7 juillet 2023. Dunkerque.

Dunkerque, ville prospère, a été détruite à 80 % pendant la guerre de 1940. Aujourd’hui, elle est dynamique, moderne et son port est le 3ème de France !

Que de changements depuis notre 1ère visite en 1993 ! Le sablier du temps s’écoule lentement et surement !

Nous parcourons avec plaisir le port de plaisance.

Les pieuvres nous accueillent gentiment sur le chemin.

La maison des phares et balises est toujours là et veille sur la signalétique marine.

Au musée maritime, la couleur rouge du Sandettié attire le regard. Utilisé jusqu’en 1989, il signalait les bancs de sable à l’entrée du port, son phare pouvant éclairer jusqu’à 25 miles.

Le trois mâts Duchesse Anne est le plus grand voilier du pays et, désormais, il sert de bâteau-école.

Quant à l’Entreprenant, il s’agit d’une péniche qui naviguait sur les canaux du nord de la France et de la Belgique.

La tour du Leughenaer était utilisée comme point de repaire par les marins et elle est la dernière des tours du mur d’enceinte érigé au début du XVème siècle. Elle a été rehaussée en 1824 pour devenir le 1er phare de Dunkerque… Avant d’être surnommée la « tour du menteur » car les naufrageurs l’utilisaient pour envoyer de faux signaux !

L’hôtel de ville a été rebâti en 1901 dans le style Renaissance flamande. C’est de son balcon que sont lancé les 500 kg de hareng (emballés individuellement) lors du carnaval de Dunkerque.

L’église St Eloi a subi bien des avanies. Consacrée en 1450, détruite par l’armée française en 1558, elle a été reconstruite patiemment sans réussir à financer la réintégration du beffroi, miraculeusement épargné, à la nef.

Le beffroi est donc le clocher de l’église St Eloi ! Haut de 58 mètres, il a servi de tour de guet et de phare ! Une même famille en a assuré la charge pendant 6 siècles. Son carillon de 50 cloches égrène sa mélodie tous les quart d’heures !

La statue de Jean Bart trône fièrement sur la place du même nom. Jean Bart était un illustre corsaire dunkerquois qui, en 1694, s’est emparé de 130 bateaux, sauvant ainsi le royaume de la famine. En suite de quoi, il sera anobli par Louis XIV. Ses ossement reposent dans l’église St Eloi. Les analyses conduites estiment sa taille à 1,90 mètres ! Cet homme est encore la fierté des Dunkerquois.

5 et 6 juillet 2023. Bray-Dunes. France

Ce 5 juillet, nous jetons notre dévolu sur le camping municipal de Bray-Dunes qui nous offre pour 19€ un emplacement spacieux, bien délimité, avec électricité, services compris ! Quand on compare avec les 12€ de la « cage à camping-car »…Pas de regret ! Nous sommes à 100 mètres de la plage et de la mer du Nord. Pour autant, le temps menaçant ne nous incite pas à une balade. On verra demain.

Et nos bonsaïs voyageurs dans tout çà ??? Ils se portent à merveille ! Ils se sentent bien mieux que quand nous les laissons à Lyon aux excellents soins de notre voisine ou en gardiennage. Ces deux là ne sont bien qu’en vadrouille avec nous !

Ce 6 juillet, nous partons à la découverte de Bray-Dunes, une station balnéaire familiale datant du début du XXème siècle. Elle se situe au point le plus au nord de la France, presque à la frontière belge et dans un espace dunaire assez exceptionnel, baptisé les dunes de Flandre.

Le long de la plage, la pêche à pied se pratique à marée basse.

Nous nous rendons, à pied, au marché distant de 3 kilomètres. Pour rentrer, Google Maps nous fait prendre un raccourci à travers les dunes…Puis « plante » lamentablement ! Nous nous dirigeons, à l’instinct, au milieu de ces bosses et de ces creux : les pannes. Si çà continue, c’est nous qui allons être en panne !!!

