1 juillet 2024. Troyan. Veliko Tarnovo.

Ah… Quelle nuit fraiche et revigorante ! 19° à l’intérieur du véhicule et 13 à l’extérieur ! Nos batteries sont rechargées pour affronter une nouvelle journée de chaleur étouffante.

Avant de partir, nous avons le plaisir d’échanger quelques mots, grâce à Google Translate, avec un Bulgare qui nous souhaite la bienvenue et nous conseille quelques sites à visiter. Nous avons toujours un réel plaisir à échanger avec les gens, même si la barrière de la langue reste un frein. Heureusement que les traducteurs en ligne nous aident.

Il nous explique que le monument mesure 34 mètres de haut et a été construit en mémoire de la révolution de 1878 et de la libération de 1944. C’est pour cela qu’il porte les deux dates. J’avoue n’avoir pas retenu les noms des héros statufiés.

Troyan abrite un joli monastère, le 3ème plus grand de Bulgarie et l’un des plus ancien (1600).

La cour est entourée des belles galeries de bois, dont une partie est ornée d’une représentation de saints, peints par Zachary Zograf, lui même représenté le pinceau à la main.

Une fontaine permet d’étancher sa soif.

Elle est sous la protection divine.

Comble du raffinement, l’eau de source sort d’un joli robinet.

Tout à côté, la tour cache de belles mosaïques…

….ainsi que des fresques !

Juste en face, l’église bien sûr n’est pas en reste !

Une peinture, on ne plus explicite, avertit le pécheur de ce qui attend  !

Allons vite nous recueillir devant l’icône miraculeuse de la vierge à 3 mains pour échapper à un funeste sort !

Et, en sortant par le porche principal, n’oublions pas de lever les yeux vers la croix scintillante dont les étranges yeux nous surveillent !!!

Nous étions un lundi, jour de gratuité des visites de certains édifices. Malgré cela, il n’y avait ps foule pour admirer ce joyau et gouter au calme et à la sérénité des lieux.

Veliko Tarnovo se niche dans les méandres de la rivière Yantra. La vallée est très encaissée et la ville…abrupte, comme accrochée à flanc de colline.

Sous une chaleur écrasante, nous partons à la découverte de ce nid d’aigle qui fut la capitale du second royaume bulgare entre 1185 et 1393.

Depuis quelques jours, nous avons un « bruit » dans le système de freinage de l’Exsis. Vu la configuration du site…Le phénomène s’aggrave.

Comme en réponse à notre souci, dans la vieille ville, un singe se moque de nous !

En contre-partie, dans la rue principale, de sympathiques statues de bois, grandeurs nature, nous sourient et nous invitent à une halte reposante.

Ici, les maisons sont étroites, tout en hauteur, comme pour compenser la déclivité de la colline.

Il fait bien trop chaud pour « escalader » la colline forteresse du Tsardevets ; nous programmons cette visite pour le lendemain tôt le matin et rejoignons un camping tout proche.

Jean-Paul décide d’analyser le « bruit » et ausculte le système de freinage. Le verdict tombe : les plaquettes sont hors d’usage et doivent être changées ! Allons-nous trouver un garage susceptible d’opérer la réparation sans trop d’attente ????

30 juin 2024. Hissarya. Koprivchtitsa. Col de Troyan.

Après avoir bien profité du camping Rose Valley et de son cadre bucolique, nous reprenons notre route, non sans visiter l’église « privative »  du camping.
Elle semble toute neuve.

Elle est ornée de fresques soignées aux couleurs riches et éclatantes…

…dont l’une représente le propriétaire et toute sa famille ! Etonnant !

Par la route de la vallée des roses nous nous dirigeons vers Hissarya, ville d’eau. Tout autour de nous, les champs ne sont que buissons de roses. Elles ont été récoltées il y a un mois déjà et nous ne trouvons plus que les feuilles : quel dommage !

La Bulgarie est le 1er exportateur mondial d’essence de roses. La rosa damascena est la seule cultivée dans la vallée. De nombreux produits à base de roses sont proposés à la vente : lisez bien les étiquettes et sentez pour éviter les contre-façons ! Nous avons vraiment trouvé du naturel et du chimique !

Hissarya était la 3ème plus importante cité thrace, à cause notamment des vertus curatives de ses 20 sources thermales.

Elle était protégée par de puissantes fortifications…

Percées de 4 portes …

dont la porte dite des chameaux en rapport à sa silhouette.

Comme toutes les villes thermales, Hissarya possède un beau palais des eaux …

Où les habitants se servent gratuitement à la fontaine en marbre.

Un parc très arboré et agrémenté de statues…

…conduit le promeneur aux ruines des thermes romains…

…et à une source bien abritée sous un petit pavillon.

Certains font vraiment de grandes réserves de cette eau, tiède et soufrée, à voir la quantité de bidons et le diable pour les transporter !

D’ailleurs, vous pouvez acheter des packs de bidons si le cœur vous en dit !

Après une route en pleine forêt et de belles montées, Koptivchtitsa nous dévoile ses charmes.

