Georges les maisons. Plus de 700 icônes sont regroupées au musée.

Nous restons les derniers visiteurs avec la gardienne, qui nous abandonne pour frotter sa lessive, laquelle trempe dans une bassine dans la cour du musée. Tout à coup, elle nous entraine dans l’église. Elle en détient la clé ! A l’intérieur, nous découvrons les mêmes fresques que celles du monastère du Mont Athos en Grèce, ceci parce que le fondateur de l’église venait du Mont Athos. Passées de mode, ces fresques avaient été recouvertes de chaux. A la faveur de travaux, elles ont été découvertes pour le bonheur de nos yeux !

L’église sent le benjoin et le bois. Un banc longe les 4 murs de la minuscule nef. C’est pour les notables ? Non, pour les anciens ! Viennent ensuite, 2 rangs de bancs pour les hommes et 3 pour les femmes. Et les enfants ? Debouts, devant !!!

Album photos. Sibiel. Cliquez ci-dessous :

Sibiel

dsc04775  Direction Horezu, Olténie des Piemonts nord.

Ce monastère orthodoxe se dresse fièrement sur un éperon au bout d’une route en cul de sac, à 39 km à l’ouest de Ramnicu Valea. Il a été édifié sous le règne de Constantin Brancoveanu (règne de 1688 à 1714). Les caractéristiques architecturales sont bien spécifiques au style brancovan : un mélange d’inspiration byzantine, islamique et palladienne, arcs en plein cintre formant une large galerie, hautes tour coiffées de toits, balustrades sculptées de feuilles courbes et motifs zoomorphiques, salle à manger des pèlerins richement ornée de fresques et surtout massifs de fleurs… Tout ici incite au calme et à la contemplation.

L’église principale est protégée par une enceinte comprenant plusieurs tours de guet et un clocher …Pour sonner l’alerte ! Les cellules de religieuses occupent une ailes et les logements et le réfectoire des pélerins une autre.

Nous échangeons dans un français parfait avec un potier de la région qui tient un stand sur le parking. Il nous indique un endroit clame, au bord de l’eau, à 2 km où nous pourrions passer la nuit même si le parking du monastère est très bien.

Hélas, le coin au bord de l’eau est un pré envahi des Roumains qui festoient…Nous retournons au parking et attendons que le bar ferme et que cesse de tourner en boucle son seul et unique CD de chants roumains. Nous attendrons jusqu’à…1 heure de matin ! Un violent orage a éclaté, mettant un terme au vacarme et à la liesse des clients. Nous avons reçu des grêlons en forme de petits triangles sur le camping-car…Inquiétant ! Le matin, après notre 2ème nuit quasi blanche, nous constatons les dégâts…Ouf ! Rien à déplorer !

Album photos. Horezu. Cliquez ci-dessous :

Horezu

Transfagarasan. Musée Astra de Sibiu. Région Valachie

19 juin 2016.

dsc04820  La transfaragarasan, de Curtea de Anges à Cisnadoara, est une belle route inaugurée en 1974. D’abord très aérienne, elle passe ensuite au pied de la Cetatea Poienari ( le vrai château de Vlad Tepes, Comte de Dracula), suit de profondes gorges très boisées, puis le lac artificiel de Vidaru et, enfin, se lance à l’assaut d’un col qui culmine à 2034 mètres. La cascade Balea regorge d’eau.

Nombreux sont les automobilistes à stationner en toute anarchie pour une photo et un moment inoubliable. Nous faisons de même…La circulation, à cet endroit, ne s’opère plus que sur une seule voie à cause des véhicules garés. Nous pensions avoir vu le pire. Non ! Un peu avant le col, ce sont des blocs de neige qui obstruent une des voies !

Puis, nous restons bloqués 10 minutes sous le tunnel. Plus rien n’avance. La route est-elle fermée ??? Non ! Au col, des échoppes sont installées : minis grills, buvettes, baraques de produits locaux, cabanes d’artisanat made in…Chut ! Ne soyons pas mauvaises langues tout de suite. Il y a des centaines de véhicules qui tentent de se garer sur des places gratuites, y compris sur le trottoir du tunnel. Un vrai capharnaüm ! Nous restons zen !!! Puis la lente descente déroule ses lacets en épingles à cheveux vers les Carpates.

Album photos. Transfagarasan. Cliquez ci-dessous :

Transfagarasan

dsc04840  Il est encore tôt. Nous décidons de visiter le Musée Astra à la périphérie de Sibiu.