Nous débouchons enfin à quelques mètres du camping sur une belle avenue.

Cette après-midi, c’est laverie et nettoyage du véhicule avant d’envisager la route du retour par Dunkerque/Lens/Cambrai…Enfin…Tout ceci n’est que du « prévisionnel » !

Belgique. Notre bilan.

Nous avons beaucoup aimé la Wallonie, si accueillante, si verdoyante, si respectueuse. Nous avons moins apprécié la Flandre qui part son fonctionnement nous rappelle trop les Pays-Bas. Clairement, nous avons ressenti que le camping-cariste n’est tout à fait le bienvenu que s’il va au camping et nulle part ailleurs !

Le camping sauvage est facile en Wallonie, difficile en Flandre.

Attention aux zones à faible émission (LEZ). La verbalisation s’opère par voie électronique donc ne tentez pas de rentrer dans ces zones en pensant échapper au PV. Il faut s’enregistrer en amont de sa venue sur un site particulier. Pour Bruxelles, l’enregistrement doit avoir lieu au moins 96 jours avant la date de séjour prévue et il faut attendre la dérogation camping-car ! Pour les autres villes, un ticket journalier au prix de 35€ par jour est vendu en ligne.

Mieux vaut donc stationner en périphérie et prendre les transports publics, très bien organisés et à fréquence rapprochée.

Côté prix : identiques à la France dans l’ensemble. Le panier s’équilibre.

Nous retournerons avec plaisir en Wallonie. La meilleure bière bue est la Maredsous.
Il est peu probable que nous retournions en Flandre.

5 juillet 2023. Gand. Belgique

Après une nuit où le vent a soufflé en rafale, où des branches, heureusement plutôt petites, sont tombées sur le camping-car, le temps se calme soudain. Voilà qui sera parfait pour la visite de la jolie ville de Gand.

Pour remplir 50 litres d’eau dans notre réservoir, nous nous acquittons de la somme de 0,50 cts au monnayeur de l’aire de Brasschaat. L’eau coule à un débit raisonnable et s’arrête au bout de quelques minutes. 20 litres à peine nous ont été délivrés !!! Encore une fois !!! Et bien sûr, aucun numéro de téléphone a appeler pour signaler ce dysfonctionnement !!!

Nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur et partons pour l’aire de Gentbrugge, proche de Gand et du tram permettant de rejoindre cette ville.

A notre arrivée, voilà ce que nous trouvons : une cage à camping-cars ! Chaque véhicule est stationné, dans son emplacement matérialisé au sol, à à peine 90 cm du voisin ! C’est le minimum pour ouvrir la porte de la cellule mais vous ne pouvez pas ouvrir vos fenêtres en projection car le « voisin » ne peut plus accéder à son véhicule. La preuve en image avec le véhicule derrière l’arbre et l’Hymer !

Admirez aussi le grillage surmonté du fil de fer barbelé !!! Et tout ceci pour la modique somme de 12€, avec électricité quand même, auquel vous aurez l’obligeance de rajouter 1€ pour 50 litres d’eau !

Là…Trop c’est trop ! Nous refusons la cage à camping-cars et nous poursuivons notre route pour la France. Tant pis pour Gand ! Pour nous, il est inconcevable de payer pour ce type d’équipement méprisant qui s’apparente à une prison ! Il ne manque que le mirador. Clairement nous boycottons ! Et nous boycotterons toujours dès lors qu’on se moque de nous ! A chacun ses choix ! Ce type d’endroit n’est clairement pas le notre.

Tout au long de nos voyages, il y a eu des stationnements difficiles, bruyants ou peu reluisants mais, jamais, au grand jamais, une cage payante surmontée de barbelés !

Cette affirmation vaut bien un boycott de Gand !!!

4 juillet 2023. Anvers. Belgique.