Les maisons sont colorées ou plus simples, avec une base de ciment et l’étage en bois :


Au terme d’une rude montée, dont les pavés n’épargnent pas les pieds…

…l’église de l’assomption de la Sainte Vierge nous accueille.


Bâtie en 1817, comme en atteste la pierre à l’angle du mur,…

…elle contient des icônes du peintre Zachary Zograf.

En redescendant, le portail de la maison Nentcho Oslekov. Discrètement, nous admirons ses colonnes en cèdre du Liban et les belles fresques de la façade de l’école de Samokov datant du XIXème siècle. Le propriétaire, révolutionnaire, a été arrêté et est mort à Plovdiv.

Sur le pont Kaloutchev, les Turcs ont essuyé les 1ers coups de feu des insurgés en 1876 ! C’est ici qu’a été tiré le premier coup de feu de cette révolution célébrée encore aujourd’hui dans toute la Bulgarie !

Koprivchtitsa est la ville natale de chefs de la révolution nationale ( Todor Kablechkov, Gueorgui Benkovski…) et de sympathisants comme le poète Dimtcho Debelyanov ou l’écrivain Lyouben Karavelov.

Nous établissons notre bivouac de nuit dans la fraicheur du col de Troyan à 1520 mètres d’altitude, au sommet de l’échine des Balkans et au pied du monument célébrant la libération et les révolutionnaires de 1878.

27 et 28 juin 2024. Ardino. Perpérikon. Beli Plast. Kazanlak.

Tôt le matin, nous quittons Plovdiv. Un des employés du Glamping Alliance m’a confirmé que toute l’eau sur le site n’était pas potable. Un comble vu le prix payé !!! Comme à l’accoutumée, nous ferons le plein à une fontaine publique avec un bidon.

Ardino nous attire pour le site d’Orlovi Skali. Les Thraces ont sculpté, dans une falaise, 97 niches trapézoïdales !

Etait-ce des tombeaux ? Des cases dédiés à un culte ? Rien n’est clair à ce sujet !
La falaise est accessible grâce à un joli sentier.

En tout cas, le site se mérite ! La route d’accès à Ardino est très mauvaise et les panneaux indicateurs de la falaise quasi effacés. De plus, les deux derniers kilomètres se font une voie unique très étroite, rendant tout croisement impossible ! Le site de retournement n’est pas lieux ! Heureusement, notre Exsis avec ses 5,45 mètres de long se faufile de partout !

Au moment de repartir, alors que je suis debout devant l’Exsis porte ouverte, le préposé me fait un grand signe et m’enjoint, par gestes, à fermer ma porte et me mettre en retrait. Sur le coup, je pense qu’il utilise le geste à défaut de l’anglais. Quand…Soudain..Une voiture débouche à vive allure, manœuvre et repart tout aussi vite ! J’ai un déclic : Le préposé a « senti » venir cette voiture et, en fait, il est muet ! D’où son peu de communication orale depuis notre arrivée !

Notre route défile à travers des collines crayeuses toutes en tons de blancs et de roses. Quel régal pour les yeux !

Nous rejoignons ensuite la grande plaine céréalière pour enfin nous élever en direction de Perpérikon. La Bulgarie est en effet très vallonnée et nous ne faisons que monter et descendre !

A Perpérikon, nous sommes très bien accueillis sur le site par une dame qui nous donne moultes explications dans un sabir de français et d’anglais. Nous payons le parking et lui indiquons que nous ferons la visite de ce grand site demain vu la chaleur élevée. Aucun souci !

Les chiens ont, eux aussi, été des gardiens très consciencieux et très zélés ! Ils ont patrouillé autour du véhicule et jappé autant que de besoin une partie de la nuit ! La police a elle aussi opéré deux rondes.

En ce matin du 28 juin 2024, dès l’ouverture, Perpérikon se mérite … à la force des mollets ! Par une courte mais très rude montée, nous voici dans la citée aménagée en un lieu de culte dès le Vème et IVème siècle avant JC. Bien nous en a prix de chausser des sandales à semelle épaisse !

Ce n’est qu’à l’age de bronze que Perpérikon joue un rôle majeur puisque, d’après certains archéologues, il est le siège du tout puissant orale de Dionisos. Ce dieu était célébré par des offrandes de vins et des sacrifices.
Nous trouvons des tombes,…

…des niches,…

….des temples et églises, preuve d’une succession et diversité de cultes dans cette cité,…

… Ainsi que les traces d’une grande cité au sommet de l’acropole.

D’après Suetone, un historien de l’Antiquité, Perpérikon aurait été le lieu de prédictions fabuleuses. Une femme, qui lisait l’avenir en jetant du vin sur un feu, aurait même prédit qu’Alexandre le Grand allait conquérir un empire !

En tout cas, nous avons passé plus d’une heure sur ce site majeur qui vaut à lui seul le déplacement en Bulgarie.

La personne qui nous a accueilli hier nous a conseillé de rejoindre Kazanlac par la route de Beli Plast afin d’admirer des rochers étonnants. Nous suivons ses conseils. En cours de route, une manifestation d’oies nous obligera à un arrêt forcé.