Le Musée Astra de  Sibiu est une sorte d’éco-musée en plein air, le plus grand de Roumanie, qui regroupe environ 400 bâtiments selon des thèmes précis : les moulins, l’industrie traditionnelle, les fermes…Tout ceci autour d’un superbe lac. Nous avons donc un bel aperçu de l’habitat traditionnel et pouvons photographier tranquillement les maisons qui jalonnent nos routes depuis quelques jours. Les maisons sont peintes de couleurs vives, une sorte de badigeon.

Elles ont soit une galerie couverte, soit une sorte de perron couvert équipé d’un banc. La toiture en est basse pour plusieurs raisons : protection contre la chaleur, le froid, poste d’observation discret, endroit où le linge et les herbes culinaires sont mis à sécher et, enfin, en été, lieu de préparation des repas.

Le puits est présent partout y compris dans des villages-rue modernes. Souvent, nous apercevons des habitants remplir des bonbonnes d’eau au puits, y compris dans la cour des maisons récentes. Celà signifie-t-il que l’eau courante est encore un luxe ?

Proche des maisons : les greniers. En pierre ou en osier tressé selon les époques ou les provinces. Les oratoires sont aussi bien présents le long des routes.

Vers les églises se dressent des sortes de placards métalliques portant les inscriptions « vivi » et « morten ». il s’agit de « brûloirs » à cierges. La taille du cierge définit le nombre d’intentions de prières. Selon que celles-ci s’adressent aux vivants ou aux morts, le cierge est placé côté droit ou côté gauche du placard.

La visite est très instructive et nous bénéficierons d’un spectacle de chants et danses folkloriques.

L’étape du soir s’effectuera au « camping ananas » de Cisnadoara. Il est coquet et en pleine nature. Nous devrions pouvoir dormir …Soudain…çà alors !!! Des Français ! Nous tombons sur un couple de nantais en caravane. C’est si rare de trouver des Français ! Grâce à eux, nous avons désormais un site internet très utile pour trouver les étapes de nuit : www.campercontact.com.

Album photos. Musée Astra. Cliquez ci-dessous :

Musée Astra

Premières impressions.

img_2888 20 juin 2016.

Nous faisons constamment, parfois dans la même heure, le grand écart entre la fin du 18ème siècle et le début du 21ème. Ce Roumain se déplace avec une carriole à cheval, pourtant il téléphone avec un smartphone ! Les habitations comprennent toutes des cours closes. Y compris, les maisons au design contemporain ont un puits dans la cour. Elles avoisinent des masures délabrées.

Le tri sélectif n’a quasi pas cours.

Le travail des champs est peu mécanisé et s’effectue à la main. Je retrouve les fenaisons de mon enfance ! Peu de tracteurs sillonnent les prés. Ils sont anciens. Le cheval est omni-présent et constitue une aide précieuse. Le foin est mis à sécher à la verticale sur des séchoirs et les tas sont montés autour d’une structure qui rappelle celle d’un tipi ; ainsi le cœur de la meule reste aéré. Les troupeaux sont magnifiques : vaches et moutons essentiellement. Nous remarquons que les pâturages ne sont pas clos ; un berger et des chiens gardent les troupeaux. Beaucoup de chiens errent, éveillant notre méfiance.

Le réseau routier secondaire est dans un état déplorable et nécessite de la part du chauffeur une attention de chaque instant, d’autant que les conducteurs roumains sont les rois des chauffards !!!

Les Roumains sont prompts à rendre service, à donner un renseignement. La barrière de la langue est là ; pour autant , chacun se débrouille pour se faire comprendre. Les Roumains sont calmes, respectueux (sauf au volant) et quasi indifférents dès lors qu’on ne demande rien. Aucune curiosité malsaine les anime vis à vis de notre véhicule au design particulier. Nous stationnons facilement dans les villages et sur les sites touristiques sans être importunés. Pour le moment, nous n’avons aucune difficulté à trouver des places de stationnement au pied des sites touristiques. Bien sûr, la mendicité est présente, surtout dans les villes. Nous ne cédons pas aux demandes et opposons un « nicht » ferme et souriant.

Les Roumains se laissent photographier avec plaisir si nous leur demandons la permission et prennent la pose tout sourire.

Les normes de sécurité dans les sites touristiques ne répondent pas aux standards français : c’est le moins que l’on puisse dire.

Le tourisme est peu développé. Nous cherchons parfois longtemps les sites faute d’un panneau adéquat. Nous rencontrons beaucoup de Hollandais ou d’Allemands, peu de Français.

Pour les campings, pour le moment, grâce au site recommandé par le couple de Nantais (www.campercontact.com), nous trouvons chaussure à notre pied.