Miffy, ce matin, fait grise mine. Les côtés de sa coiffe pendent lamentablement. « J’ai peur. Je ne suis jamais sortie de mon pays. Là, on a dormi la nuit vers un grand bois, à l’étranger…C’est quo cette vie ??? »

Aussitôt, les baroudeurs, Sam, Edwige, St Ex, Mégevand, Lans et GR20 tiennent un conciliabule. « Elle est pétocharde la nouvelle ! Va falloir qu’elle s’y fasse ! Chez Routes en Exsis, on ne va pas dans les hébergements de luxe. Pas plus de 20€ la nuitée ! Et encore… Faut que les prestations soient à la hauteur ! Allez, on va la briefer ! »

Nous laissons là nos baroudeurs, traversons le grand parc proche de l’aire et rejoignons le bus 640 qui nous conduit pour 2,50€ chacun en plein centre d’Anvers !
Au XVIème et XVIIème siècle, Anvers régnait sur le commerce de l’Europe du Nord. Il n’est donc pas étonnant de voir Mercure, le dieu du commerce et des voyageurs, trôner sur le pignon des riches demeures.

Le chameau sur le toit, près de la gare centrale, indique aisément l’entrée du plus ancien zoo du monde (1843).

La gare centrale a été construite entre 1895 et 1905 dans un style néo-baroque. Elle est considérée comme l’une des plus belles gares du monde.

Tout proche aussi, le quartier des diamantaires aux vitrines scintillantes offrant aux regards de belles pièces de joaillerie comme des objets plus clinquants, plus tape à l’oeil et de mauvais goût.

Le Meir représente les « ramblas » de la ville : c’est l’une des plus grandes artères commerçantes de la Belgique. Nous admirons les façades des maisons et monuments ainsi que les ornements des toits.

La capricieuse déesse de la foudre, Elwynn, surveille la rue, prête à lâcher ses éclairs.

Une chose nous intrigue. Nous observons à l’angle de plusieurs rues des statues de la vierge. Selon notre guide papier, les rues dont l’angle était orné de la vierge étaient exemptées des taxes perçues pour l’éclairage.

Proche de la place du marché, un marchand veille aux affaires. Seront-elles juteuses aujourd’hui ?

Grote Markt est entourée par les maisons Renaissance des guildes, ces «corporations » par métier.

Tandis que le chat guette sur le toit…

…Un enfant et son chien dort sur la place. Leur histoire est très triste. L’enfant et le chien venaient tous les soir se réfugier et dormir dans la cathédrale. Malheureusement, à force de privations, ils y ont tous les deux été trouvés morts.

L’hôtel de ville est lui aussi de style renaissance. La statue de la vierge a détrôné celle de Brabo, le héro de la ville. Au dessous, la Justice n’a pas les yeux bandés et est accompagnée de la Prudence.

La cathédrale est la plus grande église gothique des Pays-Bas et sa construction a duré près de 2 siècles (1352-1521). Le prix d’entrée en est prohibitif et nous passons notre chemin.

Nous préférons rendre hommage aux travailleurs en admirant une œuvre en bronze qui leur est dédiée.

Le puits est une véritable dentelle de fer forgé.

Dans une rue adjacante, les immeubles récents respectent le style des plus anciens.

Le château de Steen aurait été construit au IXème siècle et il faisait office de prison avant de devenir militaire et de défendre l’estuaire de l’Escaut.

La vleeshuis ou maison des bouchers a été occupée par la guilde de 1503 à 1795. Le mélange de briques et de pierres représente des couches de lard. Son but était hygiénique : empêcher que le quartier continue d’être imbibé par le sang des bêtes tuées.

Prenons des forces pour le retour et dégustons une bonne gaufre !

Pays-Bas. Notre bilan.

Les Pays-Bas sont à visiter au moins une fois pour la beauté de leurs paysages, découvrir les polders et pratiquer le vélo en toute sécurité grâce aux importantes pistes cyclables en site propre.

Le réseau routier est en très bon état et les nombreuses autoroutes sont gratuites.