Puis des cigognes au pré nous feront signe ! Elles sont très nombreuses en Bulgarie et leur nid très protégés par les habitants.

Nous voici devant des rochers « champignons » ou « brocolis » comme vous voudrez ! Mais quelle beauté !

Kazanlak est la capitale de la rose bulgare. Nous sommes arrivés bien trop tard pour participer au festival qui s’est tenu cette année du 1 au 3 juin. Pas grave ! Il y a d’autres choses à voir.

Nous visitons le tombeau thrace, ou plutôt sa reconstitution, classé par l’Unesco. Il a été découvert, par hasard, en 1944, à l’occasion du creusement de tranchées militaires !

Certes, les fresques de la chambre funéraire sont remarquables…

…et les frises du tunnel d’accès aussi…

…mais nous restons sur notre faim. Nous nous attendions à plus spectaculaire. Seules 4 personnes à la fois tiennent dans la salle du tombeau : c’est donc tout petit.

Tant pis ! Suivons ces kiosques boutiques et dirigeons nous vers le musée de la rose.

Le musée, très moderne, embaume la rose. Il est très bien climatisé ce qui ne gache rien avec la chaleur extérieure. La production de la rosa damascena s’est développée à Kazanlak dès la fin du XVIIème siècle pour la parfumerie européenne.
En attestent, les plaques et les coffres dédiés à l’expédition des précieuses huiles et essences de rose !

Des contenants typiques, en forme de gourde, en aluminium, recouverts de tissus ou pas, de 500 ml à plus de 100 litres ont été inventés.

Quant aux élégantes, elles avaient le choix entre de multiples petits flacons, très ornementés et bien souvent à l’effigie de la rose, en bois, porcelaine, verre ou métal.

D’élégants kiosques, un peu kitch mais transportables, ancêtres des « corners », permettaient la vente n’importe où.

Une halte sur le joli banc-livre s’imposait avant de rejoindre…

…le camping Rose Valley et son magnifique parc.

Chemin faisant, le transporteur de meuble à vélo nous a salué sans rien lâcher de son chargement !

25 et 26 juin 2024. Zabardo. Plovdiv.

Nous reprenons notre route tôt le matin à travers les montagnes des Rhodopes couvertes de vastes pinèdes. Rhodope était un dieu thrace et il devait être à la fois bien sauvage et amoureux de la faune et de la flore. Nous sommes en effet dans les contrées les plus sauvages de Bulgarie. Elles abritent plus de 300 espèces d’oiseaux, des ours bruns, des chèvres sauvages, des loups et des renards mais aussi des fleurs sauvages telles la violette, la tulipe ou la silivriak, qui serait née du sang d’Orphée mis en pièces par des Bacchantes en furie.

Pour rejoindre Zabardo et ses « ponts merveilleux » (choudnite most) la route est très très mauvaise : étroite, avec des lacets serrés et trouée comme un gruyère ! La conduite requière toute notre attention pour éviter ses satanés fondrières ! L’enfer durera 13 kms pour la montée et…AUTANT pour la descente !

Le site, habituellement très fréquenté, est aujourd’hui presque désert. Quelques Bulgares nous accueillent tentant de vendre un objet de leur minuscule échoppe, le tout dans la bonne humeur. Nous préférons le calme de la petite maison dans la prairie.

Les formations rocheuses auraient été provoquées par un tremblement de terre et forme de véritables arches.

L’Indien, figé dans la pierre, me murmure à l’oreille que ce n’est ni un tremblement de terre, ni la rivière qui coule sous ces ponts naturels, mais bien lui et sa magie qui ont créé ces merveilles !

J’en ris ! Mal m’en a pris !!! …Paf ! Je me casse la figure en beauté dans la descente d’un bloc de granit ! Le genou part de son coté et la cheville de l’autre !!! L’indien s’est vengé !
Nous quittons les montagnes des Rhodopes pour la plaine de Thrace, immense et monotone, couverte de champs de céréales pour visiter Plovdiv, une ville aussi vieille que Rome ou Athènes.

Mais avant, il faut réussir à entrer sur l’aire de Glamping Alliance. Tout se fait par QR Code ! Il n’y a aucun employé sur le site. Il nous faudra ¾ d’heures, et pas mal de rouspétances, pour vaincre les algorythmes et obtenir le précieux sésame ! Entre le plantage du smartphone avec lequel j’avais scanné le 1er QR code, la poursuite de l’enregistrement sur la tablette en partage de connexion, le plantage plusieurs fois de leur site, la demande des numéros de passeport (leur système ne reconnaît pas la carte d’identité!), l’oubli de souscription d’une prestation et l’impossibilité de rectifier, l’appel de la « hotline » qui ne parle QUE Bulgare et me raccroche au nez, le téléchargement d’un nouveau QR envoyé sur mon mail et, s’il vous plait, chacun son QR …. Franchement, il y a de quoi regretter les humains !!!
Enfin nous voici dans la place !

Cet après-midi : relâche !!! De toute façon, il fait plus de 40° à l’ombre…

26 juin 2024 : A nous Plovdiv ! Et bien chaussés s’il vous plait ! Les rues de la vieille ville grimpent raide et sont couvertes de grosses pierres !