Côté nourriture, les viandes sont souvent fumées, comme les fromages. Nous achetons en bord de route et nous régalons. Au top : le miel et sa saveur « mille fleurs » si lointaine de celle de notre miel. Tout est aromatisé aux herbes de prés : orties, livèche, arroche et rumex.

Nous nous « acclimatons » et continuons notre périple avec moins d’a priori négatifs.

Reprenons notre périple.

Album photos. Roumanie, au fil de la route. Cliquez ci-dessous :

Au fil de la route

Sibiu. Biertan. Sighisoara. Carpates. Transylvanie.

dsc05037  20 juin 2016.

Déjà 30° à 9H. Sibiu est entourée de montagnes puisqu’elle se situe au pied des Carpates. Le centre-ville historique est réservé aux piétons. La ville a été édifiée par les Romains. Castrum Cibinum devait protéger le défilé de l’Olt des invasions. Elle fut une place importante de négoce parée de solides remparts la protégeant des attaques des Tarares et des Ottomans. La spécialité de Sibiu est le…salami ! On en trouve partout.

Notre coup de cœur : les toits avec leurs lucarnes en forme d’yeux !

Il semblerait que Vlad Tepes, le terrible Comte de Dracula, aurait empalé nombres d’habitants de Sibiu vers 1439…Est-ce l’explication des yeux sur le toit ? D’ailleurs, un des fils de Dracula est enterré ainsi… Enfin…Enterré… !?!? C’est enterrés les vampires ????

Album photos. Sibiu. Cliquez ci-dessous :

Sibiu

dsc05083 Pour notre plus grand plaisir, le Gps nous entraine, en direction de Biertan, sur une route qui ne figure pas sur notre carte à travers la campagne et les forêts. Nous traversons nombre de villages-rues. Les maisons sont peintes de diverses couleurs et leur fronton mentionne la date de leur construction. Beaucoup sont du XXéme siècle. Les femmes portent de longues jupes rouges aux motifs fleuris et des fichus de même teinte. Les charrettes attelées sont légion.

Nous découvrons les camions ruchers. Ils s’agit de camions-remorques. Les remorques abritent des ruches sur plusieurs étages, un peu comme une HLM à abeilles, dans laquelle ces dernières pénètrent par une fente de boite aux lettres. Le camion est stationné dans les prés ou les bois. L’apiculteur effectue son travail au sein de la remorque au milieu des abeilles.

Biertan, citadelle saxonne, est l’une des plus belles églises fortifiée de Transylvanie. La légende dit qu’elle est née d’une poignée de sable que la fille d’un géant a laissé tomber de sa poche. Biertan fut édifiée en 1486. Une porte nous intrigue dans l’église. Elle a été sculptée en 1515 et est dotée d’un système de verrouillage impressionnant : 19 points !!! Dans cette pièce , étaient enfermés pendant 15 jours, les couples qui souhaitaient divorcer… Système radical et résultat garanti !

Quant on vous dit que les Roumains sont indifférents…Au départ de Biertan, l’alarme du camping-car se déclenche…Et hurle à qui mieux mieux. Jean-Paul tente de l’arrêter mais elle refuse d’obtempérer pendant 5 bonnes minutes. Des Roumains sont installés aux terrasses des cafés…Personne ne s’émeut !!!

Album photos. Biertan. Cliquez ci-dessous :

Biertan

dsc05100   Sighisoara est la cité médiévale la plus évocatrice de Transylvanie et bien sûr, la cité de naissance du père de Dracula !

Sighisoara est un ancien castrum romain, colonisée par les Saxons vers 1280 et, comme toute ville marchande marchande, fortifiée. L’enceinte est pourvue de 16 tours ; chaque corporation assurait à tout de rôle la défense de la cité.

La porte d’entrée de la ville est surmontée d’un beffroi de 64 mètres de haut et d’étranges personnages ornent le clocher. Chacun représente un jour de la semaine.

Nous pénétrons à la dérobée la maison natale de Dracula et, comme le prix est exorbitant pour visiter la chambre natale, nous faisons, sous le manteau, une photo du salon. Ouh là !!! Le patron se doute de quelque chose…Il nous file le train l’air rogue ! Restons stoïques !….Il ne va pas nous empaler, ni nous sucer le sang : il fait encore jour ! Nous filons vers l’escalier couvert érigé en 1642. Composé de 173 marches il permet d’accéder à une église gothique. OUF ! Le cerbère a renoncé à nous suivre !

L’enquête sur Dracula peut se poursuivre…Avançons cependant avec prudence…

Album photos. Sighisoara. Cliquez ci-dessous :

Sighisoara