Le coût de la vie est plus élevé qu’en France, excepté pour le gas-oil que nous avons payé entre 1,40€ et 1,70€. Dans les magasins, les prix sont affichés aux 500 grammes. Pas d’affichage de prix en vitrine. Nous avons vraiment cherché les grandes surfaces car très peu indiquées par des panneaux !

La fermeture du dimanche est plutôt bien respectée dans les commerces alimentaires.

La CB n’est pas acceptée partout ou ne fonctionne pas partout. Ayez toujours suffisamment de liquide.

Posez des questions pour éviter les « petites arnaques ».

Certains Néerlandais parlent un peu français. L’anglais a été utilisé pour tous les échanges.

Nous n’avons ressenti aucune insécurité mais nous avons été prudents dans certains quartiers d’Amsterdam.

Les transports en commun sont bien développés et à fréquence rapprochée. Il est possible de payer son ticket de bus à bord avec sa CB.

Attention : il faut composter en entrant dans le moyen de transport (bus, train, tram) et composter en sortant au risque de payer un prix calqué sur l’intégralité de la ligne au lieu de quelques arrêts.

Côté camping-cars : Camping sauvage interdit et verbalisation possible du campeur sauvage ! Il est cependant possible d’en faire un tout petit peu grâce à l’application Park4night.
Les aires sont chères mais moins que les campings. Ce sont souvent des parkings, partagés ou non avec les voitures, avec un poste pour les services, souvent payant eux aussi. Ayez toujours des pièces de 1€ ou de 0,50 cts pour les services. L’eau s’achète au litre environ 1€ les 50 litres. Attention : les automates sont souvent récalcitrants et ne délivrent pas la totalité de la prestation.
Comptez en moyenne un minimum d’environ 20€ par nuit pour un camping-car, 2 personnes, sans électricité…Et encore, il faut bien chercher ces endroits.

Même si nous avons aimé certains lieux, nous ne reviendrons pas aux Pays-Bas tant nous sommes déçus des infrastructures pour camping-car. Par ailleurs, nous avons fini par trouver le paysage trop monotone.

3 Juillet 2023. Barrage sur l’Escaut Oriental. Pays-Bas.

Dès 8 heures ce matin, nous sommes cernés par une horde de jardiniers armés de roto-fils vrombissants. Ils ont choisi de tailler toutes les herbes du parking et bien sûr…Leur tâche commence par la partie « camping-car » ! Il était pourtant plus simple et plus efficace d’attaquer le côté « voiture » en 1er, histoire qu’on ait tous le temps de plier bagage et faire les services sans risque de projection.

Pour rejoindre Anvers, nous choisissons d’emprunter la N 57 pour emprunter le barrage de l’Escaut oriental. En fait, il s’agit d’un ensemble de 4 barrages dont 2 avec écluses. Ils ont pour rôle de protéger les villes et villages du delta des raz-de marée et courants trop violents qui détruisent les digues. Nous sommes à -5 mètres en dessous-de la mer !

Décidée en 1058, la construction du « Plan Delta » s’achèvera près de 40 ans après avec la construction du barrage anti-tempête de Nieuwe Waterweg.

Le barrage de l’Escaut Oriental, long de 3 kms, est constitué de 65 piliers, entre lesquels peuvent coulisser 62 vannes d’acier. La hauteur d’un pilier est de 30 à 38 mètres et son poids peut atteindre 18 000 tonnes. Les vannes ont une largeur de 40 mètres et une hauteur variant entre 6 et 12 mètres.

Ici, l’air est vif et vivifiant, un brin iodé, le vent fréquent comme en attestent les nombreuses éoliennes.

On aurait bien aimé passer la nuit ici mais, le panneau d’interdiction est bien présent hélas.

Nous nous arrêtons finalement sur l’aire de Brasschaat, à quelques kilomètres au nord d’Anvers, que nous rejoindrons demain en bus.

2 juillet 2023. Rotterdam. Pays-Bas

En gare de Gouda…çà commence bien ! Un gnome grimaçant, pipe au bec, nous surveille dès le portail franchi…Voilà qui augure bizarrement de notre dernière vraie journée aux Pays-Bas.