Cette ville s’étire sur 7 collines ! Fondée par les Thraces dès 5 000 av JC, elle a été étendue par Philipe II de Macédoine en 342 av JC. Elle s’appelle alors Philippopolis.

En 46, les Romains la dote de rues, de tours, d’acqueducs…

Au milieu du IIIème siècle, les Goths la pillent et la détruisent. En 447, les Huns en font tout autant !

Le passé de Plovdiv, bien que tourmenté, reste rayonnant et souligné par de magnifiques vestiges.
A commencer par les ruines de l’Agora et de l’Odéon.

En face, le musée de l’ancienne basilique épiscopale de Philippopolis présente une cour pavée avec un bassin.

Elle abrite une mosaïque de près de 2 000m2, trouvée sur le site ! Ses façades en verre reflètent l’église catholique de San Lyudvig…


A cette vue, la maison toute proche en rougit de plaisir !

Grimpons à l’assaut de la vieille ville aux maisons si bien rénovées ! Les pieds et les mollets sont à rude épreuve ! Mais, l’effort est récompensé !

Presque en haut de la vieille ville, la maison Lamartine, typiquement plovdivienne. Lamartine y a séjourné 3 jours en juillet 1833 lors de son retour d’Orient et il en parle dans son ouvrage : « Voyage en Orient »

Attention ! Encore un génie …Depuis mes déboires avec l’Indien hier…Méfiance !

Sympa, il nous invite juste de nous hydrater à la fontaine du paon et à admirer une belle mosaïque !

Décidément ! Quelle magie opère dans ce quartier ??? L’horloge s’est trompée d’heure !

Quant à la fresque des « temps modernes », c’est elle qui est insolite au milieu de toutes les vieilles demeures !

Nous débouchons enfin sur la place Djoumaia, pour le plus grand bonheur de nos pieds ! Enfin des trottoirs et rues dignes de ce nom !

Le stade romain a été bien mis en valeur puisqu’on peut y pénétrer par l’ancienne entrée des sportifs afin de se régaler à la terrasse des restaurants installés dans l’arène.

Dans la rue Alexandar Ier, les maisons sont très colorées parfois flambant neuves ou presque…

…et parfois en piteux état, malgré leur splendeur !

Attention à Milyo qui nous écoute avec ses grandes oreilles ! Blagueur et imitateur il pourrait bien se moquer de nous !

Allons plutôt boire de l’eau bien fraiche à la belle fontaine…

…Sous l’oeil de Mercure, soudain dédoublé…

…pendant qu’Atlas porte le monde en haut d’une terrasse !

Dans le parc Tsar Siméon, la danseuse entame un pas de deux…

…Alors que les mouettes profitent du bassin de la si bien nommée « fontaine qui chante ».

24 juin 2024. Kovatchevitsa. Trigrad. Stoykite.

Quelle nuit agréable ! Quelle fraicheur réparatrice ! Au coucher du soleil, nous avons même pu admirer le vol de lucioles !

Kovatchevitsa est un village de montagne, perché à 1100 mètres d’altitude, au bout d’une route en cul de sac.

Vieilles de plus de 200 ans, en pierres taillées et couvertes de lauzes, ses maisons sont accrochées fièrement à la colline, regardant la vallée de toute leur élégance.

L’église saint Nikola date de 1848…

.. mais la plupart des icônes sont du XVIème siècle.

Un énorme poêle trône fièrement, signe de la rudesse des hivers.

Dans la vallée, nous visitons les ruines de la cité Nicopolis ad Istrum, mises à jour en 1871.

Créée en 106 par l’Empereur Trajan après sa victoire contre les Dacès, elle présente un plan carré où l’on distingue des tours et des remparts,…

…la place centrale…

…et des maisons.

Détruite par les Slaves au VIème siècle, elle a connu une période de repeuplement au IXème siècle avant de tomber dans l’oubli. Vu l’état du site, Nicopolis est toujours aussi oubliée hélas !

Quittons le massif du Pirin pour celui des Rhodopes. Une charrette va bon train devant nous sur la route principale.

La route n’est que lacets qui grimpent à qui mieux mieux à flanc de montagne. Certaines pentes, pourtant en pleine ville, sont à plus de 12% ! Notre Exsis monte vaillamment ; nous prenons le temps …
Parfois, nous sommes en pleine forêt, parfois dans des gorges karstiques, exploitées par l’homme.

Les ouvriers cassent les blocs avec des outils rudimentaires, sous des cabanons recouverts de bâches en plastiques.

Ils réalisent de belles palettes qui seront ensuite transportées par camions.

A une fontaine de bord de route, Jean-Paul réalise notre plein d’eau potable manuellement ! Il y a très peu d’aires de camping-car sur notre itinéraire un brin sauvage et nous devons faire preuve d’ingéniosité.

Nous voici dans l’étroit défilé de Trigrad qui doit nous conduire à la gorge du diable.

Au fond du ravin, serpente la belle rivière Trigrad, au combien rafraichissante !

Eh voilà ! Impossible de croiser ! Qui recule ??? On commence ! Mais un autre véhicule est derrière nous…Du coup , c’est le Bulgare qui recule ! On se salue. On prend le temps. Aucune agressivité !

Le parking de gorge du diable est tout aussi riquiqui ! Notre véhicule étant court, aucun souci pour trouver une place.
Selon la légende, Orphée serait descendu aux enfers par cette grotte pour ramener à la vie Eurydice sa bien-aimée, tuée par un serpent le jour de leurs noces.

Ici est le royaume du dieu Hadès.
Hadès, charmé par la flute d’Orphée, l’autorise à sauver sa Belle à la condition de ne pas se retourner lorsqu’il quittera la grotte avec elle.

Orphée a désobéi ! Et il a été puni ! Eurydice s’est évaporée pour toujours. Pourtant…N’est ce pas elle dans cette vapeur sortant des entrailles de la gorge du diable ?

Plus sérieusement , un tunnel de 150 mètres de long nous conduit dans une salle gigantesque de 50 mètres de haut, où le rugissement de la rivière Trigrad, qui s’écoule ici par la plus haute chute souterraine des Balkans, nous assourdit.

Un peu de lumière nous parvient de 60 mètres au dessus de nos têtes !


C’est par un long escalier, à pic ,de 288 marches que nous sortirons de ce gouffre…

…et profitons de la rivière Trigrad toute calme …

…et de la lumière sur les parois à pic de la gorge.

Nous faisons le choix d’avancer un peu notre route puisqu’il est tôt. Notre étape nocturne s’effectuera sur le parking d’une chapelle de montagne à Stoykite.

A la tombée de la nuit, nous bénéficierons encore du ballet d’une myriade de lucioles tout autour du camping-car et des glapissements d’un renard dans le pré en contre-bas.

23 juin 2024. Melnik. Rupite.

Hier soir, un groupe de jeunes campeurs commence à installer un énorme barbecue presque devant nous. Peu rassurés par le mélange flammes et brandons du barbecue et herbe très sèche, nous suivons l’affaire attentivement.

Eh bien ! Bravo ! Nous ne sommes pas enfumés et le pré ne prend pas feu !

L’un des jeunes nous propose à boire…Nous déclinons gentiment car trop fatigués par la chaleur pour soutenir une conversation en anglais. Il revient un moment plus tard avec des bouchées au chocolat qu’il nous offre. Que pouvons lui donner en échange ? Jean-Paul a alors une super idée : il lui explique l’origine du mot barbecue…Mais notre anglais n’est pas assez bon pour qu’il comprenne. Heureusement que l’application « translate » est là ! Notre jeune homme éclate de rire dès qu’il a lu l’explication en bulgare !

Et au cours de la soirée, c’est l’ensemble de leur groupe qui est parti d’un rire gigantesque ! Gageons qu’il va encore briller lors de plusieurs barbecues !

La chaleur est toujours écrasante ce matin et nous partons tôt pour Melnik. La forêt, jusqu’à présent, presque essentiellement composée de feuillus, se pare principalement de résineux ! La route serpente, grimpe en lacets serrés à des altitudes très importantes pour redescendre tout aussi sec sur l’autre versant de la montagne ! La Bulgarie est très montagneuse le long de ses frontières avec la Grèce et la Macédoine ! Dans les massifs du Rila et du Pirin, la forêt domine !

Melnik est la plus petite ville de Bulagrie. Elle a été prospère au XIIIéme siècle quand elle était dirigée par le magnat local Despot Slav.

A l’époque ottomane, elle périclite puis se redresse à nouveau au XVIIIème et XIXéme siècle grâce au négoce du vin et du tabac. Elle comptait alors 20 000 âmes et 70 églises ! Elle est toujours réputée pour sa viticulture et figure en bonne place sur la route des vins.

Aujourd’hui, redevenu village, Melnik s’étire au pied d’insolites formations géologiques : des pyramides de sable et de gravier !

Tout au long des rues, les belles maisons en encorbellement, rénovées avec goût, nous enchantent.

Certaines rues sont très étroites et s’élancent à l’assaut des pyramides !

Plus loin, de curieux personnages de bois guettent le chaland.

Un nouveau lieu de dévotion est en cours de construction …

…quand un autre tombe en ruines. Ainsi va la vie religieuse.

Nous empruntons une belle rue pavée pour rejoindre la maison Kordopoulov. La montée est rude et les pavés n’épargnent pas nos pieds.

Bâtie en 1754, elle est perchée sur la colline et appartenait à une riche famille grecque de producteur de vins.

Décorée dans un style d’influences vénitiennes et orientales, elle est aussi la plus grande maison de la Renaissance bulgare du pays.
Les pièces réservées aux affaires et aux réceptions impressionnent par leurs dimensions et la beauté des vitraux.

Il en est de même pour la chambre du maitre de maison.

Les pans de murs sont peints de délicats motifs floraux.

Des cheminées réchauffent chaque pièce.

Plus intimiste, la salle à manger familiale est équipée d’un étonnant placard qui permet de surveiller , sans être vu, le travail de la domesticité. D’autres pièces en aurait aussi été équipées.