L’innovation est le maitre-mot à Rotterdam comme en atteste son architecture unique et son design urbain.
Autrefois simple village de pêcheurs, puis cité portuaire majeure au XVIème siècle, Rotterdam a été détruite par les bombes allemandes le 14 mai 1940. L’élan architectural né de la reconstruction après-guerre n’est jamais retombé depuis et les grattes-ciels et les édifices audacieux donnent à cette ville une ambiance dynamique et moderne, assez unique aux Pays-Bas.

Dès l’arrivée, la gare de Centraalstation donne le ton avec sa toiture de métal élancée.

Milleniumtoren, construite en 2 000, est une tour de verre de 131 mètres qui abrite un hôtel de luxe et des bureaux.

Voici la maison style Piet Mondrian !

L’Hôtel de ville, construit entre 1914 et 1920 a été épargné par les bombardements. Son beffroi abrite un carillon de 63 cloches, qui compte parmi les plus gros de ce type en Europe.

Beursplein, ou l’esplanade de la bourse a été bâtie entre 1936 et 1940. Elle abrite le Worl Trade Center, une tour elliptique de 23 étages construite en 1986.

L’église St Laurens compte parmi les plus vieux édifices. Elle a été édifiée en 1646. Par contre, son portail de bronze date de 1968.

Le Markthal (Halle du marché) interroge par son étonnante silhouette ; cette halle ressemble à un tunnel. L’arche géante lance sa voûte à 39 mètres de haut ! Elle est tapissée de 4 000 panneaux photographiques sur une surface de 11 000 m2.

Etrange photo…Il n’y a aucune statue de chevalier moyen-âgeux à proximité donc…Aucune possibilité d’en avoir un sur la photo ! Normalement ! Là c’est étrange …Vous le voyez : juste sur l’ouverture du fond ? Une manifestation paranormale…?!?!

Tout à côté, un bâtiment s’inspire de Beaubourg avec ces tuyaux énormes…

…Et cette tour ne déparerait pas au Japon.

J’étais très impatiente de découvrir les maison-cubes et je n’ai pas été déçue ! Construites entre 1978 et 1984, elles reposent sur un angle enfoncé dans un pilier renfermant l’escalier d’accès.

L’intérieur, sur 3 étages, et adapté à un couple plus un enfant, est garni d’un mobilier adapté aux murs obliques percés de fenêtres tournées tantôt vers le sol tantôt vers le ciel.

J’aimerais trop habiter une maison comme çà ! Mais pas Jean-Paul : les escaliers trop raides lui déplaisent. Pour nous mettre d’accord…A chacun sa brouette de tulipes !

Le vieux-port a été construit en 1325 et d’anciens navires y sont à l’anneau. La maison de l’écluse est bien belle. Le bassin de radoub est installé à côté de sa cour.

Erasmus, le prince des humanistes, est bien présent à Rotterdam. Il est né à Rotterdam en 1469 et a vécu à Gouda, avant de devenir un infatigable voyageur. Cependant, sa philosophie ne s’imposa qu’au 18ème siècle. L’université de Rotterdam et un élégant pont portent son nom.

De nombreux grafs ornent Rotterdam.

Remarquez comme la cascade « coule » dans le prolongement de la façade de l’immeuble comme si l’une répondait à l’autre !

En arrivant à la gare par une galerie couverte, je lève les yeux…Encore, une déesse observe au loin ! Décidément…Que nous réserve la suite du périple ?

1 juillet 2023. Gouda. Pays-Bas.

Après notre rencontre avec la dame en chocolat sur son gouda…

…et un clin d’oeil au monsieur sur le toit qui nous surveille…

…nous partons, sous la pluie, à la découverte de Gouda, qui se prétend capitale mondiale du fromage et l’affiche !

Sur ce point, nous émettons les plus grandes réserves ! Décliner un seul fromage à l’infini en l’aromatisant ne fait pas d’un pays « l’autre pays du fromage » et d’une ville « la capitale mondiale du fromage ».