Le plus étonnant dans cette maison reste la cave, immense, qui s’étire sur 200 mètres sous terre. Le vin y était autrefois conservé dans des tonneaux de 30 à 50 tonnes ! Les galeries sont creusées à même le rocher.

Rupite abrite le seul volcan de Bulgarie. A ses pieds, des sources thermales d’une température de 74° attirent nombre de Bulgares.

Pour les atteindre, il faut emprunter une route un peu défoncée, parvenir à une grande croix à flanc de colline.

Pour le moment, rien n’est vraiment aménagé même si des constructions commencent à envahir l’espace. Aussi, malgré les belles nuances des bassins d’eau, nous nous sommes contentés de toucher l’eau tant l’absence d’hygiène sur le site est préoccupant.

Tout à côté, se trouvent la maison de Baba Vanga et son église. Baba Vanga (1911-1996) était la voyante la plus réputée des Balkans, et au delà.

Elle a perdu la vue, à l’âge de 14 ans, lorsqu’elle a été soufflée par une tornade et a été retrouvée les yeux plein de sable. Elle s’est intéressée très tôt aux plantes médicinales qui poussent à foison en Bulgarie.

Toute « voyance » n’est pas bonne à divulguer ; Baba Vanga a passé 6 mois en prison pour avoir prédit la mort de …Staline ! Pour autant, n’est ce pas vérité que d’affirmer que chaque homme est mortel ?

Baba Vanga vivait dans une modeste demeure où elle recevait y compris des personnalités du monde entier.

Proche de sa maison, elle a fait ériger une élégante église …

…toute ornée d’une curiosité en Bulgarie : des icônes modernes.

Baba Vanga est toujours vénérée de nos jours.

Pour échapper à l’intense chaleur, nous prenons la direction de la montagne, et plus particulièrement de Kovatchevitsa où nous dormirons sur le parking à l’entrée de ce village de montagne.

21 juin 2024. Blagoevgrad. Banko

Eh bien…Non ! Nous ne pourrons pas rester une nuit de plus ! Hélas, nous ne profiterons pas de la fraicheur nocturne encore une nuit.
Avant de partir, comme saisie d’une intuition, j’appelle le parc des ours dansants qui figure à notre programme de visites du jour. Il est momentanément fermé au public !

A Blagoevgrad, le quartier Varocha est un quartier typiquement bulgare, érigé par le mouvement d’éveil national au XIXème siècle. Il est typique avec ses belles maisons blanches entourées de jardins et ombragées de tonnelles.

Une belle église anime la vie religieuse du quartier. Ici, les fresques intérieures sont quasi invisibles tant la couche de suie qui les recouvrent est épaisse ! Quel dommage de ne pas protéger plus ces joyaux !

Un peu plus loin, les immeubles sont peints et apportent de belles couleurs à la rue.

Des monuments symbolisent les « grandes heures » de l’histoire du pays. Ils nous étonnent sans pour autant nous instruire. Pour certains, la symbolique est très claire ; pour d’autres…

Bansko est une station de ski réputée du parc national du Pirin.

Malheureusement, dans cette partie de la Bulgarie, il faut se méfier car les sols et l’eau sont réputés pollués aux métaux lourds. Nous devons vérifier scrupuleusement que l’eau que nous puisons aux fontaines est réellement potable pour tous et pas uniquement pour les autochtones.

Ici, nous pouvons admirer, dans le centre ancien, des maisons traditionnelles montagnardes, bâties par de riches commerçants à l’époque de la Renaissance nationale.

La maison Velyanova est une demeure fortifiée du XVIIIème siècle. Elle est fermée à la visite lors de notre passage, tout comme la maison Neofit Rilski.

Tant pis ! Dirigeons nos pas vers l’église de la Sainte Trinité ! Elle date de 1835 et son clocher est réputé toujours à l’heure.

Elle est ouverte ! Mais une noce attend que la cérémonie commence…Nous nous éclipsons ! Il nous reste le joli parterre fleuri de la taverne…

…et le monument gigantesque à la gloire des combattants ! Quand ce n’est pas le jour, inutile d’insister!

Faisons le point et contre mauvaise fortune, bon coeur ! La chaleur est épouvantable et éprouvante. Impossible de randonner par ce temps, en tout cas, en ce qui nous concerne. Trouvons donc un camping en altitude et reposons nous deux jours, le temps d’aviser. C’est ainsi que nous arrivons à Stara Kresna à l’éco-village Debeli Dab.

20 juin 2024. Boyana. Rila.

La chaleur étouffante nous pousse à rejoindre les montagnes en quête de fraicheur.
Avant de quitter Sofia, nous ne manquons pas de visiter l’église de Boyana et ses fresques médiévales. Encore faut-il la trouver ? Le GPS « s’emmêle les pinceaux ». Le dénivelé des rues est important et elles sont pavées. Nous virons, tournons, tentons de suivre les panneaux…Bien cachés par des véhicules en stationnement ou la végétation ! Enfin ! Nous y voilà !

Cette minuscule église a été érigée en 3 étapes : Xème, XIIIème et XIXème siècle.

Elle abrite les fresques médiévales les mieux conservées d’Europe orientale lesquelles préfigurent l’éclosion de la Renaissance européenne. Les photos sont strictement interdites, à part dans le sas d’entrée. Ne manquez surtout pas cette visite si vous êtes de passage à Sofia.

Au monastère de Rila, d’autres merveilles nous attendent. Ce haut lieu de la spiritualité et de la résistance bulgare aux turcs doit sa création au moine St Jean de Rila.

Incendié et pillé plusieurs fois, il ne conserve de sa construction d’origine que la tour Hrélios (1335). Elle illustre bien le caractère défensif du monastère médiéval et servait de refuge aux moines en cas d’attaques.

Le reste de la reconstruction date de la 1ère moitié du XIXème siècle. Une fois franchie l’une …

…Ou l’autre des portes en bois…

…Et leurs porches décorés…

…une immense cour ceinte de bâtiments de 4 étages aux galeries à balustrades de bois s’offre à nos yeux.

Les cellules sont encore habitées par des moines…


…ou par un prieur.

Une très jolie fontaine aux oiseaux se cache dans le coin d’une galerie.

Elle est surmontée d’un oiseau d’or !

Dans l’église, malheureusement…

…les fresques disparaissent sous une couche de suie !

Le lustre est incroyable ! D’abord, on trouve un premier lustre, déjà imposant à lui seul, qui est entouré d’une sorte de couronne pendue au plafond par des « chaines » très ouvragées.

L’iconostase est l’une des plus belles de Bulgarie.

L’ensemble des fresques extérieures est très explicite sur le combat entre le mal…

…et le bien !

Après cette belle visite, nous poursuivrons la route en cul de sac pour rejoindre la camping Bor, en bord de rivière, en plein champ et entouré d’arbres à la recherche d’une relative fraicheur. Il peut nous accueillir au moins pour cette nuit…Demain, aussi…peut-être !…

19 juin 2024. Sofia

Le métro nous entraine à la découverte de Sofia et, nous optons pour le quitter à la station Serdika, au sortir de laquelle se dresse une imposante victoire, Sainte Sophie, patronne de la ville. Cette statue a remplacé celle de Lénine depuis 2 000.

Tout proche, resplendit une église flambant neuve …

…dont la porte s’orne d’un beau vitrail.

D’ailleurs, plusieurs bâtiments sont décorés de beaux grafs, allant de la reproduction de tapis traditionnels…


…de visages…

…de héros imaginaires…

…Mais aussi de sculptures…


…Et de mosaïques.

Les vestiges de la ville romaine antique de Serdika ont été mis à jour lors du percement du métro.

On découvre six ruelles et deux basiliques chrétiennes …

… des canalisations…

…et des tuyaux de l’hypocauste, ancêtre du chauffage par le sol.

Au dessus, s’élève la toute petite église Sveta Pekta Samardjiiska, construite au XIVème siècle selon les règles ottomanes, c’est à dire de dimensions modestes et sans clocher.

La mosquée Banya Bachi, construite en 1567, est l’une des plus anciennes d’Europe. Elle est l’un des rares sanctuaires musulmans a n’avoir pas été détruit lors de la libération du pays en 1878.

Face à elle, le marché couvert Halite s’inspire dans son architecture et son nom des anciennes halles de Paris.

Juste derrière et presque cachée par la halle, la synagogue, d’inspiration mauresque, est la plus grande synagogue séfarade d’Europe.

Dirigeons maintenant nos pas vers le pont des lions en regardant les façades.

Les pont des lions, construit en 1891, enjambe la rivière vladarska.

Le lion est le symbole de la Bulgarie et nous en trouverons un peu partout dans la ville.

Nous voici au grand marché des femmes ! Il tient son nom de l’époque communiste quand les femmes venaient y vendre leur surproduction locale.

En parti couvert, …

…il abrite, à côté des étals, de petites échoppes.

La tradition est respectée puisque des femmes viennent vendre leur production à même le trottoir.

Dans sa périphérie, la fleuriste est bien achalandée.

Pas sûrs du tout que le droguiste s’y retrouve dans son bazar !!!

Les trams mènent un ballet incessant et bringuebalent au fil des rues.

Juste à côté de l’imposant palais de justice…

…la cathédrale Sveta Nedelya nous accorde une halte rafraichissante.

Son intérieur est orné de fresques du sol au plafond.

L’iconostase est superbe.

Le lustre central, quant à lui, en impose.

Pour nous protéger du soleil de plomb et trouver un peu de fraicheur, nous traversons un parc orné de statues au combien réalistes.

Des kiosques proposent des rafraichissements.

Les arbres sont ornés de curieux bracelets de laine rouge. Il s’agit de vœux. Lorsque le fil casse, le vœu se réalise.

A travers les jets d’eau d’un bassin, le théâtre Ivan Vazov, de style néo classique, nous offre un clin d’oeil…

…tout comme la basilique Sveta Sofia.

Reconstruite au VIème siècle sur ordre de l’empereur Justinien, elle a été reconvertie en mosquée par les Ottomans qui ont détruit les fresques médiévales. Elle sera finalement restaurée en 1937.