Les fromageries sont cependant légion et toutes plus belles les unes que les autres.

Pour le moment, nous sommes admiratifs de la boutique Lego ! Et il y a de quoi !

Vient ensuite le tour du marché hebdomadaire, bien achalandé et tentant !

L’office du tourisme est installé dans l’ancien poids et conserve les balances. Au Moyen-Age, ces poids étaient utilisés comme détecteurs de sorcières. La femme suspectée de sorcellerie était pesée. Si elle était légère, c’est sûr ! Elle était une sorcière ! En effet, comment voulez-vous qu’une femme bien en chair vole sur un balai ???

L’Hôtel de ville date de 1450 et dresse fièrement sa silhouette gothique. Sur le côté le carillon s’anime aux heures pleines et demi-heures. Aujourd’hui, un concert de carillon se déroulera plusieurs fois dans la journée. Il est très agréable à écouter.

Malheureusement, nous ne pourrons pas visiter Sint Janskerk et ses réputés vitraux. Aujourd’hui, il y a un mariage et demain c’est fermé car dédié au culte. Tant pis ! Nous continuons notre découverte du coeur de ville.

Demain, nous rejoindrons Rotterdam en train.

30 juin 2023. Aalsmeer. Delft. Pays-Bas

Aalsmeer.

Lever aux aurores ce matin ! Il ne s’agit pas de trainer si nous voulons profiter du plus grand marché aux fleurs du monde : Royal Flora Holland. Il faut être sur site à 7 heures, au plus tard 7 heures 30 car le moment le plus intense se situe entre 7 heures et 8 heures.

Ici, chaque matin, dès 4 heures, 46 millions de fleurs du monde entier, soit 23 000 plantes et fleurs différentes, arrivent pour être vendues aux enchères et repartir dans la matinée quelque part dans le monde entier. Le chiffre d’affaire journalier est de 22 millions d’euros, soit 5,6 milliards de chiffre d’affaire annuel !

Ici, tout est senteur, couleur mais aussi bruit.

Le ballet des chariots est incessant, tantôt ceux-ci sont automatisés, tantôt conduits par un humain. Tout va à une vitesse folle, dans tous les sens, mais avec une logique que seuls les 2 700 employés comprennent.

Le marché comme si vous y étiez !

Le site couvre 1 732 769 m2, soit 250 terrains de football et nous découvrons son immensité depuis le toit terrasse sur lequel nous sommes garés.

Puis, d’un coup, l’agitation cesse. Les chariots sont vides et les commandes expédiées. Il est temps pour nous de rejoindre Delft.

Delft.

Delft est si calme avec ses tilleuls ombrageant de paisibles canaux qu’elle incite à la contemplation.

Le Vermeer centrum, installé dans l’ancien siège de la guilde de St Luc, est une centre d’interprétation de l’oeuvre de Vermeer et propose une découverte du génie créatif de ce peintre réputé.

Nous découvrons ses œuvres majeures…

…comment il a créé ses effets de lumière et surtout le peu de couleurs qui composaient sa palette. Elles étaient réalisées à partir de pigments végétaux et minéraux qu’il confectionnait lui-même.

Son œuvre majeure, la jeune fille à la perle, se décline à l’envi.

La halle aux viandes et ses bœufs en façade ne réussit pas à distraire…

…la laitière derrière sa fenêtre.

Le poids public présente un fronton explicite.

L’hôtel de ville en impose sur la grand-place.

Quant au célèbre bleu de Delft, inventé au XVIIème siècle par copie des porcelaines chinoises, il orne plus d’un objet.

Pendant que le mille-patte coiffé d’un haut de forme lit….

…nous rejoignons le camperpark de Gouda, qui n’est qu’un parking partagé avec les voitures proposant les services et l’emplacement pour 8€ la journée. Vu les prix pratiqués aux Pays-bas, nous sommes preneurs.