Sa voisine, la cathédrale Alexandre Nevski a été construite entre 1882 et 1912 dans le style néobyzantin.

Ecrasante, imposante, elle est vue partout de la ville : 76 m de long, 55 m de large, 53 m pour son dôme le plus haut, recouvert par 8 kg d’or.

Malheureusement, les fresques intérieures sont trop recouvertes par la suie des cierges qui brulent en permanence pour que nous acceptions de payer le droit de photo. Nous vous offrons donc les extérieurs.

18 juin 2024. Belogradtchik. Chiprovtsi. Gorges de l’Iskar. Sofia

De bon matin, bien requinqués par la fraicheur et la calme de la nuit, nous partons à l’assaut de la forteresse de Belogradtchik.

Nous nous arrêtons sur le bord de la route pour nous glisser entre ces rochers de grès rouge modelés par le vent…


…Et accédons à un promontoire, non sécurisé, qui nous permet d’embraser du regard les différents rocs.

Nous voici maintenant au château. Les hommes ont édifié la forteresse en profitant des remparts naturels du site, en édifiant 3 enceintes successives,…

…avec chacune sa porte défensive, permettant des défenses individuelles

De rudes et raides escaliers permettent de passer de l’une à l’autre et de gravir le site  !

D’ingénieuses canalisations ont été creusées dans le plateau supérieur pour évacuer…L’eau de pluie ? L’huile bouillante ?

Quelle vue !!!

D’étranges guetteurs de pierre veillent sur nous !

Après cette visite stupéfiante, reprenons notre route bien ombragée par des feuillus dont de magnifiques noyers. Depuis notre arrivée en Bulgarie, nous nous étonnons de voir à quel point les arbres sont protégés et les rues, routes, chemins tous ombragés. Le soleil doit taper dur !!!

Soudain, au détour d’un virage …face à nous…une carriole !

Un léger détour nous conduit à Chiprovtsi.

Le monastère est l’un des plus beau de la région. Edifié au Xème siècle, il a été incendié six fois par les Ottomans et toujours reconstruit.

Il est en activité ; aussi, nous pénétrons doucement dans l’enceinte et nous dirigeons vers l’église dédiée à Ivan Rilski.

Un moine nous rejoint avec une grosse clé et, sans un mot, nous ouvre l’édifice…une merveille d’art ottoman…Dont vous ne verrez aucune photo puisqu’elles sont rigoureusement interdites à l’intérieur ! Après une obole, nous repartons à la découverte des gorges de l’Iskar et de leurs rochers étranges !

Elles ont été creusées par la rivière Iskar et sont longues de 80 kms.

Une église se cache et semble menacée par la paroi rocheuse.

De curieux engins roulants nous croisent.

Des cascades impétueuses dégringolent de la montagne et viennent grossir les flots de l’Iskar !

Au pied de l’une d’elle une agréable ginguette attend les voyageurs…

…tout comme une passerelle qui enjambe le lit de l’Iskar !

Notre Exsis paraît bien petit au pied de ses montagnes !

Ici aussi les falaises présentent d’étranges visages qui scrutent la vallée. Saurez vous les voir ?

Vous connaissez le « téléphone arabe » . Le téléphone bulgare vous dit quelque chose ? Il est plus que redoutable. Alors que nous étions stationné en bord de route forestière, au carrefour de départementale, que Jean-Paul recalait des objets qui avaient bougé dans la soute, une camionnette est arrivée, a stoppé face à nous sur la départementale, avec à son bord un homme et une femme assez « rustiques ». Ils nous ont longuement observés….sans un signe…malgré un bonjour de la main de ma part. Aussi, brutalement qu’ils ont surgit, ils sont repartis. Qui avait-il donc dans les champs alentour que nous ne devions pas voir ? Comment ces « guetteurs » ont-ils été prévenus ? Mystère….

Plus nous approchons des villes importantes, plus nous remarquons des immeubles délabrés. Il faut savoir la terre tremble souvent dans la région.

Une dernière halte pour faire le plein d’eau de source,…

…et nous voici à Sofia où nous rencontrons des difficultés à trouver l’aire de camping-car « Bei Ivan » ! Notre GPS nous envoie un peu partout sauf à destination. Waze fera mieux et nous rapprochera. Nous faisons des demi-tours, demandons à un gardien de parking qui me fait de grands gestes de contournement. Ne comprenant pas de quoi il retourne, je tente une traduction écrite par Google Translate… Il fait signe qu’il ne comprend pas…Je réalise un peu tard que soit il ne sait pas lire, soit il ne peut pas lire faute de lunettes.

Nous finissons par trouver ! Las ! Une immense caravane vient de se faire refouler… Nous, on est tout petit…Oui ! Mais encore trop grands ! Un couple de jeunes gens, allemands, nous indique en français le caravanpark de Sofia !
Nous voici repartis…Et à la grille du caravan park…Qui trouvons nous ? La grande caravane ! La dame maitrisant bien l’anglais au téléphone s’occupera même de notre entrée et placement sur site…parce que…personne n’est physiquement présent ! Uniquement, une caméra surveille !